DGSN. Renforcement des dispositifs de secours
07 février 2012
par Nadir Iddir
dans Actualité
Les services de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) sont sur le qui-vive pour apporter leur soutien aux plus vulnérables en ces jours de grand froid.
De gros moyens ont été mis en place dès le début des intempéries. «Compte tenu des conditions météorologiques, la DGSN a mobilisé, depuis le 3 février 2012, l’ensemble des services de police (sécurité publique, unités républicaine de sécurité, police de l’urbanisme, police judiciaire, etc.) en sus de son parc roulant (camions, grues, véhicules, ambulances, équipements Unimog, etc.) et ce afin de faire face à toute situation pouvant survenir sur l’ensemble du territoire national», relève la DGSN dans un communiqué rendu public hier. Un dispositif a été mis en place depuis le début des intempéries.
«Les dispositifs de régulation et de circulation ont accentué leurs efforts pour assurer une meilleure fluidité de la circulation, surtout après que certains axes aient été fermés ponctuellement à la circulation. Le premier impératif de ces dispositifs est de protéger les usagers de la route et d’éviter la constitution de bouchons. De même, il a été mis en place un nombre supplémentaire d’éléments à hauteur des carrefours et intersections où ont été dispensé plusieurs conseils à l’adresse des usagers de la route, les appelant notamment à la prudence et à la vigilance.
De même, les automobilistes ont été également informés des différentes déviations mises en place», ajoute le communiqué. Les salles des opérations des différentes sûretés de wilaya, en particulier les wilayas les plus touchées par les intempéries, ont été également renforcées. «Il a été répondu aux milliers d’appels émanant des citoyens par le biais du 17 (police secours) et sur la ligne 1548, tout en apportant certaines doléances citoyennes à la connaissance des autres administrations, à l’exemple des cas signalant les inondations et les chutes d’arbres», peut-on lire dans le communiqué.
Le communiqué de la Sûreté nationale rappelle les consignes de sécurité : «La DGSN a réitéré ses conseils invitant les usagers de la route, particulièrement les automobilistes, en cette période de neige, à réduire leur vitesse, augmenter les distances de sécurité et éviter les manœuvres brusques pour le changement de direction et le freinage, et ce, afin de maintenir sous contrôle leur véhicule. Les automobilistes sont appelés à allumer les feux de croisement et surtout d’anticiper les risques à l’approche des virages à faible visibilité, préconisant davantage de vigilance et de concentration à l’entrée des agglomérations urbaines. La DGSN appelle enfin à éviter les déplacements en motocycle ou bicyclette.»
Batna : le verglas isole des régions et ferme des écoles
07 février 2012
par El Watan - Actualité
dans Actualité
Batna connaît depuis trois jours des précipitations intermittentes de neige qui ont rendu la vie difficile aux populations des régions montagneuses.
La cellule de crise installée au niveau de la wilaya n’a communiqué pour le moment aucun problème majeur et tout semble bien se passer, à en croire certaines informations livrées par les services de la Protection civile. Les nouvelles qui nous parviennent des différentes localités font, pourtant, état de fermeture de routes et de villages coupés du monde, à l’exemple d’Ichemoul où la RW72 est complètement fermée. Par manque de moyens, ces routes restent en l’état et commencent à présenter un réel danger pour quelques automobilistes imprudents.
Les baisses de température, atteignant parfois -7° la nuit, à l’origine du verglas, restent pour le moment le seul inconvénient. A cet effet, la daïra d’Ichemoul est privée d’eau potable en raison du gel des forages et des canalisations, témoigne M. Berkane, président de l’APC, où le service était sensiblement réduit hier. Les établissements scolaires, au nombre de 20 écoles primaires, 8 CEM et 10 lycées de certaines daïras (Ichemoul, Arris, Theniet El Abed), sont restés fermés, car les enfants n’ont pas pu rejoindre leurs salles de classe. Dans certaines communes telles que Oued El Ma, Seriana, Merouana et Ras Laâyoune, seules quelques écoles ont reçu leurs élèves, car certains parents ont décidé de garder leurs enfants à la maison à cause de la chaussée glissante.
La Protection civile, pour sa part, a signalé plusieurs cas d’asphyxie par CO ou par fuite de gaz. Ainsi donc, les éléments de la Protection civile ont dû intervenir plusieurs fois pour sauver plusieurs cas qui ont failli succomber à l’inhalation d’émanation de gaz carbonique. Un automobiliste ayant allumé le moteur dans son garage fermé est mort dans son véhicule en inhalant les gaz du pot d’échappement.
Le drame des zones enclavées
07 février 2012
par Djamel Alilat
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Quatre jours de neige et une première éclaircie ce lundi après-midi. Un timide soleil a fait son apparition sur le village de Mouka, blotti dans un épais manteau blanc étincelant.
Nous sommes sur les hauteurs d’Ighil Ali, au village de Mouka Ath Ahmed, perché à 960 mètres d’altitude, sur les hauteurs hérissées de pins d’Alep des Bibans. En fait, le village de Mouka se divise en deux : Les Ath Saïd à gauche et les Ath Ahmed à droite. Vu de loin, le village offre un paysage de carte postale. Cependant, cette image d’Epinal peut cacher bien des drames et des misères.
En quittant la grande route, notre véhicule renonce piteusement à gravir la piste enneigée qui mène au centre du village. Nous le plantons là, enferré dans l’épaisse poudreuse, pour partir à la rencontre des villageois que nous ne tardons pas à trouver à Tajjmaâth Amar Ouvarouche, l’agora qui réunit grands et petits autour d’un bon feu de bois. Le feu n’est pas encore allumé mais cela n’empêche nullement les langues de se délier.
Bloqués par les incessantes chutes de neige depuis jeudi soir, les habitants de Mouka peinent encore à rompre leur isolement. Pourtant, les niveleuses de la commune n’ont pas chômé, mais la route était à peine ouverte qu’elle se fermait sous l’effet d’une neige drue, collante et entêtée. Dimanche soir, quelques téméraires ont pu se frayer un chemin jusqu’au chef-lieu communal, Ighil Ali. Il a fallu que tout le monde donne un coup de main pour arriver à sortir un véhicule jusqu’à la grande route. Certains, comme le vieux Mohand, ont fait les 12 kilomètres à pied. Arrivés en soirée, les quelques habitants qui ont bravé le froid et la neige ont vite déchanté : «Hélas, il n’y avait rien à acheter. Ni pain ni lait et encore moins de gaz butane», dit Samir. «Dénicher une bouteille de gaz relevait du miracle. Certains la proposaient à 700 DA», dit son ami Brahim Cherrad, 42 ans. Pour ces montagnards habitués aux rudes conditions climatiques des altitudes et des solitudes enneigées, une seule peur hante le cœur et l’esprit par temps de neige : l’urgence médicale et la maladie.
«En cas d’urgence, impossible d’évacuer le malade. Tu as tout le temps de le voir mourir», disent-ils à l’unisson. L’un des habitants nous informe qu’il a précisément un malade à ramener de l’hôpital d’Akbou, mais pour l’instant, cela demeure très aléatoire. Il ne veut pas prendre le risque car en cas de rechute, il n’y a ni médecin ni infirmier à contacter. «Quand on tombe malade, l’injection nous coûte 500 DA. C’est le prix de la course jusqu’à Ighil Ali où se trouve le dispensaire de santé», dit encore Brahim. «Nous demandons toujours au médecin des cachets et pas d’injections dans la mesure du possible», précise un paysan emmitouflé dans sa vieille gabardine. Mouka, l’un des fiefs du légendaire colonel Amirouche pendant la Révolution, ne compte plus que quelque 300 habitants. «Il ne reste ici que ceux qui n’ont pas les moyens de partir ailleurs», dit Samir. Et pour cause, il y a un seul enseignant pour tous les niveaux et toutes les classes. Brahim nous avoue qu’il a envoyé son fils à Alger pour suivre ses études. Il n’y a pas de dispensaire de santé. La seule richesse de Mouka, son immense forêt, a été entièrement brûlée par des mains criminelles l’année passée.
Très souvent paysans, chômeurs ou journaliers exerçant des petits métiers précaires, ceux qui ont fait le choix de rester à Mouka subissent toutes les vicissitudes d’une vie de campagne fruste. Les villageois ont dû s’organiser pour construire leur mosquée et la djemaâ qui leur sert de lieu de réunion. Il a fallu également se cotiser pour ramener l’eau potable et l’électricité. «Nous avons dû aider même la Sonelgaz en creusant les semelles pour les poteaux électriques», disent-ils encore. Il y a un seul fourgon de transport mais il quitte le village à 5 heures du matin et ne rentre qu’à la nuit tombée. Quand on habite un village de montagne enclavé, il faut apprendre à tout faire soi-même.
«Les politiciens ne viennent nous voir que pour nous gaver de promesses pendant les périodes électorales», dit encore Samir. «L’Etat nous a oubliés depuis l’indépendance», soupire le vieux Mohand Arav. Cet été, le village a brûlé sous le regard plus souvent indifférent qu’impuissant des autorités. Cet hiver, il gèle sous une épaisse couverture de neige, affrontant la nonchalance d’un Etat plus enclin à se rappeler des devoirs que des droits des citoyens. Exemple on ne peut plus vivant : un cantonnement de l’armée se trouve à Bouni, à 6 kilomètres du village. Les troupes sont restées sagement calfeutrées dans leur caserne, pour le feu comme pour la neige.
Alors que nous quittons le village, la radio annonce un autre BMS prolongeant l’alerte neige jusqu’à mercredi. L’Etat, lui, continue à envoyer des SMS appelant les gens à voter…
Sétif : les citoyens appellent au secours
07 février 2012
par Kamel Beniaiche
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Les importantes chutes de neige enregistrées dans la nuit de dimanche à lundi ont accentué la déprime de centaines de familles des villages du nord de la wilaya, notamment à Aït Tizi, Draâ Kebila, Bousselam, Bouandes, qui sont restés isolés.
L’incapacité des équipes chargées du désenclavement de ces localités coincées, pour certaines d’entres elles, par plus de 2,5 mètres de neige, a attisé le désarroi des habitants, dans ces régions où le manque d’énergie et de vivres se fait cruellement sentir. Pour l’illustration, les habitants de Tizin Taga, une bourgade dépendant d’Aït Tizi, une commune située à plus de 85 km au nord de Sétif, sont privés de gasoil, de gaz butane et d’électricité depuis une semaine. La situation est presque identique à Tarzout, Izatiten et Takseur, des mechtas dépendant de Bouandes, où l’épaisseur de la neige atteint par endroits les 2 mètres. Le célèbre douar des Aftis (Bouandes) où l’armée française a perpétré un véritable carnage un certain 8 mai 1945, est lui aussi isolé.
Les fortes précipitations n’ont pas arrangé les affaires des habitants de Adjissa, Mordj-Assmen, Ouled Saïdi, Khennancha (Draâ Kebila) cloîtrés chez eux depuis plusieurs jours. «De nombreux insuffisants rénaux de Beni Ouartilane, Bouandas et Maoklane qui devaient se rendre hier à l’hôpital de Bougaâ pour être dialysés n’ont, tout comme d’autres malades chroniques, pas pu se déplacer», nous ont confié des habitants de la région joints par téléphone. Ces derniers crient leur colère ; ils pointent du doigt les autorités locales qui n’ont pas, selon eux, jugé utile de faire appel aux forces aériennes de l’ANP pour acheminer des vivres dans les zones enclavées des communes d’Aït Tizi et Nawal M’zada, pour ne citer que ces deux localités où la neige a dépassé les 2,5 mètres d’épaisseur, et à Tizinmel, où les habitants sont privés de tout.
«Comme il est quasi impossible d’atteindre par voie terrestre certains villages d’Aït Tizi et Nawel M’zada, l’intervention des hélicoptères de l’ANP est seul moyen pour venir en aide aux habitants isolés», ont ajouté nos interlocuteurs. Les habitants de Ghaboula (Aïn Lagradj), qui n’ont pas mis le nez dehors depuis plus de cinq jours, manquent cruellement de produits alimentaires, d’électricité et de gaz. Bloqués depuis plusieurs jours, les citoyens de Berbache dépendant de Oued El Berd ont eux aussi crié leur désarroi : «Les fonctionnaires de la politique qui ne se soucient que de leurs intérêts et privilèges n’ont rien fait pour atténuer les souffrances d’une population abandonnée. On se rappelle de son existence qu’à l’approche des échéances électorales. Ces gens-là n’ont pas intérêt à venir prêcher la ‘bonne parole’ à la prochaine campagne des législatives qui avancent à grands pas.»
Pour avoir de plus amples informations sur la situation prévalant dans la commune, nous avons contacté le président de l’APC de Aïn Lagradj, qui a bien voulu nous éclairer : «Malgré la mobilisation de 4 rétrochargeurs, une niveleuse et deux tracteurs, on n’a pas pu venir à bout de cette tempête de neige qui sévit depuis plus de neuf jours. Mobilisés H24, les travailleurs de la commune font de leur mieux pour dégager les chemins toujours bloqués à Ghaboula, Ouesser, Kouba, Tilataouine et Izazen, où la neige atteint 1,8 mètre d’épaisseur. La panne de courant a plongé une partie de Benihaffed dans le noir. Le blocage de la route a obligé une parturiente de Tighlit à accoucher chez elle, avec les risques que cela induit.»
La colère gronde
L’on apprend par ailleurs que les axes routiers reliant la wilaya de Sétif à celle de Béjaïa sont coupés au niveau de Bouandas, Boussellam, Aïn Lagradj et Bougaâ. Les mauvaises conditions sont à l’origine d’un grave accident qui s’est produit hier matin à Aïn Azel. Assurant la ligne El-Hamma-Ain Azel, un bus qui avait à son bord 17 voyageurs s’est renversé sur la chaussée glissante ; l’accident a fait 8 blessés dont 2 grièvement touchés. Notons que la dégradation des conditions climatiques qui se poursuivra, selon les services de la météo de l’aéroport (toujours fermé), jusqu’à mercredi, a été fortement ressentie au niveau du chef-lieu de wilaya où la circulation a été perturbée hier matin. Des coupures de l’alimentation en gaz naturel ont été enregistrées dans de nombreuses cités de la ville. Les différents établissements de l’éducation nationale ainsi que les trois campus de l’université Ferhat Abbès de Sétif sont restés fermés.
«L’Algérie ne doit pas s’exonérer de toute évolution»
07 février 2012
par Madjid Makedhi
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«Il y a environ un an, j’ai été invité par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française. Un certain nombre de parlementaires voulaient me faire dire qu’après Ben Ali, Bouteflika va tomber. J’ai dit que chacun a ses spécificités dans ce Monde arabe», a déclaré hier Xavier Driencourt lors d’une conférence-débat à Alger.
L’Algérie a ses spécificités, mais cela ne veut pas dire qu’elle doit s’exonérer de toute évolution», a déclaré l’ambassadeur de France à Alger, Xavier Driencourt. Intervenant lors d’une conférence-débat organisée, hier à Alger, par le quotidien Algérie News, le diplomate français estime qu’ «il y a bien une demande de changement dans le pays à laquelle les autorités algériennes ont répondu avec les réformes d’un certain nombre de textes législatifs». Il distribue, dans ce sens, de bonnes notes au gouvernement algérien qui, selon lui, «suit le processus de réformes à son propre rythme».
Révélant le contenu d’une discussion qu’il a eu, au début des révoltes en Tunisie et dans certains pays arabes, avec des membres de l’Assemblée populaire française, Xavier Driencourt affirme qu’il avait défendu l’idée qu’«il n’y aura pas d’effet domino et que chacun des pays de la région a ses propres spécificités». «Il y a environ un an, j’ai été invité par la commission des affaires étrangères de l’Assemblée nationale française. Un certain nombre de parlementaires voulaient me faire dire qu’après Ben Ali, Bouteflika va tomber. Je me suis inscrit en faux contre cet amalgame. J’ai dit que chacun a ses spécificités dans ce Monde arabe (…) Un an après, je constate que finalement j’avais raison», dit-il.
Les autorités algériennes, ajoute-t-il, ont lancé un certain nombre de chantiers de réformes de textes législatifs que «nous suivons avec beaucoup d’attention et beaucoup d’intérêt». «Il y a aussi des engagements des autorités algériennes pour garantir la transparence des prochaines élections législatives. L’Algérie suit son rythme de réformes. Ce ne sont pas forcément les mêmes réformes qu’en Egypte ou en Tunisie. Chacun a son propre agenda. En tout cas, personne, en ce début de l’année 2012, ne peut souhaiter à l’Algérie un scénario égyptien, libyen ou syrien», précise-t-il. L’ambassadeur revient, dans la foulée, sur les relations bilatérales algéro-françaises qui, selon lui, «sont entrées dans une nouvelle phase de réchauffement après avoir traversé une zone de turbulences durant la période de 2008-2010».
Le processus de rapprochement enclenché par l’envoyé spécial du président Sarkozy, Jean-Pierre Raffarin, s’est soldé, enchaîne-t-il, par «une dynamique importante» qui a permis de résoudre un certain nombre de dossiers.
Contrôle des Algériens au retour : «Une procédure ancienne»
«A l’arrivée de M. Raffarin, il y avait 12 dossiers qui sont posés sur la table. Aujourd’hui, 10 ont été réglés. Il ne reste plus que ceux relatifs à l’usine Renault, Lafarge et Sanofi», argumente-t-il. Au sujet de l’éventuelle implantation d’une usine Renault pour la production des véhicules en Algérie, il précise que «les négociations avancent bien». «Il est, toutefois, naturel que ces discussions prennent du temps, comme ce fut le cas pour l’installation de l’usine Renault au Maroc où l’accord n’a été conclu qu’après trois années de pourparlers», ajoute-t-il.
S’agissant de la question de la circulation des personnes, le diplomate français s’est réjoui de la baisse du nombre de refus de visas en 2011 : «A Alger, sur 128 000 dossiers déposés, 100 000 visas ont été accordés avec un taux de refus qui est en baisse de 28%. Il y a aussi une hausse considérable de visas de circulation qui représentent plus de 40% des sésames accordés. Nous avons ici décidé d’introduire des facilités pour les avocats, les dentistes et les étudiants.» Interrogé sur le système de contrôle imposé pour un certain nombre de citoyens algériens à la fin de leur séjour en France en les obligeant à présenter leur carte d’embarquement, Xavier Driencourt affirme que «c’est une ancienne procédure». «Il y a des contrôles dans les consulats en Algérie et dans des consulats français dans un grand nombre de pays. Il y a eu un rapport publié par le Sénat en 2007 qui a donné instruction au gouvernement de procéder à des contrôles systématiquement.
Nous n’avons pas appliqué cela. La mesure porte sur très peu de personnes. Cela ne concerne pour Alger que 4,25% des personnes qui ont obtenu les visas. Il y a un certain nombre de cas sur lesquels nous pouvons avoir des doutes. Mais nous leur avons fait confiance, tout en leur demandant de présenter leur carte d’embarquement à leur retour», indique-t-il, précisant que cette procédure a été publiée sur le site de l’ambassade en août 2007. Revenant sur la demande du juge français, Marc Trévidic, de procéder à l’autopsie des crânes des moines de Tibhirine, l’ambassadeur explique que «c’est une procédure judiciaire qui sera traitée dans le cadre d’un protocole judiciaire signé entre l’Algérie et la France».
Retour progressif à la normale
07 février 2012
par El Watan - Actualité
dans Actualité
Bloqués depuis deux jours par la neige, les usagers de la gare routière d’Alger ont enfin pu hier rejoindre leurs proches. Toutes les grandes lignes ont repris le travail hier matin.
L’affluence qu’a connue la gare du Caroubier, notamment le week-end, semble avoir légèrement baissé. Environ 6500 voyageurs ont été recensés à 15h30. De l’avis de Mustapha Arradji, directeur de l’agence d’Alger, le nombre de voyageurs enregistré est proche de la moyenne habituelle. D’habitude, la gare routière d’Alger enregistre 13 à 15 000 voyageurs/jour. D’après ce directeur, ce chiffre pourra être atteint d’ici minuit : «Il reste encore 150 départs d’ici minuit. Le nombre doit arriver à 12 ou 13 000 voyageurs.» En effet, hier jusqu’à 15h30, il y a eu 42 départs sur les 72 programmés vers les régions du sud du pays. Tandis que pour l’Ouest, sur les 84 programmés, 52 ont été effectués.
Pour la région de l’Est, sur les 97 départs prévus hier, 41 bus ont déjà pris la route vers 15h. «Le transport routier a tendance à augmenter. Plusieurs départs ont été prévus pour ce soir (hier, ndlr)», souligne M. Arradji. Pour la ligne Alger-Tizi Ouzou, l’axe qui connaît une forte affluence, le trafic a repris. Mais d’après un représentant du Syndicat national des transporteurs, les régions de Aïn El Hammam, Larbaâ Nath Irathen et d’Aghrib demeurent toujours bloquées. Ce qui se répercute automatiquement sur le transport de l’axe Alger-Tizi Ouzou. Il convient de souligner que durant la journée de samedi, cette ligne n’a enregistré que 415 voyageurs.
Alors que durant la journée de dimanche, aucun départ vers Tizi Ouzou n’a été effectué.
Durant ces deux jours, la baisse du trafic était très importante. Ainsi, plus de la moitié des départs vers les différentes wilayas ont été annulés. Environ 129 départs. «Tous les bus qui passent par Médéa ont été annulés, la route étant coupée au niveau de cette wilaya. Certains bus ont donc rebroussé chemin à partir de cette ville. Tandis que d’autres n’ont même pas osé faire le voyage. Les voyageurs ont été remboursés à 100%», affirme M. Arradji. Même constat pour le trafic aérien. Au niveau de l’aéroport international d’Alger, hier c’était le retour à la normale. Aucune annulation n’a été enregistrée pour les vols programmés hier matin, après deux jours de fortes perturbations. «L’amélioration des conditions météorologiques enregistrées ce matin (hier, ndlr) nous a permis d’effectuer normalement nos vols nationaux et internationaux», a expliqué la responsable de la communication de la compagnie.
Et d’ajouter : «Si la météo reste moyenne, la centaine de vols que nous avons programmés pour aujourd’hui (hier, ndlr) seront effectués.» Cette responsable estime «très difficile» d’accomplir les vols en partance et en provenance de certains aéroports des régions nord-est du pays comme Sétif, Batna et Constantine.
Les difficultés sont dues au verglas qui couvrent toujours les pistes d’atterrissage. Faut-il rappeler que 116 vols nationaux et internationaux ont été annulés durant les journées de samedi et dimanche à l’aéroport d’Alger. Samedi dernier, les autorités aéroportuaires ont fermé partiellement les aéroports de Sétif, Batna et Constantine.
Les villageois tentent de se mobiliser
07 février 2012
par Hafid Azzouzi
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Les citoyens de plusieurs villages de la wilaya de Tizi Ouzou sombrent dans l’isolement, notamment en haute montagne où les conditions sont très difficiles.
«C’est vraiment la mobilisation totale dans la région. Nous essayons de soutenir les personnes qui procèdent au déneigement. J’ai passé une nuit blanche. Nous avons tout fait pour libérer au moins la RN15 qui relie Aïn El Hammam à Iferhounene via Abi Youcef, afin de pouvoir acheminer le gasoil, car nous étions vraiment presque en rupture de stock. Les engins allaient s’arrêter. Maintenant, nous avons un brin d’espoir de désenclaver les villages si la neige cesse de tomber», nous a expliqué M. Hammi, président de l’APC d’Abi Youcef, une commune qui a enregistré, dimanche soir, le décès d’un jeune homme de 30 ans, surpris par une avalanche au village de Tizi Oumalou. Les maires se sont retrouvés, d’ailleurs, seuls avec leurs populations face à cette situation très difficile.
C’est le cas de celui d’Illiltene, en haute montagne, qui signale que les villageois manquent de denrées alimentaires et de gaz butane. «Le col de Chellata est toujours fermé à la circulation, alors que la plupart de nos commerçants s’approvisionnent à partir d’Akbou et Tazmalt. Nous avons pu ouvrir l’axe du CW253, mais avec des avalanches incessantes de neige», précise Ramdane Rezeoug. Et d’ajouter : «Nous essayons de l’ouvrir à chaque fois pour permettre l’évacuation, par des véhicules tout-terrain, des malades vers la polyclinique d’Iferhounene. Nous procédons au déneigement des routes avec quatre engins, mais c’est insuffisant vu la hauteur de la neige qui atteint, dans certains villages, 1,5 m. Le manque de gaz butane commence à se faire sentir, nos camions de transport de gaz sont bloqués à Aït Yahia. La situation reste toujours difficile.»
Dans la même daïra, à Iferhounene, la situation est maîtrisable, selon le président de l’APC qui estime que ses concitoyens ne manquent de rien : «Ici, tout va bien. Les routes sont ouvertes vers toutes les localités, même Tirourda, le plus haut village, est accessible. Nous avons évacué des malades et nous avons bien travaillé pour que le citoyen de la commune ne soit pas pénalisé. Nous avons bien pris en charge nos citoyens», nous dira le maire d’Iferhounene, alors que ses collègues d’autres APC affichent leur appréhension de la persistance des intempéries qui ont mis leurs localités dans un enclavement sans précédent. C’est le cas d’Akbil, dans la daïra de Aïn El Hammam, où les villageois vivent le calvaire avec les fortes intempéries qui ont bloqué cette région nichée au pied des monts du Djurdjura.
A Iboudrarene, les habitants d’Aït Allaoua nous ont fait part de leurs souffrances en ces journées exceptionnelles : «On est abandonnés. Le village est enclavé. Il n’y a ni gaz, ni pain et ni autres produits de première nécessité. Les citoyens procèdent au déneigement des routes avec les moyens de l’APC, mais sans parvenir à dégager la chaussée, car les chutes de neige sont incessantes. On rend hommage au président de l’APC d’Iboudrarene qui est toujours avec nous en ces moments difficiles surtout pour l’évacuation des malades. Il est toujours sur le terrain jusque tard dans la nuit. Où sont les autres responsables de l’administration ? Notre population est livrée à elle-même.
C’est la fin de tous nos stocks en vivres et de gaz butane. On ne sait pas quoi faire si cette situation dure encore», clament des citoyens de cette bourgade sise dans la montagne, presqu’à la limite entre les wilayas de Tizi Ouzou et de Bouira.
En l’absence des pouvoirs publics, les populations sont livrées à leur sort. A Aït Bouadou, les habitants de cette commune de la daïra des Ouadhias, à 40 km au sud de Tizi Ouzou, ont entrepris une opération de volontariat général pour «sortir du ghetto». A Aït Zikki, Bouzguène, Azazga, Ifigha, Yakourène, les citoyens sont toujours bloqués et subissent de plein fouet les aléas de la neige en cette période de froid glacial, surtout avec des coupures d’électricité. Idem dans la commune d’Idjer, à 60 km à l’est de Tizi Ouzou, et à Agribs où des villages entiers sont privés d’électricité, comme Tamassit et Agraredj. Le problème des coupures d’électricité se pose aussi à Iflissen depuis vendredi.
A Beni Zmenzer, dans la daïra de Beni Douala, un homme de 55 ans a été retrouvé, hier matin, mort par asphyxie au monoxyde de carbone. Par ailleurs, aucun moyen d’obtenir des informations sur les mesures prises par l’administration afin de venir en aide aux citoyens qui ne cessent de réclamer des secours, notamment en haute montagne ; rien n’a été communiqué par les services de la wilaya ni par la cellule de crise qui, dit-on, a été mise sur pied. «Les citoyens sont livrés à eux-mêmes en l’absence des pouvoirs publics», tels sont les propos de plusieurs villageois.
«Les Algériens doivent s’adapter aux extrêmes climatiques»
07 février 2012
par Fatima Arab
dans Actualité
L’Algérien doit s’adapter aux conditions climatiques qui peuvent varier. L’Algérie se situe dans une zone de «variabilité climatique» due aux impacts des changements climatiques que connaît désormais le monde, explique Djamel Boucharf, climatologue à l’Office national de météorologie (ONM).
Ainsi, après avoir eu un mois de janvier relativement sec avec des températures printanières, nous avons droit à une vague de froid, à de la neige et à des précipitations importantes, notamment à l’est et au centre du pays. «Nous avons eu déjà des vagues de froid importantes. En 2005, l’Algérie a été frappée par une vague de froid intense avec des températures négatives allant jusqu’à -14° à El Bayadh. Avec ce que nous avons vécu ces derniers jours, la neige est abondante, mais le froid n’a pas atteint les seuils de 2005», fait remarquer M. Boucharf.
Le climatologue rappelle également la vague de froid enregistrée en 1956 : «Nous sommes en train d’assister, ces jours-ci, à des chutes exceptionnelles en matière de volumes, mais les mêmes concernant l’intensité du froid que celles des épisodes précédents. C’est désormais dans la variabilité climatologique que nous nous classons.» Les Algériens doivent donc s’habituer à cette situation. Les pouvoirs publics doivent aussi prendre cette donne en compte, notamment pour les projections en matière de développement socioéconomique et de vulnérabilité des activités.
Les risques doivent également être pris en considération, en se référant à la vision du climatologue, qui s’est déjà exprimé sur la question, réclamant plus de moyens de veille et d’observation pour éviter des catastrophes. M. Boucharf préconise de prendre en compte «ces bouleversements» tout en se préparant à leur impact. L’ONM diffuse, à chaque fois que telle situation est prévue, un BMS (bulletin météo spécial), pour prévenir les parties compétentes afin d’éviter toute perte humaine ou dégât matériel.
Des familles obligées de se chauffer au bois
07 février 2012
par El Watan - Actualité
dans Actualité
Aïn El Melha, l’un des plus denses bidonvilles de la capitale, qui totalise 3000 gourbis, il n’y a que le bois pour contrer le froid sibérien.
La saison hivernale a enregistré cette année d’importantes chutes de pluies. Si la neige de ces trois derniers jours a procuré de la joie aux enfants, elle n’a pas été clémente avec des milliers de familles habitant dans des bidonvilles.
Les températures négatives ont obligé les pères de famille à trouver mille et une solutions pour parer au froid glacial. Les coupures d’électricité et la raréfaction des bouteilles de gaz butanes les ont contraint à chercher du bois pour se réchauffer.
A Aïn El Melha, l’un des plus denses bidonvilles de la capitale, qui totalise 3000 gourbis, il n’y a que le bois pour contrer le vent sibérien.
«Faute de butane, nous avons été obligés de chercher du bois pour chauffer la maison», raconte Riad, la trentaine, marié et père de deux enfants. Il vit à Aïn El Melha depuis le début des années 1990. Aux abords du bidonville se situe le marché de Aïn Naâdja, qui donne une apparence de vie normale au quartier. Mais en sillonnant le dédale de Aïn El Melha, on se rend compte que l’image d’une Algérie aisée financièrement est fausse.
Les autorités ne cessent de répéter que le pays repose sur 180 milliards de dollars de réserves de change… Comme dit l’adage, «le malheur des uns fait le bonheur des autres» ; des commerçants profitent de la conjoncture. «La neige n’a pas été tendre avec nous. Les épiciers n’ont pas ramené suffisamment de butanes. Il paraît qu’il y a pénurie. Ceux qui en vendent ont augmenté les prix de 250 à 300 DA», témoigne, sous son burnous, Sahraoui, âgé de 35 ans.
Pire que cela, ajoute-t-il, «nous n’avons pas eu d’électricité ces deux derniers jours. A la maison, nous nous sommes entassés pour créer de la chaleur».
L’intérieur des gourbis est envahi par l’humidité. En outre, les toitures en éternit (produit cancérogène car contenant de l’amiante) n’ont pas retenu toute l’eau.
«J’ai passé les deux dernières nuits à dégager l’eau à la main, avec un frottoir et une serpillière», déplore Riad. Il nous conduit à une autre baraque où réside une famille composée des grands-parents, des enfants et des petits-enfants. «Regardez, la maison est au bord de l’effondrement. Le toit risque de tomber sur nos têtes à n’importe quel instant. Chaque année, nous le réhabilitons, mais c’est une histoire sans fin.
Un gourbi reste un gourbi», raconte la maîtresse des lieux, une vieille dame de plus de 70 ans.
«Tous mes enfants et mes petits-enfants sont atteints d’asthme, d’autres de rhumatismes, tellement le taux d’humidité est élevé. Toutes les familles à Aïn El Melha sont malades. La tuberculose sévit toujours», poursuit-elle. Plus au sud, El Oued est un autre bidonville, distant de Aïn El Melha d’environ 800 mètres. Une mère de famille nous aborde : «Mon père a travaillé 30 ans au journal El Moudjahid. Comme il ne pouvait pas s’offrir un appartement, il n’a eu d’autre choix que de construire une baraque.
Nous avons constamment peur des fortes chutes de pluies, car nous risquons tous emportés par les flots. Il faut le reconnaître, il y a ceux qui méritent d’être relogés, d’autres non, puisqu’ils sont déjà propriétaires de logements et viennent ici nous parasiter. Depuis le début 1990, aucun responsable n’est venu nous voir pour nous annoncer une bonne nouvelle. Pourquoi tant de familles ont été relogées alors que nous avons été recensés avant elles ? Il y a un manque de transparence dans la livraison des logements. Nous nous sentons marginalisés !»
Gambie – Algérie : Belhadj demande à être dispensé
07 février 2012
par Tarek Aït Sellamet
dans Sport
Le défenseur international de la formation qatarie d’Al Saad, Nadir Belhadj, a demandé au sélectionneur national, Vahid Halilhodzic, de le dispenser du prochain déplacement des Verts à Banjul, la capitale gambienne, pour affronter la sélection locale, le 29 février prochain, en match aller comptant pour le deuxième tour des éliminatoires de la CAN 2013, a annoncé la Fédération algérienne de football (FAF), hier sur son site internet.
L’ex-défenseur de Portsmouth et de l’Olympique de Lyon, et à en croire la Fédération algérienne, s’est entretenu, avant hier dimanche, avec le technicien bosnien, Vahid Halilhodzic, où il lui a demandé de ne pas le convoquer pour ce déplacement à Banjul, en évoquant des raisons familiales. Pour l’heure, ni la FAF ni le sélectionneur national n’ont pris de décision concernant la non-convocation de Nadir Belhadj pour ce premier match des éliminatoire de la CAN 2013, même si certaines sources parlent d’une défection quasi-certaine du défenseur latéral, actuellement préoccupé par un problème d’ordre familial, relatif à la récente plainte déposée à son encontre, en France, par son ex-femme qui l’accuserait de bigamie.
Le sélectionneur national, pour sa part et en perspective de ce déplacement à Banjul, où les Verts disputeront leur premier match officiel de cette nouvelle année 2012, devrait rendre publique dès la semaine prochaine la liste des joueurs concernés par cette confrontation face à la Gambie. Une liste qui ne comptera pas plus de 24 joueurs et qui devrait néanmoins comporter quelques surprises de taille, à en croire certaines indiscrétions.
