Plusieurs axes routiers toujours fermés dans 30 wilayas du pays

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Plusieurs axes routiers (routes nationales, chemins de wilaya et communaux) demeurent dimanche coupés à la circulation dans 30 wilayas du pays suite aux fortes chutes de neige enregistrées durant les dernières 48  heures, a indique la Gendarmerie nationale dans un point de situation établi  à 13h.  L'amoncellement de neige est à l'origine de la coupure de ces routes à la circulation, a précisé la même source. La circulation ferroviaire, trains de voyageurs et de marchandises, à partir d'Alger vers l'Est et l'Ouest du pays est également interrompue à cause de l'amoncellement de neige sur les voies ferrées, selon la Gendarmerie nationale.  Par ailleurs, dix personnes ont trouvé la mort et 122 autres ont été blessées dans 48 accidents de la circulation causés par les mauvaises conditions météorologiques, a indiqué le chargé de la prévention routière à la Direction  générale de la Gendarmerie nationale, le commandant Azote Latrach. En ce sens, les citoyens sont priés d'éviter les déplacements "inutiles"  en raison des fortes chutes de neige, les automobilistes à limiter la vitesse  afin d'éviter les dérapages sur des chaussées devenues glissantes sous l'effet  de la neige, a-t-on recommandé.

Plusieurs axes routiers toujours fermés dans 30 wilayas du pays

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Plusieurs axes routiers (routes nationales, chemins de wilaya et communaux) demeurent dimanche coupés à la circulation dans 30 wilayas du pays suite aux fortes chutes de neige enregistrées durant les dernières 48  heures, a indique la Gendarmerie nationale dans un point de situation établi  à 13h.  L'amoncellement de neige est à l'origine de la coupure de ces routes à la circulation, a précisé la même source. La circulation ferroviaire, trains de voyageurs et de marchandises, à partir d'Alger vers l'Est et l'Ouest du pays est également interrompue à cause de l'amoncellement de neige sur les voies ferrées, selon la Gendarmerie nationale.  Par ailleurs, dix personnes ont trouvé la mort et 122 autres ont été blessées dans 48 accidents de la circulation causés par les mauvaises conditions météorologiques, a indiqué le chargé de la prévention routière à la Direction  générale de la Gendarmerie nationale, le commandant Azote Latrach. En ce sens, les citoyens sont priés d'éviter les déplacements "inutiles"  en raison des fortes chutes de neige, les automobilistes à limiter la vitesse  afin d'éviter les dérapages sur des chaussées devenues glissantes sous l'effet  de la neige, a-t-on recommandé.

Naftal n’arrive pas à satisfaire la demande des familles en gaz butane à Tiaret

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Beaucoup de gens ont assailli hier après midi par téléphone la radio locale pour annoncer « l’absence de gaz butane » non sans demander à la société Naftal de voler à leurs secours. Les communes de Tousnina, celle de  Sidi Bakhti, sa plaine et ses douars, « Lougbab », « Sebaine », « Ain-Frid », « Ouled El Hadj » et meme au chef lieu de wilaya au niveau de la cité Chaib Mohamed pour ne citer que ceux-ci, les gens manquent de gaz butane et leurs familles grelotent de froid. Certains à l’exemple des gens de la commune de Takhmaret, 100 km à l’extrême ouest de Tiaret  font savoir qu’ « ils n’ont meme pas pu se procurer du gaz butane dans la wilaya voisine, Mascara ». Les mêmes préoccupations ont été soulevées par les habitants de la daïra de Mechraa-sfa dont la commune de Guertoufa. L’offre de la bouteille de gaz butane n’est  pas régulière voire en déca de la demande, très forte en ces périodes de grands froids. Au-delà de cette situation, générée par la fermeture des voies de communications et des réponses apporté par un cadre de Naftal, se pose la question du monopole. Une entreprise locale qui fait dans l’enfûtage et avait jusque là comblé le vide crie au retour du monopole depuis que Sonatrach privilégie la société nationale, Naftal. Cette dernière venait d’imposer de nouvelles dispositions que les patrons des centres  enfûteurs qualifient de «diktat » du fait d’un contentieux lié à la location de bouteilles de 13 kilogrammes.                                                                     

Naftal n’arrive pas à satisfaire la demande des familles en gaz butane à Tiaret

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Beaucoup de gens ont assailli hier après midi par téléphone la radio locale pour annoncer « l’absence de gaz butane » non sans demander à la société Naftal de voler à leurs secours. Les communes de Tousnina, celle de  Sidi Bakhti, sa plaine et ses douars, « Lougbab », « Sebaine », « Ain-Frid », « Ouled El Hadj » et meme au chef lieu de wilaya au niveau de la cité Chaib Mohamed pour ne citer que ceux-ci, les gens manquent de gaz butane et leurs familles grelotent de froid. Certains à l’exemple des gens de la commune de Takhmaret, 100 km à l’extrême ouest de Tiaret  font savoir qu’ « ils n’ont meme pas pu se procurer du gaz butane dans la wilaya voisine, Mascara ». Les mêmes préoccupations ont été soulevées par les habitants de la daïra de Mechraa-sfa dont la commune de Guertoufa. L’offre de la bouteille de gaz butane n’est  pas régulière voire en déca de la demande, très forte en ces périodes de grands froids. Au-delà de cette situation, générée par la fermeture des voies de communications et des réponses apporté par un cadre de Naftal, se pose la question du monopole. Une entreprise locale qui fait dans l’enfûtage et avait jusque là comblé le vide crie au retour du monopole depuis que Sonatrach privilégie la société nationale, Naftal. Cette dernière venait d’imposer de nouvelles dispositions que les patrons des centres  enfûteurs qualifient de «diktat » du fait d’un contentieux lié à la location de bouteilles de 13 kilogrammes.                                                                     

Intempéries: Neuf morts et un disparu dans divers accidents durant les dernières 24 heures

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Neuf personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la route, des asphyxies par le monoxyde de carbone et des effondrements d'habitations et une autre a été emportée par les eaux d'Oued Safsaf (Skikda) au cours des denières 24 heures suite aux intempéries qui frappent le pays depuis jeudi, indique dimanche la Protection civile. On déplore cinq personnes (5) asphyxiées dont deux (2) à Djelfa, deux (2) à Sétif, et une (1) à Relizane alors que neuf autres ont été secourues, a indiqué dimanche le chargé de communication à la direction générale de la  Protection civile, le sous-lieutenant Nassim Bernaoui à la Chaîne I de la radio  algérienne. Par ailleurs, les intempéries, qui touchent le pays depuis jeudi, ont  fait quatre (4) morts et quatre (4) blessés dans quatre (4) accidents de la  route.  S'agissant des incidents dus à l'usage de produits pyrotechniques à  l'occasion de la célébration du Mawlid Ennabaoui, le sous-lieutenant Bernaoui a souligné que le bilan de cette année reste minime par rapport à l'année  écoulée, la baisse des températures ayant empêché les enfants de sortir jouer  avec les produits pyrotechniques. En prévision d'éventuelles urgences en raison des intempéries, la direction  générale de la Protection civile a multiplié ses effectifs au niveau des unités  des wilayas frappées par la vague de froid et mobilisé les moyens matériels  et humains nécessaires aux opérations de secours. En outre, précise le sous-lieutenant Bernaoui, les mêmes services ont  placé 69 personnes sans domicile fixe (SDF) au niveau national, dont 11 à Alger,  dans des centres d'hébergement et des hôpitaux pour recevoir les soins et leur  a fourni des couvertures, des matelas et de la nourriture.

De la joie à la veille du Mawlid Ennabaoui

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Alger la Blanche, pour une fois tu mérites ton surnom», affirme un Algérois sur son profil facebook. Effectivement, hier, la capitale était recouverte d’un manteau blanc, donnant aux enfants l’occasion de se divertir et aux ménages d’oublier leurs préoccupations. De Bab Ezzouar à Chéraga, la neige a été au rendez-vous. Les fortes pluies de ces trois derniers jours ont laissé place aux flocons de neige. Dans la nuit de vendredi à samedi, la neige s’est accumulée sur les artères, aux environs d’Alger, les parant d’une blancheur éclatante. Toutefois, les chutes de neige n’ont pas été sans fâcheuses conséquences. A titre d’exemple, la circulation sur l’autoroute menant de Zéralda à Alger-Centre a été fortement perturbée. Sur ce tronçon, il fallait attendre au moins 3 heures pour enfin être libéré de cette «prise d’otage». Les voitures se collaient les unes derrière les autres, amplifiant l’encombrement. De incidents dus au frottement des pare-chocs se produisaient souvent. Heureusement sans dégâts humains ni matériels. De loin, les automobilistes à l’arrière de l’embouteillage croyaient avoir affaire à un grave accident. De temps à temps, un conducteur s’arrêtait sur la bande d’urgence pour que ses enfants puissent se lancer quelques boules. Des adolescents érigeaient des bonhommes de neige. Des familles quittaient en groupe leur véhicule pour mémoriser l’instant. Du côté des Grands-Vents, le parc Dounia, non encore ouvert au public, ressemblait à une vallée du Djurdjura. Le brouillard s’ajoutant aux nuages confirmait la similitude. Les férus d’internet ont, toute la journée d’hier, posté des photos sur les réseaux sociaux ou sur les blogs. Ils n’étaient ni étonnés ni impressionnés, juste que les chutes de neige, fait rarissime, méritaient le partage. Le décor féerique ne risque pas de se reproduire de sitôt. On se souvient que la neige n’a pas flirté avec le ciel algérois depuis 2005.  

Constantine : ville paralysée et familles sinistrées

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130 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été pris au piège jeudi sur le col d’El Kentour, sur la RN3, entre Constantine et Skikda. Les fortes chutes de neige qui se sont abattues sur le Vieux Rocher depuis l’après-midi de jeudi et durant toute la journée d’hier ont causé d’énormes désagréments aux habitants, dont la plupart ont été pris au dépourvu sur les routes. Selon les services de la Protection civile, 130 personnes, dont des femmes et des enfants, ont été pris au piège jeudi sur le col d’El Kentour, sur la RN3, entre Constantine et Skikda. Secourus par les pompiers, les victimes des mauvaises conditions climatiques ont été hébergées provisoirement dans un établissement scolaire à Didouche Mourad. La nuit de jeudi a été aussi dure pour trois familles habitant l’avenue de Roumanie, qui se sont retrouvées sinistrées suite à l’effondrement d’une partie de leur habitation, selon les témoignages des riverains : «L’incident est survenu suite à des chutes d’arbres sous le poids de la neige, ce qui a été aussi le cas pour la route du Chalet-les-Pins où la circulation automobile était très difficile.» En outre, l’on a signalé la chute d’un câble électrique dans la matinée d’hier à Sidi Mabrouk inférieur. La situation était très délicate dans plusieurs cités dont certaines ont été complètement isolées par la neige à l’instar de Sarkina, El Gammas, Chaâb Erssas, Chaâba El Kahla, Ezzaoueche, Benchergui, alors qu’il était très difficile pour les automobilistes de rejoindre les hauteurs de Ziadia, Emir Abdelkader et Djebel Ouahch. Pour dégager en priorité les routes nationales – notamment la RN5 vers Ain S’mara, la RN20 vers Ain Abid et Guelma, la RN27 vers Béni Hmidene et Jijel et la RN79 vers Ibn Ziad et Mila – les services d’entretien des routes à la direction des travaux publics ont dû recourir aux grands moyens. Une vingtaine d’engins, dont 4 chasse-neige et 10 niveleuses, ont été mobilisés en plus de 60 tonnes de sel pour dégager ces axes à partir d’hier matin à 4h, selon un responsable de ladite direction. Mais cela s’est avéré insuffisant, surtout sur la RN3 qui demeure fermée en certains endroits. La population dans plusieurs localités de la commune de Zighoud Youcef était complètement isolée, sans eau, ni gaz, ni denrées alimentaires. Coupures d’électricité et confusion générale Hier matin, la confusion générale régnait parmi la population de la ville, surtout avec les multiples coupures de courant enregistrées dans plusieurs cités, alors que les transports en commun faisaient défaut. Il était impossible de trouver un taxi ou même un clandestin à cause de l’impraticabilité des routes, mais surtout en raison de la topographie difficile de la ville de Constantine, avec ses multiples pentes qui ont contraint les automobilistes à rebrousser chemin. De nombreux travailleurs habitant la nouvelle ville Ali Mendjeli et les communes de Hamma Bouziane, Didouche Mourad, Zighoud Youcef, Ibn Ziad, Beni Hmidene et Messaoud Boudjeriou n’ont pas pu rejoindre leurs postes. Même ceux qui se sont présentés à la gare ferroviaire de Constantine pour aller vers les banlieues sont revenus bredouilles car les trains desservant certaines localités n’étaient pas au rendez-vous. En pareille situation, la tension sur les boulangeries devient plus grande. «Faute d’électricité, plusieurs boulangeries ont baissé rideau et il était difficile de trouver une baguette de pain par ce temps glacial», nous affirme un habitant de la cité Djebel Ouahch. Une forte demande a été enregistrée sur le lait en sachet, devenu une denrée rare. Craignant que la situation ne dure plusieurs jours, des citoyens ont pris d’assaut les magasins d’alimentation pour se procurer semoule et autres produits de première nécessité, dans l’attente d’une amélioration des conditions climatiques prévue pour la journée de mardi prochain, selon les services de la météo.

Trois pêcheurs coincés sur une îlot à Chetaïbi

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Trois pêcheurs à la ligne, originaire de Guelma, ont été bloqués hier sur un îlot  – Kef Amor (ex-Saint-Piastre) – situé à près de 2 miles nautiques à l’ouest du cap de Garde entre la plage Sable d’or et Sidi Okacha de la commune de Chetaïbi (Annaba), a-t-on constaté sur place. Les éléments de la Protection civile n’ont pas lésiné sur les moyens pour assister le commandement des garde-côtes de la façade maritime Est et poursuivent leurs efforts pour secourir les pêcheurs coincés par une violente tempête. Ce qui a généré une importante montée du niveau de la mer et des vagues atteignant plusieurs mètres de hauteur. Bloqués, les pêcheurs, qui s’étaient rendus sur cette petite île vendredi soir, à bord d’un pneumatique pour une partie de pêche ont lancé un «mayday» via un téléphone portable à destination de la Protection civile. Aussitôt, une opération de secours s’est déclenchée dès les premières heures de la matinée d’hier. Cependant, les conditions climatiques défavorables aggravées par de violentes rafales de force 8 sur l’échelle de Beaufort et des vagues de 3 mètres ont compliqué davantage l’opération de sauvetage des trois pêcheurs qui sont, néanmoins, en bonne santé. Même l’option d’un hélitreuillage n’est pas à écarter si la violence des vents se calme. Le nouveau BMS annonçant la poursuite jusqu’à lundi du temps froid et instable accompagné de fortes averses de pluie, d’orages, de grêle et de chutes de neige présage un retard dans l’intervention de sauvetage des pêcheurs. Entre-temps, les secouristes étudient la possibilité de doter les trois victimes en denrées alimentaires et d’une tente pour les protéger des pluies et les préserver d’une hypothermie.  

Tizi Ouzou : détresse en haute montagne

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Le mauvais temps persiste dans la wilaya de Tizi Ouzou qui a sombré dans l’isolement. Les fortes chutes de neige qui continuent de s’abattre ont bloqué pratiquement toutes les routes de la région, pénalisant les citoyens, contraints de rester cloîtrés chez eux. Et pour cause, les conditions climatiques se dégradent de plus en plus depuis jeudi. Les intempéries ont mis, d’ailleurs, les populations dans un désarroi total en raison de l’absence de moyens pour faire face à ce genre de situation. «On est coupé du monde. Il n’y a ni électricité, ni gaz butane, ni pain, ni lait. C’est la paralysie totale.» Tel est le cri de détresse d’un citoyen de Tirourda, à Iferhounene. Dans cette localité perchée à plus de 1000 mètres d’altitude, sur les monts du Djurdjura, la neige n’a pas cessé de tomber depuis jeudi soir. Le village est inaccessible. La vie est au ralenti. Le citoyen fait face à de rudes épreuves durant ces journées de froid glacial. Les voies de communication sont obstruées par la poudreuse dans toutes les bourgades de cette commune, comme celles desservant Taourirt Ali Ounacer, Ikhedachen, Bouadel et Boumansour. A Illiltène, les villageois nous ont fait part de leur calvaire. «La commune ne dispose pas d’ambulance. Les malades sont évacués vers l’ESP d’Iferhounene, distante de 15 kilomètres,  avec des véhicules tout terrain accompagnés de camion chasse-neige. C’est vraiment une situation très délicate surtout avec le manque d’approvisionnement en gaz butane et la pénurie de produits de première nécessité comme le pain et le lait », nous ont expliqué des villageois, qui appréhendent une paralysie totale si la situation reste en l’état encore deux ou trois jours. «On risque de sombrer dans le même enclavement qu’en 2005, où on avait passé plus de dix jours dans l’isolement», appréhendent-ils.   Dans la commune d’Abi Youcef, daïra de Aïn El Hammam, à 55 km au sud de Tizi Ouzou M. Hammi, président de l’APC, nous a précisé : «Sincèrement, nous sommes  vraiment dépassés. Nous avons  eu recours à un bulldozer parce les Case n’ont  rien donné, surtout dans les villages de Tizi Oumalou et Tizi Neldjamaâ où l’épaisseur de la neige a atteint plus de 1,40 m. Nous procédons, sans arrêt, au déneigement et, comme priorité, la route vers Aït Yahia, sur plus de 5 km, afin de pouvoir nous approvisionner surtout en gaz butane.» Le même maire précise que si l’APC n’est pas alimentée d’ici deux jours en gasoil, elle sera en rupture de stock : «Il y a 13 engins de l’APC qui marchent de 4h à 23h et qui consomment au moins 1500 litres de gasoil par jour. Donc si d’ici deux jours, nos réserves ne sont pas alimentées, ce sera la catastrophe !» D’autres localités de la Haute-Kabylie sont couvertes de neige, à l’image d’Akbil, Aïn El Hammam, Yatafene, Iboudrarene, Beni Yenni où les conditions de vie en cette période de froid glacial sont intenables. Les villageois subissent les aléas du mauvais temps. La circulation automobile est bloquée et l’approvisionnement en produits de première nécessité est presque impossible. Les citoyens font plus de dix kilomètres, à pied, pour acheter du pain.  Même chose à Ouadhias et Agouni  Gheghrane, notamment dans les villages de Aït Oulhadj et Ath Reggane.   A Draâ El Mizan, la Protection civile est intervenue, hier matin, pour évacuer trois familles à la cité de l’Indépendance pour risque d’effondrement de leurs maisons. Des coupures d’électricité sont également signalées dans ces localités, où on nous a parlé aussi d’une forte pression sur le gaz. Les habitants de Bouzguene, Azazga, Azzefoun subissent, eux aussi, depuis plus de trois jours les aléas des intempéries qui ont paralysé ces localités où même les produits de première nécessité font défaut. De fortes chutes de neige ont été également enregistrées à Ouaguenoun, Boudjimaâ et Makouda, des villages privés aussi d’électricité. A Iflissen, sur le littoral de la wilaya de Tizi Ouzou, un  éboulement de terrain a été signalé du côté de Taksebt, sur la RN24, qui a été fermée à la circulation. Dans la même commune, plusieurs villages sont inaccessibles comme Tizi Tamlelt, Aït Youcef, Agouni Moussi  et Arbi.  Le chef-lieu de wilaya est recouvert d’un manteau blanc. Pratiquement tous les commerçants ont baissé rideau, à l’exception des boulangers qui ouvert le matin pour écouler leur pain qui s’est d’ailleurs vendu en un tour de main. Des coupures d’électricité sont signalées, tout comme la connexion internet était perturbée, hier, durant toute la journée.

Djelfa. Six personnes asphyxiées par le gaz…

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A Djelfa, la température a baissé ce week-end, passant en dessous de 0°c. Cette région steppique connaît habituellement ce qu’on qualifie ici de  «grand froid» à cette période de l’année, mais cette saison est particulièrement rude. D’après des sources bien informées, un pont a été emporté par les flots et la route entre Ksar El Hiran et Sad Rahal, qui mène à Laghouat ,a été coupée. On dénombre aussi le décès de 6 personnes asphyxiées par le monoxyde de carbone  à Djelfa-ville alors que 2 autres sont dans le coma. Le bidonville Ezeriaâ fait partie des régions les plus touchés par la vague de froid. Les enfants y grelottent ; leurs parents déshérités n’ont pas les moyens de leur acheter les vêtements nécessaires pour les protéger de ce froid. Certains souffrent de maladies chroniques telles que l’asthme, les allergies et le diabète, et autant dire que ce froid soudain aggrave leurs souffrances. Pour les uns, il s’agit d’une situation de crise qui doit dépasser le stade de l’émotion ou de l’action ponctuelle. Le provisoire appliqué à ces populations très démunies devient vite la norme pour elles. Sans s’en rendre compte, les autorités sont arrivées à élever les aides et les mesures provisoires au rang de droits essentiels, qui risquent de pallier les insuffisances des pouvoirs publics qui tendent à s’exonérer de leurs responsabilités essentielles sur le dos des actions de bienfaisance. Certaines voix se sont même élevées pour dire qu’Ezeriaâ peut semer les germes de la révolte populaire.    … et une femme à Relizane A Relizane dans la commune de Djediouia, il a été procédé à l’évacuation vers l’hôpital de Oued Rhiou d’une femme décédée, asphyxiée par le monoxyde de carbone, alors qu’une autre, incommodée par le même gaz, a été secourue par les éléments de la Protection civile. Les sans-abri et autres SDF ont été, ces derniers jours, les plus touchés par la vague de froid. Les services de la Protection civile ont, ces dernières 24 heures, pris en charge, en collaboration avec le samu social, 43 sans-abri à travers 11 wilayas du pays. D’après un bilan rendu public par les la Protection civile, ces personnes ont été évacuées vers les centres d’accueil et les hôpitaux pour des soins ou vers les centres du Croissant-Rouge. D’après le même bilan, 10 ont été prises en charge à Alger, une à Souk Ahras, 2 à Bouira, 4 à Sidi Bel Abbès, 10 à Blida, une à Chlef, 3 à Tissemsilt et 10 à Saïda. Un bilan de la Protection civile fait ressortir que depuis début février, 102 sans-abri ont été pris en charge.
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