Alors que l’Algérie et la France se préparent à conclure un nouvel avenant à l’accord bilatéral de 1968, la négociation est polluée par une enquête de la Cimade sur les conditions de délivrance des visas.

L’ONG a noté un taux de refus record avec 35% de refus que les autorités consulaires françaises ont attribué à un “risque migratoire” élevé des Algériens. Une précision sur la Cimade (Comité inter-mouvements auprès des évacués) : c’est une association née en 1939, dans le feu de la Seconde Guerre mondiale, pour porter assistance aux populations évacuées d’Alsace et de Lorraine, puis aux personnes enfermées dans les camps d’internement. Sa mission a évolué et, aujourd’hui, elle est vouée exclusivement à l’assistance aux immigrés clandestins. Depuis 1984 et jusqu’au 31 décembre dernier, elle était la seule à intervenir dans les centres de rétention administrative où sont enfermés les sans-papiers en voie d’expulsion. (Lire la suite…)