Béchar : Les militants du FLN sortent dans la rue
030 janvier 2012
par El Watan - Actualité
dans Actualité
Des dizaines de militants et d’élus du FLN se sont regroupés dimanche vers 16 heures, devant le siège de leur parti à Béchar, pour exprimer leur désaccord quant à la décision prise par M. Belkhadem et qui consiste à organiser une assemblée générale pour désigner des membres de la mouhafadha.
Certains ont parcouru plusieurs centaines de kilomètres pour y assister. Pancartes et drapeaux à la main, les militants du vieux parti ont scandé des slogans hostiles notamment à M. Djaadjouaa, qu’ils accusent d’être le principal instigateur de cette décision. «Djaadjouaa, tu n’es rien, Béchar c’est le sud », ont-ils crié dans la rue du marché.
Pour M. Bechri «l’assemblée générale a été tenue le 19 mai dernier. La commission d’enquête, venue d’Alger a authentifié les résultats et les membres de la mouhafadha ont été désignés légalement. Maintenant, avec cette future assemblée, ils veulent perturber le parti à l’approche des élections. Pourquoi précisément, une assemblée générale à ce moment? », se demande ce membre de l’A.P.C. du chef lieu de wilaya.
La réponse se trouve du côté des manifestants qui disent :«M. Djaadjouaa veut placer ses proches à la tête de la mouhafadha de Béchar ». Sous la colère, ils citent le nom d’une personne connue dans la capitale de la Saoura.
Gabon-Tunisie : un seul objectif, éviter le Ghana
030 janvier 2012
par Yazid Ouahib
dans Sport
Le Gabon et la Tunisie, leaders du groupe C avec 6 points, à l’issue des 2 premières journées du groupe C, s’affrontent ce soir à Franceville, dans un match qui déterminera laquelle des deux sélections «s’offrira» l’ogre de la compétition, c’est-à-dire le Ghana, en quarts de finale.
Les Tunisiens maudissent quelque peu la défense marocaine pour «avoir concédé un but dans les derniers instants du match face au Gabon, alors qu’un partage des points aurait grandement arrangé les affaires de notre équipe», indiquait un confrère tunisien qui appréhende beaucoup le choc de ce soir. Ce sentiment est aussi partagé par les Gabonais, en premier chef leur coach, le Franco-Allemand Gernot Rhor, qui n’a pas caché sa satisfaction de se présenter en habit de favori au poste de leader de ce groupe «pour éviter de jouer le Ghana en quarts de finale. D’où l’importance de notre 3e but contre le Maroc, inscrit dans le temps additionnel», a-t-il souligné en conférence de presse quelques instants après la fin de la partie Gabon-Maroc (3-2).
Les deux leaders du groupe C ont rallié Franceville, hier, à l’issue de la séance d’entraînement quotidienne effectuée à Libreville. Cette rencontre promet beaucoup. Les Tunisiens, qui ont l’habitude de partir lentement et terminer fort dans cette compétition, ne font pas une montagne des Panthères. Ils disposent de suffisamment d’arguments pour «arracher» le billet retour, à Libreville, pour jouer le Mali ou la Guinée et laisser le Gabon en découdre avec le Ghana. A priori, les locaux partent avec un petit avantage, dans la mesure où les camarades de Enrique Obameyang ne sont pas obligés de remporter ce match pour préserver leur pole position au classement du groupe C. Un nul suffira à leur bonheur et à celui de leur entraîneur. Le défi tunisien sera justement de sortir vainqueur de ce rendez-vous.
Pour cela, Sami Trabelsi reconduira le groupe qui a débuté le match face au Maroc. La seule incertitude concerne l’état de santé de l’attaquant Saber, qui n’est pas totalement remis de la blessure qu’il a contractée lors du derby maghrébin. Le staff tunisien s’est accordé quelques heures de réflexion avant de trancher sur cette question. En cas de forfait de Saber, qui le remplacera ? Dans un schéma offensif, c’est sans nul doute Amine Chermiti qui paraît le plus apte à rendre service. Sa pointe de vitesse, sa vélocité et son sens du but plaident en sa faveur. Des sources proches de la délégation tunisienne indiquent que le coach serait tenté d’aligner d’entrée Issam Jemaâ, l’auteur du but de la victoire face au Niger, inscrit dans le temps additionnel.
C’est sans nul doute Oussama Derragi qui fera, une fois de plus, les frais de l’option de prudence vers laquelle semble s’acheminer Sami Trabelsi. Les splendides prestations de Youcef Msakni ont éloigné un peu plus son coéquipier et meneur de jeu de l’EST de l’équipe de base de la sélection tunisienne. Le coach du Gabon a les mêmes soucis. Il ne sait pas quoi faire avec Daniel Cousin, qui n’a pas débuté les deux premiers matches, mais qui, à chaque fois qu’il rentre, apporte le plus attendu. Le but qu’il a marqué contre le Maroc, le second de son équipe, lui a fait gagner des points dans la course à la titularisation pour le décisif Gabon-Tunisie de ce soir. Le perdant de ce match sera en sursis jusqu’au 5 février, date de sa rencontre avec le Ghana à Franceville. Les Black Stars font peur à tout le monde. Le mieux serait de les éviter… jusqu’à la finale. C’est l’objectif des Gabonais et des Tunisiens.
Bouarrata démissionne
030 janvier 2012
par El Watan - Sports
dans Sport
La défaite des Clubistes samedi dernier face à l’ASO, ainsi que la réaction violente des supporters du club ont eu raison de la volonté du coach Rachid Bouarrata, qui nous a annoncé hier après-midi sa démission.
Dépité, il nous dira sur un ton triste : «Ma démission du CSC est justifiée par les conditions de travail qui sont devenues insoutenables.» Ajoutant : «Je m’en vais par souci de préserver la stabilité et les intérêts de l’équipe.» Il n’en dira pas plus.
Rappelons que le désormais ex-coach du CSC avait eu quelques soucis de santé à la fin de la phase aller et à la veille de la rencontre en coupe d’Algérie contre le CA Batna.
Ces ennuis de santé ont refait surface la semaine dernière, une semaine difficile, puisque les supporters l’avaient apostrophé à maintes reprises sur la lourde défaite concédée à Béjaïa en ouverture de la phase retour du championnat. Un match que l’équipe de Bouarrata a livré sans six de ses titulaires. Alors que les inconditionnels ont exigé une victoire face à l’ASO, les camarades de Mansouri ont étrangement sombré à domicile, provoquant l’ire des Sanafirs. On croit savoir que c’est Bounaâs qui dirigera le team pour le match de ce mardi face au MCA, en attendant le recrutement d’un nouveau coach. Dans le giron clubiste, on laisse entendre que la direction aurait contacté Noureddine Zekri.
Le torchon brûle
030 janvier 2012
par El Watan - Sports
dans Sport
Les rapports entre le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) et le Comité olympique algérien (COA) sont de plus en plus tendus, comme l’attestent les derniers événements.
La conférence nationale sur la problématique du développement et l’autonomie du sport qui s’est tenue au cercle militaire de Beni Messous, les 21 et 22 janvier, sous l’égide du MJS, a provoqué l’ire du président du COA, le docteur Rachid Hanifi. Le 21 janvier, l’intéressé a adressé une lettre au ministre de la Jeunesse et des Sports, Hachemi Djiar, avec copie aux membres de l’assemblée générale du COA, dans laquelle il souligne : «En date du 17 janvier 2012, il m’a été transmis par fax une correspondance signée du directeur général des sports, par laquelle le MJS m’invitait à prendre part aux travaux de la conférence nationale. Cette invitation n’était accompagnée d’aucun document ni programme de la conférence qui auraient pu permettre de préparer une contribution consensuelle du COA», et ajoute : «Le Comité olympique algérien, première institution sportive nationale, aurait dû être associé, fort utilement, à la réflexion sur des thèmes qui le concernent et l’intéressent au plus haut point». S
e sentant exclu d’un tel rendez-vous aussi important, le président du COA insiste : «Cette ‘‘omission’’ est d’autant plus inacceptable que des secteurs étrangers au sport ont été sollicités pour contribuer à la réflexion». Le docteur Rachid Hanifi ajoute : «Enfin, faut-il passer sur cette initiative inédite, consistant à inviter les membres de l’instance exécutive du COA, dont la plupart se trouvaient déjà conviés en qualité de présidents de fédération, et ne pas y voir comme une volonté de dénier au président élu par l’assemblée générale la prérogative statutaire de représenter le Comité olympique ?», et conclura : «Dans l’attente de vos bonnes dispositions pour répondre à ma franche disponibilité à continuer d’œuvrer, avec vous, pour le développement du sport national, et ce, en dépit de divergences ou différences que j’espère passagères et ponctuelles». La réaction du MJS n’a pas tardé, puisque 4 jours plus tard, le directeur des sports du MJS, Hocine Kennouche, monte au créneau et répond au président du COA dans un document contenant 12 points destinés à éclairer l’opinion sur cette affaire.
Pour Hocine Kenouche, il s’agit «d’un devoir moral et éthique pour rétablir la vérité». Il rappellera d’abord au président du COA, qu’en date du 23 janvier, il a été destinataire d’un courrier n°1116/DGS, l’informant de la tenue de ladite conférence. Et précise : «Il vous a été demandé de transmettre les thèmes et propositions que vous jugez utiles de soumettre au débat». Sans omettre de lui rappeler ses absences aux réunions préparatoires de cette conférence. Il lui rappelle un peu plus loin un passage de sa correspondance (Hanifi) où il a écrit : «Nous (COA) adhérons totalement pour contribuer positivement à la préparation et à la réussite du séminaire» et de conclure : «Nous avons eu à déplorer sincèrement votre absence, car nous pensions tout aussi sincèrement que chacun de nous n’est guidé que par son attachement aux valeurs qui fondent l’olympisme que sur les conflits stériles qui ont fait trop de mal au sport algérien». Cette situation conflictuelle entre le MJS et le COA risque de déteindre gravement sur la prochaine échéance qui se profile à l’horizon, à savoir la préparation des Jeux olympiques de Londres (juillet-août 2012).
L’ASO Chlef s’empare du fauteuil
030 janvier 2012
par Ahmed Yechkour
dans Sport
Lentement mais sûrement, le champion en titre est parvenu à se repositionner en tête du classement après avoir suivi de près le duel au sommet entre l’USMA et l’ESS.
Sans tambour ni trompette, les protégés de Noureddine Saâdi ont, en effet, effectué une belle remontée au classement et se sont adjugés le fauteuil de leader en battant le CSC, chez lui, sur le score de 3 à 1. Une issue attendue du reste car, depuis la 4e journée du championnat de Ligue 1, les coéquipiers de Messaoud sont restés collés au peloton de tête en attendant le moment venu pour s’emparer de la première place qu’ils occupent actuellement avec le CRB. Et ce n’est que partie remise pour une équipe qui a su garder toute son ossature et sa force de frappe nommée stabilité et confiance en soi.
Le coach Saâdi y est pour quelque chose, lui qui a apporté sa touche personnelle et redonné au groupe des assises solides, malgré un début de championnat très difficile. En tout cas, à ceux qui ont tenté de le «sous-estimer», Saâdi est en train d’administrer une belle leçon de volonté et de persévérance dans le travail. C’est pourquoi il n’a été guère surpris de voir son équipe prendre l’ascendant sur le CSC à l’extérieur et revenir avec les trois points de la victoire, synonyme d’une place de leader. «Je m’attendais à ce résultat, car mon équipe est revenue en force en seconde mi-temps et a imposé son jeu devant une coriace formation constantinoise. Il ne faut pas oublier que nous avons effectué un bon stage au Maroc durant le mercato hivernal, ce qui nous a permis de bien nous préparer pour la phase retour», a indiqué Saâdi à l’issue de la rencontre contre le CSC.
Il est vrai que la qualité du jeu que fournissent les Chélifiens justifie bien la première place qu’ils occupent à l’heure actuelle.
Le plus important pour coach chélifien, c’est de «rester concentré sur la compétition et de continuer dans la même voie avec sérénité, rigueur et détermination», car ces impératifs restent, à ses yeux, les facteurs-clés de la réussite de l’ASO à l’avenir. A la question de savoir si l’ASO peut encore prétendre au titre de champion, Saâdi a estimé qu’il est prématuré d’en parler pour le moment. Le coach devait regrouper, hier en fin d’après-midi, les joueurs remplaçants pour une séance spéciale avant de réunir, aujourd’hui, l’ensemble de l’effectif, en prévision du match contre le NAHD, prévu ce mardi au stade Mohamed Boumezrag à 17h45.
Ighil limogé
030 janvier 2012
par Mohamed Rachid
dans Sport
Le scénario était déjà en place depuis un moment déjà. Si bien que l’annonce du limogeage de Meziane Ighil n’a en fait surpris personne.
Un limogeage qui intervient à la suite du conseil d’administration de la SPA/ JSK qui a été remise au goût du jour, alors que jusque-là c’était toujours l’assemblée générale du CSA qui «décidait». Bref, c’est un conseil d’administration qui s’est tenu en l’absence de deux actionnaires, retenus par des obligations personnelles qui a décidé de limoger Ighil. Que reproche le conseil à Ighil si ce n’est d’avoir instauré une discipline qui commençait à déranger plus d’un, notamment les habitués des vestiaires.
Ainsi, les griefs retenus contre Ighil seraient d’avoir agressé un membre du conseil d’administration à la fin du match perdu face au CRB, alors que ce dernier avait voulu pénétrer dans les vestiaires avant d’être rabroué par le coach qui lui a interdit l’accès, non sans lui dire que seul le président avait droit d’accès aux vestiaires. Mais aussi d’avoir perdu 12 points à domicile, d’accorder trop de repos aux joueurs (2 jours après chaque match), d’avoir fait entrer un défenseur alors que l’équipe était menée, d’être grassement payé et surtout d’être un anti-JSK (sic !). Autant de griefs qui n’étaient pas mis en exergue par la direction du club à l’arrivée d’Ighil qui était considéré comme le sauveur et surtout l’homme par qui la JSK retrouvera son lustre d’antan, puisqu’il permettait à cette même direction, selon ses propres propos, de dormir tranquille.
D’ailleurs, un groupe de fans est rentré à la conférence de presse, tenue juste après le conseil d’administration, pour reprocher à la direction du club de n’avoir pas effectué le recrutement nécessaire et que les mauvais résultats n’incombaient nullement à Ighil. Ainsi, Ighil qui semblait donc déranger par sa discipline de fer était devenu l’homme à abattre coûte que coûte. La JSK se retrouve une nouvelle fois sans entraîneur pour la quatrième fois en une année. Et la valse continue. En attendant, la barre technique est confiée à Mourad Karouf, même si le nom d’Aït Djoudi a fait le tour de Tizi-Ouzou alors que cette même direction a annoncé être en contact avec un coach espagnol de première division, sans donner plus de précision quant à son identité. Bref, on n’en est pas encore là.
La seule chose qui est certaine, c’est que la JSK est sans entraîneur.
Météo. Chutes de neige sur les reliefs du centre et de l’est du pays
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Des chutes de neige affectent l’ensemble des reliefs du centre et de l’est du pays dépassant les 600 mètres d’altitude à partir de la soirée de dimanche, indique l’Office national de la météorologie (ONM) dans un bulletin météorologique spécial (BMS).
Les wilayas concernées par ces chutes de neige sont Tissemsilt, Médéa, Aïn Defla, Bouira, Boumerdès, Blida, Tizi Ouzou, Bordj Bou Arréridj, Sétif, Batna, Constantine, Oum El Bouaghi, Khenchela et Tébessa, précise-t-on de même source. L’épaisseur de la neige atteindra localement 15 à 20 cm, selon l’ONM, qui ajoute que ces prévisions sont valables du dimanche
29 janvier à 21h au lundi 30 janvier à 21h.
Nicolas Sarkozy : «2012 ne sera pas l’année de la repentance»
030 janvier 2012
par El Watan - Actualité
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Je vous affirme que cette année 2012, cinquantenaire de la fin de la guerre d’Algérie, sera l’année du souvenir et du recueillement, et sûrement pas celle de la repentance», c’est une phrase extraite du discours de Nicolas Sarkozy prononcé hier par son ministre de la Défense face aux pieds-noirs harkis, et autres nostalgiques de l’Algérie française.
En ces temps de campagne électorale, le président Sarkozy ne cesse de draguer l’électorat de l’extrême gauche mais aussi les communautés harki et pied-noir qui revendiquent plus de «reconnaissance» de la France. Sarkozy, qui n’a pas fait jusqu’alors œuvre de mener le dialogue sur l’histoire commune avec l’Algérie sur la voie de la raison et non des sentiments, continue de tenter son opération de charme envers les électeurs du Front national et des nostalgiques de l’Algérie française. Le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a d’ailleurs lu le discours de Sarkozy dans la ville de Perpignan devant plusieurs centaines de rapatriés réunis en congrès à l’occasion de l’inauguration d’un centre «dédié à la présence des Français en Algérie de 1830 à 1962».
Dans le discours du président français, il est aussi souligné que «les hommes et les femmes qui sont partis s’installer en Afrique du Nord…, loin d’être frappés d’opprobre, méritent notre reconnaissance. En développant l’économie de ces nouveaux territoires, ils ont œuvré à la grandeur de la France».
La loi de l’Assemblée française du 23 février portant présence «positive de la France en Algérie» a, depuis, fait bien des petits. 50 années après l’indépendance de l’Algérie, l’écriture de l’histoire se fera encore avec deux viseurs différents des deux côtés de la
Méditerranée.
Engagement à rembourser ses clients
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La représentation en Algérie de la compagnie aérienne espagnole Spanair, qui a annoncé vendredi la cessation de ses activités suite à des difficultés financières, honorera ses engagements auprès de ses prestataires, indique un communiqué du ministère des Transports publié hier : «La représentation en Algérie de la compagnie aérienne espagnole Spanair s’est engagée à rembourser les titres non utilisés ou partiellement utilisés ainsi qu’à honorer tous ses engagements auprès de ses différents prestataires.»
Par ailleurs, la direction générale de l’aviation civile espagnole a indiqué que «le gouvernement et les autorités aéroportuaires espagnols travaillent à minimiser les conséquences de cette situation». La compagnie aérienne espagnole Spanair a annoncé vendredi avoir cessé ses activités et suspendu tous ses vols.
Elle a expliqué cette décision par «le manque de visibilité financière pour les prochains mois» et «par mesure de prudence et de sécurité». Le ministère de l’Equipement espagnol avait rappelé à la compagnie qu’elle devait «remplir ses obligations envers les passagers».
Les chercheurs dénoncent l’entrave à l’exercice syndical
030 janvier 2012
par Mokrane Ait Ouarabi
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La situation semble intenable aux Centres de recherche nucléaire d’Alger (CRNA) et de Draria (CRND). Le dialogue entre l’administration et le partenaire social n’est toujours pas établi.
Les sections syndicales des chercheurs permanents de ces deux centres, affiliées à l’UGTA, parlent d’«entrave à l’exercice syndical». Les syndicalistes disent rencontrer d’énormes difficultés à accomplir leur devoir syndical. Créées en 2011 pour défendre les droits des chercheurs permanents dans un cadre officiel et organisé, les deux sections syndicales n’arrivent même pas à obtenir l’autorisation de tenir des réunions au sein de ces deux établissements.
«Les directeurs généraux du CRNA et du CRND n’ont même pas daigné répondre aux courriers des sections syndicales SNCP, alors que ces correspondances, se basant sur des textes réglementaires, étaient relatives aux modalités de l’exercice syndical», ont souligné dans un communiqué commun les responsables des deux sections syndicales, précisant qu’«une lettre de protestation a été adressée au commissaire à l’énergie atomique, avec copie à l’inspecteur général du ministère de l’Energie et des Mines et au président du conseil d’administration du Comena». Un courrier qui n’a eu aucune suite.
Pour les syndicalistes, l’administration a enfreint la réglementation. «De manière générale, nonobstant les aspects strictement réglementaires du droit syndical consacré par l’article 56 de la Constitution et la loi 90-14, les méthodes modernes et universelles de gestion nous enseignent qu’un syndicat est un partenaire social incontournable et fait partie intégrante de la vie des entreprises publiques ou privées ainsi que des institutions publiques. Dans cet ordre d’idées, pour le règlement de problèmes spécifiques d’une corporation donnée, les ingrédients-clés utilisés par l’employeur devraient être : concertation et dialogue serein, dans un total respect mutuel.
A fortiori, quand il s’agit d’un établissement public de recherche et que la corporation concernée est celle des chercheurs permanents», relèvent-ils dans le même communiqué. Pour les syndicalistes, il n’y a ni dialogue social ni environnement de travail adéquat pour encourager la recherche dans un secteur aussi sensible et important que le nucléaire. Au contraire. «Aujourd’hui, la situation dans le secteur du nucléaire est aux antipodes de toutes les considérations réglementaires et managériales susmentionnées», dénoncent-ils.
Face à cette situation qui perdure depuis des mois et devant le silence des responsables, les chercheurs du nucléaire s’interrogent sur «ce mutisme prolongé» de la tutelle et demeurent dans l’expectative. «Leurs représentants légalement élus n’ont jamais été conviés à une réunion de travail pour discuter sereinement et de manière responsable des problèmes socioprofessionnels de la corporation, et ce, dans un cadre organisé et officiel», clament-ils. Les deux sections syndicales regrettent qu’une voie de recours ne soit offerte pour exprimer leurs doléances. «Les chercheurs seraient-ils, à chaque fois, contraints d’exposer leurs préoccupations sur la scène publique ? Jusqu’à quand cette situation devra-t-elle durer ?», se demandent-ils.
