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Algérie: Démission de l’Etat dans la défense des femmes

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Encore une fois, des femmes sont lynchées ! Agressées, attaquées et humiliées par des « hommes » manifestement au-dessus des lois du pays. L’Observatoire contre les violences faites aux femmes (OVIF) tire la sonnette d’alarme.

 

Décidément la femme devient une espèce de défouloir certaines personnes en mal avec les mutations sociales et l’évolution de la condition des femmes dans notre pays. Il y a eu les précédents de Hassi Messaoud, M’sila, où en l’espace de deux mois, des hommes « honorables » s’en prennent à des femmes sans défense considérées par eux comme « des femmes de mauvaises mœurs » ! observe l’Observatoire contre les violences faites aux femmes.

 

Dans un communiqué acerbe contre les menées de quelques énergumènes en mal de statut, l’OVIF s’éleve « fermement pour condamner vivement les agressions dont sont, de plus en plus, victimes les femmes algériennes ». Par ailleurs la démission de l’Etat en l’espèce est aussi pointé par l’Observatoire : « Nous nous élevons fermement contre le fait qu’aucune institution de l’Etat n’assure de protection aux femmes algériennes, comme le démontre cet énième fait divers. Nous sommes des femmes, membres d’associations féministes algériennes, et ce regroupement signifie que nous estimons que la coupe est pleine, que les autorités algériennes sont tenues de protéger les femmes de ce pays contre les velléités barbares d’hommes sans honneur qui s’érigent en justiciers, et en gardiens de la morale des femmes et d’une morale publique, désignant ainsi l’absence des institutions de l’Etat. »

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L’insouciance dépensière d’aujourd’hui, la bombe de demain

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Le style rassurant du régime touche tous les secteurs. Même ceux qui demandent un minimum de rigueur, comme les finances. Ainsi, Djoudi s’échine à expliquer que le déficit budgétaire n’en est pas un.

Le déficit, nous dit-il, s’il est de plus de 30% dans les prévisions budgétaires, n’est, en réalité, que de 10%. Et ces 10% seront compensés par les recettes fiscales, sans avoir recours au Fonds de régulation des recettes, ce fonds censé entreposer le surplus de recettes pour les jours difficiles ou pour les générations futures, si on ne bouffe pas tout avant, sous forme de réévaluation de projets, de restes à réaliser, de détournements, de caisses noires… Simple question de bon sens, pourtant, si les recettes fiscales compensent le déficit, pourquoi parler de déficit, puisque cela voudrait dire qu’il n’y en a pas, de déficit ? Ni déficit prévisionnel ni déficit réel, les deux étant fictifs. (Lire la suite…)

LA condamnation de l’Algérie pour disparitions forcées

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Le comité des droits de l’homme de l’ONU a, pour la septième fois, condamné l’Algérie pour disparition forcée pendant la décennie noire.

Avec l’entrée en vigueur de la convention internationale sur les disparitions forcées, l’étau se resserre autour de l’État algérien qui interdit aux familles de disparus toute action judiciaire et toute recherche de la vérité.

 

Il y a presque dix-sept ans jour pour jour, le 30 mai 1994, au cœur de la période la plus sanglante de la décennie noire algérienne, Brahim Aouabdia, 41 ans et père de six enfants, était arrêté dans son atelier de tailleur de pierre par des policiers à Constantine. Il ne devait plus jamais donner signe de vie.

Meriem Zarzi vécut alors l’horreur des femmes de disparus mais jamais ne lâcha prise pour retrouver son mari et connaître la vérité. Le comité des droits de l’homme des Nations unies a, par sa décision du 22 mars dernier, rendue publique fin mai, donné pleinement raison à la plaignante, représentée par l’association suisse de lutte contre l’impunité Trial (« Track Impunity Always »).

Les injonctions du comité onusien

Dans sa délibération, le comité onusien demande à l’Algérie de « mener une enquête » sur la disparition de Brahim Aouabdia, « de le libérer s’il est toujours détenu au secret » ou « de restituer sa dépouille », de poursuivre les responsables et d’indemniser sa famille.

« Certes, cette décision n’est pas juridiquement contraignante, tempère Me Patrick Baudouin, avocat pour la Fédération internationale des droits de l’homme. Pour autant, si l’on en juge par les pressions qu’exercent les autorités algériennes au sein des instances onusiennes pour entraver ces plaintes et éviter toute condamnation, ces décisions de principe ont du poids. » (Lire la suite…)

Le guide de l’amour à Alger

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Parcs, jardins, forêts, hôtels ou même bandes d’arrêt d’urgence; les jeunes Algérois désargentés qui veulent fricoter n’ont pas d’autre choix que le système D.

Un couple à Bab El Oued, le 23 mai 2007. REUTERS/Zohra Bensemra

 

Au cœur d’Alger, il y a le Jardin du Hamma, plus connu sous le nom de Jardin d’Essai, grand parc qui date du temps de la France et où des centaines d’espèces végétales du monde entier trônent, attirant des botanistes des quatre coins de la planète. Rouvert l’année dernière après de longues années de travaux et réfections, il a immédiatement été envahi par de jeunes couples en quête d’endroits sombres et à l’abri des regards. C’est le lieu idéal, dans cette luxuriante forêt d’arbres et arbustes tropicaux serrés sur 80 hectares, où 10.000 visiteurs viennent s’y perdre chaque jour, dont une partie pour s’enlacer. Le directeur du Jardin d’Essai est désolé:

«Je ne suis pas un conservateur et suis plutôt tolérant, mais là, c’est trop.»

Ils sont partout, à tous les coins de bois, ce qui a obligé les responsables du Jardin à recruter de nouveaux agents de sécurité, uniquement pour surveiller les copulateurs en puissance. L’un d’eux, agent, avoue presque en riant:

«On a trouvé un couple accroché aux lianes d’un arbre de plusieurs siècles, ils jouaient à Tarzan et Jane version X.»

La suite est plus dramatique. Police, comparution immédiate devant un juge et une amende —voire une peine avec sursis pour atteinte à la pudeur. A Alger, le sexe est un sport de masse mais un sport extrême et à risque. Avec ses trois millions de moins de 30 ans —célibataires pour la plupart— la capitale déborde d’hormones et autres phéromones. Il y a bien sûr les appartements, pour ceux qui en ont, ou les hôtels, pour ceux qui peuvent se le payer.

Mais pour tous les autres, cette immense majorité de jeunes couples désargentés, il faut se débrouiller et faire avec des espaces qui n’ont pas été mis à disposition pour cela. Les parcs publics, bien sûr, mais ceux-ci sont infestés de malfrats qui détroussent les couples qui s’y hasardent, ce qui justifie l’attrait pour le Jardin d’Essai, sécurisé. Il y avait aussi les cinémas, spécialisés dans ce genre de sport, mais ils ont pratiquement tous disparus. (Pas les couples, les salles.)

Le guide de l’amour à Alger

 

Il n’existe pas vraiment de guide pratique pour ça, mais par expérience, les jeunes couples connaissent les zones grises où tout peut se faire et se défaire. A l’intérieur d’une voiture dans une forêt, comme celle de Bouchaoui à la sortie d’Alger, ou sur l’autoroute, bande d’arrêt d’urgence, mais en dehors des heures de pointe.

Les plus prudents paient des jeunes pour faire le guet et les plus aventureux se retrouvent en bord de mer dans des huttes louées à l’heure, sans la garantie qu’une descente de gendarmes ne vienne tout gâcher. Les plus malins ont trouvé mieux: les hammams, bain-maures où filles et garçons entrent vêtus d’un voile intégral pour se retrouver chez les femmes et copuler joyeusement dans des cabines aménagées pour les clientes.

Il y a aussi les grands classiques comme les terrasses d’immeubles, plus près du ciel, ou les arrière-salles de magasins, pour peu que l’on connaisse le vendeur. Ou encore le célèbre coup de la poubelle quand, le soir venu, la jeune femme descend les ordures au bas de l’immeuble en robe d’intérieur (plus pratique), et rencontre son amant dans les escaliers, pour une étreinte furtive et intense.

Reste qu’en dehors du côté festif et déluré de ces comportements, le sexe est dangereux en-dehors du mariage. Il a deux grands ennemis —qui n’ont rien à voir avec les MST. D’abord la morale publique, celle des braves gens prêts à dénoncer tout rapport illégal et même à s’en prendre physiquement à ces jeunes couples sans pudeur; et la morale de l’Etat, dont les bras armés, la police et la gendarmerie, traquent régulièrement les couples pour les traîner en justice.

Et pour ceux qui n’ont pas d’amantes? Il faut payer les nombreuses prostituées semi-professionnelles (sans proxénète, à l’africaine) qui ont élu domicile dans la capitale. Combien coûte une passe à Alger? Très cher par rapport au niveau de vie. Entre 3.000 et 6.000 dinars (30 à 60 euros) dans les bons bars à filles, 10.000 dinars (100 euros) pour les jeunes stars de la profession (de vrais top models), et dans tous les cas sans l’hôtel, qu’il faut payer en sus si on n’a nulle part où emmener la fille.

Pour les plus pauvres pourtant, dans la forêt de Sidi Fredj, équivalent non-tropical du Jardin d’Essai d’Alger-Centre, les prix sont fracassés, cause prostitution sauvage et sans garantie. 200 la pipe, 400 la passe, 600 par derrière. Comme l’a souligné un jeune habitué des lieux:

«Avec 1.200 dinars tu fais le tour de la question.»

Et pour ceux qui n’ont pas d’amants? Rien n’est prévu pour ce cas de figure. Et l’amour dans tout ça? Il est partout et nulle part.

 

Chawki Amari

(slateafrique)

Amel boubekeur: L’état algérien n’est pas islamiste, mais populiste

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“Le projet de l’islamisme n’a pas, triomphé en Algérie ; la question des minorités trouve plutôt une uniformisation de la société”, référence faite en particulier aux interpellations des Algériens de confession chrétienne et au harcèlement des citoyens qui n’observent pas le jeûne pendant le mois de Ramadhan. (Lire la suite…)

Harcèlement sexuel en milieu professionnel en Algérie

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Depuis quelques années, l’Algérie figure parmi les pays qui s’attaquent au harcèlement sexuel sur les lieux de travail. Seulement, l’article 341bis du code péna, tel qu’énoncé, a montré ses limites. Aujourd’hui, le moment est venu de le compléter, à la lumière des difficultés rencontrées, dans la pratique, par les victimes.

Souvent évoqué, mais encore tabou, le harcèlement sexuel est une violence, une agression. Des psychiatres l’assimilent carrément à un crime, en révélant que le harcèlement, comme le viol, est une affaire de pouvoir, dans laquelle le harceleur, c’est-à-dire l’auteur de chantage, de souffrances, voire de traumatisme, agit à huis clos et évite donc de s’exposer au grand jour.
En Algérie, ce phénomène existait déjà auparavant, mais il a pris de l’ampleur, en raison des profondes mutations qu’a connues le monde du travail. De nombreux observateurs affirment que les contrats à durée déterminée et le travail au noir, pour ne citer que ceux-là, facilitent le chantage et accélèrent la fragilisation de certaines catégories sociales, particulièrement les “maillons faibles” de la société. Dans un contexte de “disparition progressive des protections légales et réglementaires” avec l’informel et la généralisation du travail non déclaré, du recul des syndicats dans le secteur public et d’absence quasi totale de syndicats dans le privé, la rareté et la précarité de l’emploi constituent, selon eux, un terreau favorable au développement de ce fléau. (Lire la suite…)

LES CHIFFRES DE LA CIMADE RÉVÈLENT UN DOSSIER COMPLEXE Les visas, abcès de fixation entre Alger et Paris

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Alors que l’Algérie et la France se préparent à conclure un nouvel avenant à l’accord bilatéral de 1968, la négociation est polluée par une enquête de la Cimade sur les conditions de délivrance des visas.

L’ONG a noté un taux de refus record avec 35% de refus que les autorités consulaires françaises ont attribué à un “risque migratoire” élevé des Algériens. Une précision sur la Cimade (Comité inter-mouvements auprès des évacués) : c’est une association née en 1939, dans le feu de la Seconde Guerre mondiale, pour porter assistance aux populations évacuées d’Alsace et de Lorraine, puis aux personnes enfermées dans les camps d’internement. Sa mission a évolué et, aujourd’hui, elle est vouée exclusivement à l’assistance aux immigrés clandestins. Depuis 1984 et jusqu’au 31 décembre dernier, elle était la seule à intervenir dans les centres de rétention administrative où sont enfermés les sans-papiers en voie d’expulsion. (Lire la suite…)

Vidéo : hosni moubarak en Algérie

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Défaite de l’Algérie face aux Etats-Unis (0-1)

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Les Etats Unis ont remporté le match face à l’Algérie (1-0) lors du match disputé mercredi au stade Loftus Versfeld de Pretoria (Afrique du Sud) pour le compte de la troisième et dernière journée du groupe C de la Coupe du Monde 2010 de football. Le but de la rencontre a été inscrit par Donavan en fin de partie (90+1). Après ce résultat, les Etats-Unis se qualifient aux huitièmes de finaleen compagnie de l’Angleterre qui a battu dans l’autre match la Slovénie par 1 à 0.

Vidéo: Reactions de Saadane et des joueurs après Algérie – Angleterre

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