Politique

Le RCD suspend ses activitées au parlement

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Source: http://www.rcd-algerie.org/details_article.php?Rid=37&Aid=1389

 

Lettre au Président de l’Assemblée Nationale

Publié: 08/06/11

Depuis le mois de janvier 2011, le peuple algérien exprime quotidiennement sa colère et son indignation. Les lois sont régulièrement violées et les libertés bafouées, des parlementaires sont agressés et des citoyens sont humiliés sans que l’Assemblée n’ait osé assumer la moindre de ses missions. Malgré de multiples interpellations de notre groupe, vous n’avez pas daigné répondre ni encore moins réagir préférant avaliser les injonctions d’un exécutif prédateur.

Pour condamner ce silence et réhabiliter le minimum de crédibilité due à la fonction parlementaire, nous avons décidé de suspendre nos activités dans une enceinte qui n’en finit pas de sombrer dans la servilité et la complicité dans la désintégration de la nation. Cette décision a été avalisée par notre conseil national tenu le 03 juin 2011.

En conséquence, vous voudrez bien prendre acte de cette position et procéder, dès réception de cette correspondance, au remplacement des parlementaires du RCD exerçant des responsabilités dans les commissions ou la vice présidence de votre Assemblée.

 

Alger,le 07 juin 2011

Atmane Mazouz

Président du groupe parlementaire

SAADI demasque le regime Algérien

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http://www.dailymotion.com/video/xh7ebs

La dictature est convertible en démocratie

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C’est habillé en démocrate qu’Ouyahia s’est rendu chez Bensalah. Un moment de consultations ! Entre leaders du RND. Et Bensalah, qui, pour la circonstance, fit semblant d’ignorer ce que pense Ouyahia et ce qu’est le RND, a appris de son secrétaire général qu’il était pour un mandat présidentiel renouvelable une seule fois.

À sa sortie de consultation, Ouyahia n’a pas dit s’il a redit au général Touati qu’il n’était pas pour “la démocratie des blindés”. Sûrement parce que dans le système, il suffit de troquer le treillis contre le costume, et on n’est plus militaire. Ne nous a-t-on pas expliqué qu’avec Zeroual, nous avions enfin un ministre de la Défense civile ?!

Voici ce que disait Ouyahia, au nom de tout le RND, fin janvier 2008, à propos de la limitation des mandats de président de la République : “Les questions portant sur la révision de la Constitution et un troisième mandat pour notre « frère » Bouteflika ont été débattues et tranchées les 13 et 14 janvier, lors de la tenue du conseil national du parti, et cela a été mentionné dans la résolution finale sanctionnant les travaux du conseil national.”

En septembre de la même année, le chef du RND confirmait : “Nous soutiendrons le frère Abdelaziz Bouteflika au cas où il se présenterait pour un autre mandat, candidature que nous souhaitons, de même que nous mobiliserons toutes nos potentialités en faveur de sa campagne électorale pour un troisième mandat et la machine électorale (du RND) sera à sa disposition.”

Dommage que le rapport d’enquête parlementaire sur la fraude électorale est encore enterré : sinon on aurait su ce que veut dire “machine électorale”, quand il s’agit du système, en général, et du RND, en particulier. Bensalah a appris aussi d’Ouyahia que celui-ci était pour un gouvernement comptable de ses actions devant le Parlement. Et non l’inverse comme aujourd’hui.

Jusqu’ici, le sérail a toujours été verbalement peuplé de démocrates. Ce qui est nouveau, dans ces consultations, c’est que les leaders représentatifs du système antidémocratique national se mettent à détailler les figures imposées de l’exercice démocratique sous la future constitution. Mais deux mandats, c’est précis.

Deux mandats ? Deux pauvres mandats ? Même si on tombe sur un président irremplaçable, comme l’ont été tous les présidents, avant qu’ils ne soient remplacés ? Et Belkhadem, Ouyahia, Bensalah, Ziari et les autres seraient d’accord avec ce reniement “systémique” ?

Avec ces consultations, où le régime désigne les consultants et les consultés, on comprend pourquoi la démocratie maison n’a jamais admis l’utilité de l’opposition et de la contestation : la classe politique homologuée par le système est convertible. Elle peut gérer un mandat à vie ou une alternance forcée, organiser la fraude ou cultiver la transparence, s’épanouir dans l’arbitraire ou se soumettre au contrôle populaire.

Le personnel étant convertible, et les meubles aussi, pourquoi alterner les pouvoirs ? Un même pouvoir avec des natures alternées.

On peut donc concevoir que, sous la future constitution, la constitution démocratique, celle de la deuxième République — comme veut l’appeler Louisa Hanoune qui, comme chacun sait, est pour le changement… de quota — Bouteflika ne pourra faire qu’un mandat ou, tout au plus, deux mandats.

LA condamnation de l’Algérie pour disparitions forcées

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Le comité des droits de l’homme de l’ONU a, pour la septième fois, condamné l’Algérie pour disparition forcée pendant la décennie noire.

Avec l’entrée en vigueur de la convention internationale sur les disparitions forcées, l’étau se resserre autour de l’État algérien qui interdit aux familles de disparus toute action judiciaire et toute recherche de la vérité.

 

Il y a presque dix-sept ans jour pour jour, le 30 mai 1994, au cœur de la période la plus sanglante de la décennie noire algérienne, Brahim Aouabdia, 41 ans et père de six enfants, était arrêté dans son atelier de tailleur de pierre par des policiers à Constantine. Il ne devait plus jamais donner signe de vie.

Meriem Zarzi vécut alors l’horreur des femmes de disparus mais jamais ne lâcha prise pour retrouver son mari et connaître la vérité. Le comité des droits de l’homme des Nations unies a, par sa décision du 22 mars dernier, rendue publique fin mai, donné pleinement raison à la plaignante, représentée par l’association suisse de lutte contre l’impunité Trial (« Track Impunity Always »).

Les injonctions du comité onusien

Dans sa délibération, le comité onusien demande à l’Algérie de « mener une enquête » sur la disparition de Brahim Aouabdia, « de le libérer s’il est toujours détenu au secret » ou « de restituer sa dépouille », de poursuivre les responsables et d’indemniser sa famille.

« Certes, cette décision n’est pas juridiquement contraignante, tempère Me Patrick Baudouin, avocat pour la Fédération internationale des droits de l’homme. Pour autant, si l’on en juge par les pressions qu’exercent les autorités algériennes au sein des instances onusiennes pour entraver ces plaintes et éviter toute condamnation, ces décisions de principe ont du poids. » (Lire la suite…)

Chadli,Mehri et Aît Ahmed seront consultés

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8 Mai 45: Les Algériens attendent toujours les excuses de la France

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Le corps de Ben Laden jeté à la mer

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Peut-on faire du neuf avec du vieux ?

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Bensalah désigné pour conduire les consultations avec les partis politiques

Un cacique aux commandes des réformes !

 

Issu du gotha de la famille révolutionnaire, il a toujours fait partie des hommes forts du pouvoir. Il a toujours répondu à l’appel du “chef”.

 

En Algérie, il est presque écrit : on ne change jamais d’équipe qui… perd ! et, encore moins les personnes. Cette logique vient d’être confirmée, encore une fois, par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en désignant, lundi, Abdelkader Bensalah, second personnage de l’état, en sa qualité de président du Sénat, pour “la conduite des consultations avec les partis politiques et les personnalités nationales”, afin d’asseoir les énièmes réformes annoncées. Autrement dit, celui-là même qui fut porte-parole, il y a déjà près de 20 ans, de la commission de dialogue national (CDN) qui a conduit, en janvier 1994, Liamine Zeroual à la tête de l’état. (Lire la suite…)

Abdelkader Bensalah pour piloter les réformes

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Le chef de l’État a également chargé le gouvernement de préparer les projets de loi organiques relatifs au régime électoral, aux partis politiques et à la place de la femme dans les assemblées élues.

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L’assassinat de Ahmed Kerroumi: Le silence de la justice alimente les suspicions

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L’affaire du professeur Kerroumi, retrouvé mort le 23 avril après plusieurs jours de disparition dans les locaux du MDS à Oran, prend de l’ampleur. Le silence des pouvoirs publics a alimenté la circulation d’informations non vérifiées et contradictoires et de toutes sortes de rumeurs.

 

C’est dans ce contexte que le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à la liberté d’opinion et d’expression, Frank La Rue, a fait part, hier après-midi, de son «indignation et sa tristesse» devant ce qu’il n’hésite pas à qualifier de «meurtre». Dans un communiqué du Haut-Commissariat aux droits de l’homme des Nations unies diffusé hier sur le site de cette instance, le rapporteur onusien parle ainsi de «meurtre tragique et totalement inacceptable».«Selon les informations que j’ai reçues, M. Kerroumi aurait reçu plusieurs blessures à la tête, ce qui me porte à croire que cet acte est arbitraire», ajoute-t-il. S’appuyant toujours sur des informations qui lui sont parvenues d’Algérie, le rapporteur évoque l’existence «d’un véhicule avec quatre hommes à son bord qui est resté devant le bureau de M. Kerroumi pendant quatre jours avant le meurtre.» «La voiture n’est plus réapparue depuis», relève-t-il.

 

L’expert de l’ONU invite le gouvernement algérien à mener «l’enquête la plus détaillée et indépendante qui soit sur ce meurtre tragique afin de traduire ses auteurs en justice». «Une telle action, continue-t-il, couplée à une condamnation publique de la part du gouvernement, est indispensable pour garantir que cet acte odieux n’aura pas d’effet dissuasif sur la liberté d’expression dans tout le pays», estime le rapporteur onusien.

Enfin M. La Rue conclut en déclarant vouloir suivre de près tous les développements relatifs à ce cas, «et cela y compris avec les autorités algériennes».

Pour rappel, lors de sa visite en Algérie du 10 au 17 avril dernier, à l’invitation du gouvernement, M. La Rue a eu à rencontrer le professeur Kerroumi, lors d’une réunion avec la société civile, le 15 avril à Oran.

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