Aéroport international d’Alger : 116 vols annulés en deux jours à cause des intempéries

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Cent seize (116) vols ont été annulés samedi  et dimanche à partir et vers l'aéroport international d'Alger Houari-Boumediene  du fait des intempéries qui sévissent sur l'ensemble du nord du pays, a-t-on  appris lundi de sources proches des autorités aéroportuaires.  Concernant les perturbations des programmes survenues samedi  dernier  (4 février 2012), les services de l'aéroport d'Alger ont recensé l'annulation,  en raison des mauvaises conditions météorologiques, de 14 vols sur 49 départs  et de 9 vols sur les 46 arrivées prévues ce jour là sur les lignes internationales,  ont expliqué les mêmes sources à l'APS.          Pour les vols domestiques, il a été enregistré samedi dernier  l'annulation, en raison des intempéries, de 20 vols sur les 31 départs et  16  vols sur les 33 arrivées programmées sur les lignes intérieures à l'aéroport  "Houari Boumediene".          Par ailleurs, la journée de dimanche (5 février 2012) a enregistré l'annulation  de 8 sur 49 vols internationaux en partance de l'aéroport d'Alger et de 8 vols  sur les 46 arrivées programmées sur les dessertes internationales, a  ajouté  la même source.          S'agissant du nombre des vols non réalisés sur les lignes intérieures  durant cette même journée, le bilan font état de l'annulation de 22 vols sur  un total de 30 départs et de 21 vols sur 29 arrivées programmées sur les  lignes intérieures.          Les transports (terrestre, aérien, maritime et ferroviaire) sont fortement  perturbés en Algérie depuis vendredi dernier particulièrement du fait des fortes  chutes de neige sur l'ensemble des régions nord et des Hauts plateaux du pays,  rappelle-t-on.          Depuis un peu plus de 48 heures, la majorité des vols programmés dans  les aéroports situés dans les wilayas du centre et de l'est du pays ont été  annulés ou accusent des retards en raison des mauvaises conditions météorologiques  qui affectent ces régions.          Certains aéroports ont même été fermés samedi dernier à cause du mauvais  temps comme ceux de Sétif, de Batna et de Constantine, a précisé une source  à l'APS.          Selon un bulletin météo spécial de l'office national de la météorologie  (ONM) diffusé lundi, les chutes de neige continueront d'affecter les régions  du centre et de l'est du pays dépassant les 500 mètres d'altitude.          La validité du bulletin court jusqu'à mercredi à 12 heures au moins,  tandis que l'épaisseur des neiges devrait atteindre ou dépasser localement  40 cm, ajoute l'office.

Miliana : Une première victime de la neige

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Les chutes importantes de neige enregistrées depuis jeudi dernier sur les monts du Dahra-zaccar surplombant la ville de Miliana(nord du chef-lieu de wilaya de Ain Defla), ont attiré comme un aimant de nombreux  citoyens désireux de vouloir en profiter au maximum. Malheureusement, la balade du jeune Ahmed .R ,28 ans, s’est achevée d'une manière dramatique .Ce dernier ayant fait une chute mortelle, hier dimanche,  alors qu'il empruntait un passage proche d'une ancienne carrière de roche, a indiqué une source de la protection civile. Le défunt est décédé dès arrivée à l’hôpital de la  ville, selon la même source                         

Le 14 février au 5 Juillet ou à Rouiba

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Le derby algérois entre le NA Hussein Dey et le MC Alger comptant pour la 19e journée, reporté à cause de l’impraticabilité de la pelouse en raison de l’enneigement du terrain, pourrait être reprogrammé pour le mardi 14 février au stade du 5 Juillet ou au stade Salem Mabrouki de Rouiba. La décision n’est pas encore prise officiellement par la Ligue de football professionnel (LFP), mais les deux clubs ont émis le vœu de jouer le 14 février. La direction du NAHD, le club qui reçoit, aurait demandé à la LFP de faire jouer le match à Rouiba comme au match aller. Ce vœu est venu de la part des responsables des deux clubs en réaction à la déclaration du président de la LFP, Mahfoud Kerbadj, qui a annoncé dans un premier temps que «le match sera reporté pour ce mardi». En prenant conscience de l’impossibilité de jouer dans les prochaines 48 heures, il s’est rectifié : «Les deux matches reportés de la 19e journée de Ligue 1, NAHD - MCA et CSC - CAB seront programmés dès que les conditions climatiques le permettront, car le mauvais temps persiste encore à travers le pays», a indiqué Kerbadj. L’entraîneur du Nasria, Chaâbane Merzekane, était contre le report du match pour éviter l’accumulation des rencontres. Il aurait souhaité que le match se joue le même jour soit au 20 Août ou à Bologhine. De son côté, le n°1 du MCA, Omar Ghrib, dira : «Effectivement, l’état du terrain du 5 Juillet était impraticable ce samedi, et il était tout à fait logique de reporter le match. Pour l’instant, la Ligue n’a pas pris attache avec nous pour fixer la date de report et encore moins le lieu de la rencontre et, à mon avis, le match contre le NAHD aura lieu après celui de la JSMB, samedi prochain à Bologhine. Par ailleurs, je tiens à préciser que contrairement à ce qui a été rapporté, le report de ce match ne nous a ni arrangés ni lésés, les conditions climatiques exécrables n’ont pas permis son déroulement, un point c’est tout», ajoutera notre interlocuteur. Même son de cloche du côté de l’entraîneur Bracci, contacté hier par téléphone alors qu’il se trouvait à Tipasa, en touriste profitant de la journée de repos en raison de la fête du Mawlid  Ennabaoui : «Jouer par un temps pareil et sur un terrain pareil, c’est à coup sûr des blessures en série pour les joueurs ; donc, nous avons accepté ce report en toute logique. D’un autre côté, c’est vrai, cela va me permettre de récupérer dans un meilleur état Younès et Sayoud en prévision du match qui s’annonce très difficile contre Béjaïa, samedi prochain. Je saisis cette occasion pour dénoncer cette ingratitude à mon égard et rappeler à certains, notamment à ceux qui parlent de ‘‘jouer ma tête’’, que j’ai pris le Mouloudia alors qu’il n’avait que 4 points au compteur et que l’équipe n’avait marqué que 3 buts.» Sur l’état de l’équipe, Ghrib dira : «En ce qui concerne le duo Bracci-Bouhellal, il fonctionne à merveille et les deux hommes s’attellent à préparer l’équipe pour les meilleurs résultats possibles en mesure de hisser le Mouloudia aux premières loges ; quant à notre défenseur Hamza Zeddam, il est vraiment perturbé psychologiquement par ce qui a été dit à son sujet après le match contre le CSC. Je vous rassure, ce garçon s’est vite remis au travail et il se comporte en véritable professionnel.» Bracci, pour sa part, n’a pas encore tranché sur la participation ou non de Zeddam face à la JSMB. Il nous dira : «Contre le NAHD, il n’était effectivement pas convoqué, car c’était encore chaud alors qu’il était complètement démoralisé après le match contre le CSC. Pour sa convocation contre la JSMB, je n’ai pas encore pris de décision. Je le verrai et le suivrai lors des prochaines séances d’entraînement s’il est apte ou non à être aligné. Tout dépendra de l’évolution de son état psychologique.»  

ASO Chlef. Une défaite et des questions

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Un non-match», c’est ainsi qu’a qualifié l’entraîneur Saâdi Noureddine la rencontre JSMB - ASO Chlef, jouée avant-hier, samedi, à Béjaïa. D’après lui, «l’équipe de Chlef  n’a pas bien joué» et à offert «un cadeau» à l’adversaire sous forme d’une erreur monumentale de la défense ayant amené l’unique but des Béjaouis. De plus, le coach Saâdi impute ce faux pas à la «fatigue» des joueurs qui est la conséquence, a-t-il dit, des «trois matches joués en une semaine». Une autre interrogation qui taraude les esprits est celle relative à l’absence du meneur de jeu et buteur de l’ASO Chlef, Mohamed Messaoud. Les raisons exactes de sa défection restent inconnues pour le moment. Il est vrai que sans son baroudeur, l’attaque de l’ASO ne peut carburer et reste souvent muette, malgré le recrutement de joueurs expérimentés, tels qu’Oussalé et Hacene Kader. Toujours est-il que le club chélifien a concédé  une défaite à un moment où il avait le plus besoin de sérénité et de résultats positifs pour aborder la suite du championnat et le prochain match de la Ligue des champions d’Afrique dans de bonnes conditions. La tâche des coéquipiers de Zaoui ne s’annonce donc pas de tout repos, d’autant qu’ils vont affronter l’ESS, samedi prochain, et disputer le match aller en déplacement contre le club du Burkina Faso le 18 février, pour le compte de la Champion’s league 2012.

ES Sétif. L’Entente leader en attendant l’ASO

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Le onze ententiste, qui a trouvé moult difficultés pour venir à bout d’une vaillante formation harrachie, reprend les commandes de la Ligue 1. L’équipe de Geiger qui n’a pas, pour la première fois de la saison, encaissé de but,  vient d’engranger sa deuxième victoire consécutive en quelques jours. Le coach, qui nourrissait quelques appréhensions avant le début de la partie, ne cachait pas sa satisfaction au coup de sifflet final : «Connaissant la valeur de cette bonne équipe de l’USMH, je m’attendais à ces difficultés. Mes appréhensions se sont en fin de compte confirmées. Comme vous l’avez constaté, mes joueurs qui n’ont pas chômé durant les deux derniers matches ont trouvé des difficultés pour prendre le dessus sur l’adversaire qui a fermé tous les espaces. Je vous avoue qu’on a vraiment sué face à une très bonne équipe d’El Harrach. Ce n’est pas du tout évident de disputer trois rencontres références en un laps de temps aussi court. Les choses deviennent de plus en plus difficiles à domicile pour mon équipe, qui devient l’équipe à accrocher. Je dois aussi préciser que ce n’est pas facile de développer son jeu dans des conditions climatiques difficiles», dira Geiger qui ne trouve pas les mots appropriés pour saluer les fans du club. Ces derniers sont toujours au rendez-vous. En dépit du froid sibérien qui sévit depuis quelques jours à Sétif, où il a fait samedi soir moins 7°C, les irréductibles se sont entassés par milliers dans le chaudron qui retrouve la folle ambiance de la coupe arabe. En inscrivant à son compteur 36 points, l’Aigle noir qui a pu surmonter la saignée de l’été vient d’atteindre l’objectif tracé en début d’exercice, à savoir le maintien. La suite des événements n’est que bonus pour la bande à Geiger qui ne veut pas s’arrêter en si bon chemin. Un tournant décisif en tout cas à partir de la semaine prochaine pour les camarades de Djabou qui se déplaceront chez le dauphin, l’ASO Chlef.

Bravo les volleyeuses !

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La sélection nationale algérienne de volley-ball dames s’est qualifiée, samedi soir, pour les 30e Jeux olympiques de Londres 2012, suite à sa victoire sur le Kenya sur le score de 3 sets à 1, pour le compte de la 3e journée du tournoi pré-olympique zone Afrique, disputé à Blida. Ce match au sommet a drainé aussi un public nombreux, malgré la neige au portail de la salle Hacene Chalane du complexe Tchaker de Blida. Les coéquipières de Fatma Zohra Oukazi se sont imposées par 3 sets à 1 (25/16 : 25/21, 20/25, 25/12) dans un match qui a duré 1h45 mn en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djair. Du coup, elles terminent à la première place au classement général avec 6 points après avoir réalisé un parcours sans faute. Ainsi, après la déroute des autres sports collectifs, voilà que l’EN dames de volley-ball sauve la face en se qualifiant pour la deuxième fois de l’histoire au plus grand événement sportif planétaire. La première participation, c’était en 2008 lors des Jeux de Pékin (Chine). Aussi, le volley-ball algérien confirme sa suprématie à l’échelle africaine. Les présents à ce tournoi n’ont pas tari d’éloges sur le rendement de notre équipe nationale, la qualifiant de la reine du volley-ball continental. Le président la FAVB, Mustapha Lemouchi, nous a fait savoir que «l’objectif de cette sélection féminine était d’arracher le billet pour les 30e  Jeux olympiques 2012. Et c’est chose faite.» L’entraîneur national, Georges Strumelo, dira sur cette qualification : «Je suis habitué à une grande affluence de 12 000 spectateurs en Pologne, en Turquie, mais ces 6000 supporters de la ville de Blida valent le triple. C’est unique cette ambiance en Algérie, je remercie vivement ce public en or qui s’est déplacé malgré la neige. Mon équipe a eu une bonne réaction et un bon rendement collectif  après le stage effectué à Istanbul. Maintenant, on va savourer cette qualification avant d’entamer la préparation pour les JO 2012.»  

Côte d’Ivoire et Zambie en demi-finales

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La Côte d’Ivoire et la Zambie, qui avaient les faveurs des pronostics, se sont facilement qualifiées, samedi, pour les demi-finales de la CAN-2012, en surclassant respectivement la Guinée équatoriale et le Soudan, sur le même score de 3-0 en quarts de finale. Mercredi, en demi-finales, la Côte d’Ivoire rencontrera le vainqueur du match Gabon-Mali (dimanche à 20h00), tandis que la Zambie affrontera le vainqueur du match Ghana-Tunisie (dimanche à 17h00). La Côte d’Ivoire, qui n’a toujours pas encaissé le moindre but dans la compétition, se retrouve dans le dernier carré du tournoi continental comme en 2006 (finaliste) et 2008 (4e), après avoir été éliminée dès les quarts de finale en 2010. Son match a basculé à la demi-heure de jeu. Danilo, le gardien équato-guinéen, a d’abord arrêté un penalty de Drogba, mais quelques minutes plus tard, le capitaine des Eléphants ouvrait le score sur un exploit personnel, avant de tuer le match sur une tête. Yaya Touré a clos la marque d’un coup franc en pleine lucarne. La Guinée équatoriale a, pour sa part, largement réussi son tournoi en se hissant jusqu’en quarts de finale pour sa première participation à l’épreuve, un exploit d’autant plus retentissant pour la 151e nation au classement FIFA qu’elle a signé deux victoires, face au Sénégal (2-1) et à la Libye (1-0) au premier tour. La Zambie, de son côté, a confirmé sa progression (élimination au premier tour en 2008 et en quarts en 2010) en balayant le Soudan. Les Chipolopolos ont ouvert le chemin sur des coups de pied arrêtés, une tête de Sunzu sur un coup franc de Kalaba, puis un penalty réussi en deux temps par le capitaine Katongo, avant que Chamanga ne donne le coup de grâce en fin de partie. Ils retrouvent le dernier carré pour la première fois depuis seize ans. Le Soudan, pour sa part, a rempli son contrat en intégrant le top 8 continental, alors qu’il n’avait pas disputé de CAN entre 1976 et 2008 (élimination dès le premier tour sans point ni but inscrit).         

«La chute de l’Algérie m’a impressionné»

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Discuter avec le sélectionneur des Aigles du Mali, Alain Giresse, est toujours un plaisir. Fort d’une longue expérience du football continental, il a remis sur les rails l’équipe du Mali, futur adversaire de l’Algérie en Coupe du monde, et l’a qualifiée pour les quarts de finale de la CAN. Bessol Nazim l’a rencontré à Libreville en exclusivité pour El Watan. Questions choisies. Libreville (Gabon). Correspondance particulière   - Exempt du tour préliminaire de la CAN 2013, vous enchaînez avec la Coupe du monde 2014. Comment préparez-vous ces échéances ? Je vais parler sous réserve (un long sourire). Je ne suis pas sûr d’être encore à la tête de cette équipe. Déjà, laissez-moi vous dire que ça fait beaucoup… beaucoup de matches. On joue en juin en pleine période de vacances européennes. Cela va être lourd, il va falloir remobiliser les joueurs qui sortent de différents championnats tous aussi harassants et se replonger dans ces qualifications. Là, tout de suite, j’ai du mal moi-même à m’y plonger. Mais, la magie de la Coupe du monde, c’est quelque chose de fort. Elle peut faire soulever des montagnes aux joueurs.   - Comment voyez-vous l’arrivée en Algérie de Vahid Halilhodzic. Va-t-elle faire progresser cette équipe ? Je l’espère pour lui. L’Algérie reste un réservoir, un réservoir de talents. Une grande nation de football avec une histoire. Et à un moment, il faut remettre de l’ordre pour avancer. L’équipe a baissé après la Coupe du monde 2010. Les  raisons, je les ignore. Il faut tout rebâtir. Ce que l’Algérie a fait jusqu’à la Coupe du monde (ndlr entraînée par Rabah Saâdane) était impressionnant. Je peux même ajouter très impressionnant ! Ce qui a été fait avec l’Egypte en un laps de temps aussi court me laisse sans mot. Subir ce qu’ils ont subi et faire ce qu’ils ont fait par la suite… (il souffle d’admiration). Mais ce qui m’interpelle, c’est la suite. Que l’équipe chute aussi rapidement aussi m’a autrement impressionné. - Le Mali est dans un groupe où vos futurs adversaires ne sont pas présents. Comment l’expliquez-vous ? Pour moi, cela ne change rien que nos futurs adversaires aient réussi ou pas à se qualifier à la CAN 2012. Cela ne change rien à leur valeur. L’Algérie reste l’Algérie, même si elle est absente aujourd’hui. Idem pour le Rwanda qui joue bien au football, et le Bénin peut avoir une très bonne équipe et jouer les trouble-fêtes. Jouer le dernier match du groupe en Algérie va être compliqué, d’autant qu’il n’y aura qu’un seul qualifié. Tout le monde devra batailler et tous sont susceptibles de laisser des plumes ici et là. Pour moi, cela reste un groupe ouvert et il ne faudra pas perdre beaucoup de points et ne pas faire d’erreur. - La qualification se jouera à combien de points, selon vous ? Sincèrement, je ne peux pas vous répondre. Je n’ai pas mis le nez dedans encore, préoccupé que je suis par la CAN qui est assez prenante. Non, je n’ai pas encore fait la collecte des vidéos pour étudier le jeu des équipes et notamment celui de l’Algérie. On finit mi-février la CAN (rire du coach, significatif d’une présence en finale au Gabon), l’Algérie va jouer fin février face à la Gambie, cela sera une bonne occasion de les voir évoluer. On va tout faire pour les observer. C’est de bonne guerre. - Comment gérez-vous les stars en équipe nationale et leurs susceptibilités ? Les grandes stars africaines, à l’image de Samuel Eto’o, éprouvent beaucoup de difficultés en sélection. Les rapports sont souvent tendus, notamment avec leurs fédérations. Si vous prenez le cas d’Eto’o, que j’estime particulièrement, il faut savoir que c’est quelqu’un qui s’engage. Il le fait pour son pays, pour l’Afrique. C’est un digne ambassadeur de l’Afrique, et il est proche de n’importe quel pays. On dit souvent qu’on n’est jamais prophète dans son pays, mais là, sincèrement, il y a un problème ! Que cela puisse ne pas fonctionner n’est pas normal. Il y a eu au Mali les mêmes problèmes, notamment avec Seydou Keïta au sortir de la CAN 2010. Il a eu des rapports assez tendus avec la fédération et la presse nationale. Nous avons pris le temps de discuter et d’aplanir les problèmes. Je tenais à lui et je ne me suis pas trompé. - Faut-il croire que Seydou Keita a apporté un peu du Barcelone à l’équipe du Mali ? Je vais vous surprendre, mais Seydou, qui a tout gagné avec Barcelone, m’a dit qu’il n’avait jamais vécu une telle émotion après le but qu’il a marqué contre le Botswana et qui nous a ouvert les portes des quarts de finale. Tous les joueurs du Barça ont un tel niveau de performance que les angoisses ne font pas partie de leur quotidien. Seydou a un rapport très fort avec la sélection. Jouer avec les couleurs du pays et vivre ça, c’est franchement inouï. C’est tout un peuple qui  est derrière, et il ne faut surtout pas l’oublier. Certes, le football n’a pas pour vocation de tout régler, mais il donne aux joueurs cette fierté de représenter un pays. Etre joueur international ce n’est pas rien, c’est un statut à part. - Les sélectionneurs sont souvent remerciés après une grande compétition. Est-ce que ce sera votre cas ? C’est vrai qu’à la fin de chaque CAN, il y a une «charrette», mais les dirigeants de toutes les équipes vont réfléchir par deux fois, parce que les éliminatoires de la Coupe du monde se profilent au mois de juin. Bien sûr, il y a le contrat et des objectifs à atteindre. Mais, sincèrement, si dans un contrat il est dit que l’objectif est le passage au premier tour, croyez-vous que je n’ai pas envie d’aller plus loin ? Mais rien n’est acquis : vous pouvez finir champion et ne pas rester quand il y a connivence et des interférences politiques dans le football.

La gazette de la CAN

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- Vide. Les stades résonnent parfois très creux lors de cette CAN. Si l’on retire journalistes et officiels, le match Soudan-Burkina Faso (2-1), dimanche dernier, à Bata, ne s’est joué que devant... 132 spectateurs. Et ils étaient à peine plus nombreux lors du quart Zambie-Soudan samedi.           - Discipline. Scène vue à la fin du point-presse de la Zambie dans son hôtel de Bata et à la veille de son quart de finale. Le capitaine Christopher Katongo multiplie les interviews. Un journaliste lui en demande une dernière alors que l’heure du déjeuner approche. «Mais vite alors», répond le joueur, qui lance avec le sourire : «Si je suis en retard, j’aurai une amende. Dix minutes de retard, c’est dix dollars.           - Z. Petite particularité linguistique de Guinée équatoriale, où la langue officielle est l’espagnol : les autochtones prononcent le Z de «Zambia» comme le Z français, et non comme le Z tel qu’il est prononcé dans la majeure partie de l’Espagne. Une prononciation due à l’influence du fang, la langue de l’ethnie majoritaire de Guinée équatoriale (dont le vocable pour éclair, «Nzalang », désigne le nom de l’équipe nationale).           - Colère. A l’issue de la qualification pour les demi-finales de son équipe de Zambie contre le Soudan (3-0), le sélectionneur Hervé Renard n’a pas du tout apprécié qu’un militaire lui demande de quitter la zone mixte, où la presse interviewe les joueurs et les membres des staffs après les matches. «Ici, c’est l’espace pour les journalistes, a-t-il tonné. Si tu n’es pas content, on met quelqu’un d’autre à ta place !».          - Surnom. Le sélectionneur du Soudan s’appelle Mohamed Abdullah, mais tout le monde le connaît sous le sobriquet de «Mazda». Cela lui vient des années 1970. Joueur, il était très véloce, et c’est à ce moment que la marque automobile japonaise fut introduite au Soudan. «Mais, aujourd’hui, je n’ai pas de Mazda, j’ai une Toyota», a précisé l’entraîneur en riant.           - Fétichisme. Les joueurs de la Guinée équatoriale n’ont pas pu s’entraîner vendredi dans le stade de Malabo à la veille de leur quart de finale contre la Côte d’Ivoire. Le président Teodoro Obiang Nguema avait en effet dépêché ses marabouts pour bénir la pelouse et conjurer le mauvais sort. Personne n’a pu avoir accès au terrain et le Nzalang Nacional a dû effectuer sa séance dans le stade vétuste du Ela Nguema, le champion local.           - Interruption. La retransmission du quart de finale Côte d’Ivoire-Guinée équatoriale a été interrompue pendant cinq minutes en première période sur la télévision équato-guinéenne. Le temps pour Didier Drogba d’ouvrir le score ! Un but qui a été par la suite tout de même diffusé au ralenti.         

JS Kabylie. Les Canaris renouent avec la victoire

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Les Kabyles ont renoué avant-hier avec la victoire en disposant du WAT dans un stade froid. Refroidi tant par le temps que par des tribunes vides. En effet, la plupart des fans avaient préféré rester chez eux du fait du froid glacial, mais aussi des fortes chutes de neige qui avaient même suggéré le report de la partie. D’ailleurs, même la direction de l’OPOW avait pris le soin de ne pas émettre de billetterie, surtout que la rencontre des U21 a été reportée sine die. Qu’à cela ne tienne, le président qui avait brillé par son absence face au CRB était bien présent au stade, il avait instruit la direction de l’OPOW pour mettre tous les moyens pour dégager la neige sur la pelouse, quitte à abîmer cette dernière. D’ailleurs, on avait même raclé avec la tôle des panneaux publicitaires la poudreuse qui s’était incrustée dans le tapis. Il ne fallait pas que la rencontre soit reportée. Il fallait profiter au maximum de ces gradins vides pour jouer. Les Kabyles ont réussi l’essentiel, à savoir battre le WAT sur un doublé de Hanifi. Karouf a eu le mérite de protéger son groupe, quitte à sacrifier Hemani et Tedjar devenus la cible des fans. Pour le coach Karouf, ce dernier se retrouve pour la troisième fois de son histoire à la tête de la barre technique, après avoir assuré la transition de Lang et de Saïb et aujourd’hui celle d’Ighil. Il a le mérite de remporter les trois matches qui ont suivi, comme ce fut le cas hier face au WAT.   Par ailleurs, la direction n’est pas près de lâcher le morceau, quand bien même elle avait annoncé avant-hier encore à la fin de la rencontre qu’elle maintenait sa décision de partir. En fait, personne n’est dupe, chacun sait que le stratagème a toujours été le même en annonçant le vrai-faux départ. D’ailleurs, dans l’entretien accordé à la radio locale, le premier responsable du club a déclaré qu’avant de partir, il allait organiser une assemblée générale pour rendre les comptes des deux mois restants de l’exercice 2011 du CSA, alors que chacun sait qu’un exercice comptable court sur une année et non sur deux mois, et ce, même dans le cas d’un dépôt de bilan. Outre l’AG du CSA, il prévoit aussi une autre assemblée, celle de la SSPA non sans annoncer que le capital social de cette dernière serait désormais de l’ordre de plus de 83 milliards de centimes, sans pour autant indiquer comment ni par qui s’est effectuée cette évaluation. Ainsi, pour lui, celui qui veut prendre le club devra mettre la main dans son sac d’argent et venir avec plus 42 de milliards pour être actionnaire majoritaire. Reste seulement à savoir également quand procédera-t-on à l’ouverture de ce capital qui doit être en principe public tel qu’énoncé par la réglementation. Autant de questions qui mettront beaucoup de temps pour trouver des réponses.  
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