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Libye: violents affrontements fait au moins 24 morts

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La police bloque la marche anti-system

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Algérie: 2.000 manifestants forcent le cordon policier mais sont bloqués

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ALGER — Quelque 2.000 manifestants appelés à une marche interdite samedi à Alger pour « changer de système », parmi lesquels l’islamiste du FIS (dissous) Ali Belhadj, ont réussi brièvement à forcer l’important dispositif des forces de l’ordre avant de se retrouver à nouveau bloqués, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Des échauffourées entre ces manifestants –800 selon la police, 2.000 selon les journalistes sur place– et les forces de l’ordre ont éclaté bien avant le début de la marche prévue à 11H00 (10H00 GMT).

Nombre de manifestants ont été interpellés dont Fodil Boumala, l’un des fondateurs de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie (CNCD, formée de représentants des partis politiques, de la société civile et des syndicats autonomes). Celui-ci a envoyé un sms à un journaliste de l’AFP: « suis arrêté au commissariat en face de (l’hôpital) Mustapha ».

Un journaliste de l’AFP a été témoin de deux interpellations, dont celle d’un député du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), Othmane Maazouz.

D’autres journalistes ont indiqué avoir assisté à plusieurs interpellations, tandis que le président du RCD, Said Sadi, s’est indigné que « le doyen de la Ligue de défense des droits de l’homme algérien, Ali Yahia Abdelnour, âgé de 90 ans, ait été malmené » par les forces de l’ordre, a-t-il affirmé par téléphone à l’AFP.

Les manifestants criaient « Algérie Libre » en arabe ou « Le régime dehors! ».

Face à eux, une vingtaine de jeunes contre-manifestants criaient fort leur soutien au président Abdelaziz Bouteflika, criant « Bouteflika n’est pas Moubarak », en référence à la chute la veille du président égyptien Hosni Moubarak.

A Oran, la grande ville de l’ouest de l’Algérie où une manifestation a aussi été interdite par les autorités, un rassemblement a commencé sur la Place du 1er novembre et une dizaine d’interpellations ont déjà eu lieu, a rapporté un correspondant de l’AFP.

Les participants, au nombre de 400 à 500 personnes avant 11H00, comprenaient des artistes venus exprimer leur soutien et dénoncer la fragilité de leur statut. Vêtus de blanc en position de mime, deux d’entre eux, avec une croix rouge dessinée sur les lèvres, ont été interpellés.

Figure aussi parmi les interpellés à Oran, le correspondant du quotidien arabophone El Khabar, Djaafar Bensaleh, qui a répondu à un appel téléphonique de l’AFP dans le fourgon de la police.

A Bougie, en petite Kabylie, et plus loin à Annaba, principale ville de l’est algérien, la situation était calme, selon des correspondants de l’AFP.

La marche de samedi avait été annoncée par la CNCD dès sa création le 21 janvier dans la foulée des émeutes meurtrières contre la cherté de la vie du début de l’année, qui ont fait cinq morts et quelque 800 blessés.

Les autorités ont pris des mesures draconiennes avec près de 30.000 policiers déployés dans la capitale sur le parcours prévu des marcheurs de la Place du 1er mai jusqu’à la Place des Martyrs, distante d’environ 4 km.

Terrible ce que doit vivre le président Bouteflika ces dernières semaines

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Terrible ce que doit vivre le président Bouteflika ces dernières semaines. Il doit en vouloir à mort aux tunisiens. Pas gentil les tracas qui lui ont causé à lui et à ses homologues du Maghreb. Il ne sait pas où donner de la tête. A l’intérieur, sa légitimité est contestée, son bilan critiqué, ses ministres accusés, son frère écarté. A l’est, Ben Ali a fui le pays les poches pleines comme un voleur. A l’ouest, le courant n’a jamais vraiment passé avec Mohamed VI. Au sud, le Sahel est menaçant. Mais, le pire se trouve au nord, surtout en France.

L’opinion publique découvre incrédule, combien le gouvernement français, Janus à double visages, est capable de tourner casaque en un temps records. Les éloges et les discours dithyrambiques sur le dictateur tunisien et “son miracle économique”, ont laissé place des condamnations tous azimuts.

Cette volteface a déteint sur le reste des présidents vieillissants qui concourent à qui mieux mieux sur leur longévité au pouvoir. Tous, ou presque (le roi du Maroc, et les amis des monarchies du golfe sont épargnés pour l’instant), sont pointés du doigt aujourd’hui comme étant dictateurs et livrés en pâture à la vindicte autorisée des médias occidentaux.

Bouteflika, le sauveur de l’Algérie d’autrefois, comme se plaisait à le dépeindre son ami le journaliste Jean Daniel, celui qui a concouru pour le prix Nobel de la paix en 2008, est désormais fiché sur la liste des dictateurs à déboulonner et sa tête est mise à prix en Une du journal Libération, avec ce titre moquer : “Monde arabe. A qui le tour ?”.

Pis encore. Le très imparfait président Français se permet lui aussi de rire du président algérien en public, sous les yeux des caméras du monde entier à l’occasion G20. Une journaliste allemande, demande à Sarkozy si la France accepterait d’accueillir Bouteflika si jamais ce dernier subirait le même sort que Ben Ali. Triste fin de carrière pour Bouteflika. Des honneurs au déshonneur. L’histoire n’a pas encore fermer ses pages. Un espoir demeure. Bouteflika saura-t-il rebondir et réécrire la chute, ou lui tournera-t-il le dos comme il le tourne à son peuple ?

L’alternative du diable

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Le fait que la révolution tunisienne n’ait laissé aucune empreinte ni exhibé aucun signe d’une hégémonie islamiste ne semble pas suffire à rassurer contre l’épouvantail intégriste et sur les aspirations démocratiques des émeutiers. L’espace maghrébin et moyen-oriental est décidément voué au statu quo : à chaque fois qu’un des peuples de cet espace géopolitique se soulève pour réclamer qu’on lui ôte le bâillon, on “s’inquiète”, dans les autres capitales arabes mais aussi dans le “monde libre”, de voir le mouvement dépassé par l’hégémonie islamiste.
Au Moyen-Orient, au Maghreb, comme en Occident, les déclarations officielles assument à demi-mot, et donc à contrecœur, le fait accompli tunisien ; tous s’interrogeant sur le “risque” – et non la chance ! – d’un éventuel “effet dominos” de la révolution du Jasmin.
Parce que des pays au Maghreb, au Soudan, en égypte et en Jordanie sont dans des dispositions sociales, économiques, politiques et psychologiques proches de celles de la Tunisie, les concernés agitent le spectre de l’intégrisme à l’affût des états affaiblis.
Les concernés, mais aussi les puissances aux intérêts locaux bien compris.
Cette fois-ci, Israël a volé au secours du statu quo arabe. Et pas seulement parce que les deux régimes qui ont pactisé avec lui devraient être sur la trajectoire de l’onde de chute. Il suffit d’observer, d’abord, que c’est la normalisation politique du mouvement palestinien et l’irruption du projet islamiste dans ce mouvement qui sont à l’origine de sa déliquescence et de se rappeler ensuite que, depuis 1973, la “stabilité” des régimes arabes n’a pas empêché la poursuite du processus de colonisation, pour se convaincre de l’avantage stratégique qu’Israël tire objectivement de la pérennité des autoritarismes arabes. Comment s’étonner alors qu’un ministre israélien (du développement régional en l’occurrence) s’inquiète de voir ce qu’il appelle “le Moyen-Orient élargi” (jusqu’au Maghreb donc) devenir “une région instable” ? Et l’argument, partagé avec les conservatismes arabes, est tout trouvé. “Il y a aujourd’hui une grande crainte que les mouvements islamistes, qui jusqu’à maintenant étaient hors-la-loi, ne reviennent”, dit le ministre.
Netanyahou formule la même crainte : “Les gouvernements changent et nous ignorons ce qui se passera demain”, ajoutant que “nous ne pouvons pas signer un accord de paix aveuglément, car nous ignorons si cet accord sera honoré”.
Pour mériter sa disponibilité pour des accords de paix, les Palestiniens et les Arabes devront s’engager à conserver indéfiniment les régimes qui auront pactisé avec Netanyahou. Pour des accords, comme ceux déjà conclus avec l’égypte et la Jordanie, qui contribuent à la seule sécurité d’Israël, sans la moindre contrepartie en faveur des Palestiniens.
Israël, démocratie des Israéliens juifs exclusivement, trouve bien son compte dans l’étouffement des peuples arabes. Il s’accommode bien de pouvoirs personnels qui n’ont que leurs régimes et leurs intérêts à défendre. Et leur offre même, à son tour, l’argument “djihadiste” et unitaire de la “cause palestinienne” contre la démocratie qui “divise” et “affaiblit”. Paradoxale convergence de discours entre Occident, Arabes et Israël, contre “les gouvernements qui changent” et qui nous imposent de choisir entre la dictature ou l’islamisme.

Liberté.

Nessma TV brise le verrouillage médiatique sur les troubles en Tunisie

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Pour la première fois depuis le déclenchement des troubles à Sidi Bouzid, (centre-ouest de la Tunisie), une chaîne tunisienne privée, Nessma TV, a brisé le verrouillage médiatique en diffusant jeudi soir une émission spéciale sur ce mouvement de protestation sociale qui s’est propagé à la plupart des régions du pays, faisant deux morts et un blessé grave et engendrant de nombreuses arrestations.

Cette initiative, sans précédent dans les annales des médias tunisiens, dans le traitement des dossiers sensibles de l’actualité nationale, intervient au lendemain de la prise en main du secteur de l’information par un nouveau ministre, Samir Laâbidi. (Lire la suite…)

“Visa refusé”, une mention humiliante

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Ils sont nombreux les citoyens à se voir refuser l’octroi du visa Schengen. Non seulement les  8 000 dinars de frais ne sont pas remboursés dans le cas d’une réponse négative, mais la mention “visa refusé” est apposée sur le passeport dont le titulaire est fiché au niveau des services consulaires. Ce qui fait de lui un abonné au refus, à chaque fois qu’il renouvelle sa demande. Au niveau du ministère des Affaires étrangères, on vient enfin de réagir en envoyant une correspondance aux différentes représentations consulaires leur demandant de ne plus mettre la mention “visa refusé”, en cas de réponse négative.
Cette mention est considérée par le ministère des Affaires étrangères comme une marque d’humiliation à l’égard du demandeur qui subit une double peine : le refus et la mention infamante.

France: Une institutrice licenciée pour port du voile

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Air Algérie s’éloigne de la liste noire

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La compagnie qui était sous la menace de figurer dans la liste noire a convaincu la Commission le 10 novembre dernier qu’elle « était sur la bonne voie », a annoncé hier l’exécutif européen.

La Commission européenne qui avait donné un avertissement en juillet à Air Algérie a indiqué hier que la compagnie était sur la bonne voie pour éviter son inscription sur la liste noire des compagnies aériennes interdites de vol dans l’espace aérien de l’UE. Elle doit toutefois  » poursuivre ses efforts « . « Une mission d’assistance technique de l’UE se rendra en Algérie en février pour vérifier cela », a indiqué la Commission. « Les problèmes ne sont pas tout à fait résolus, mais les éléments fournis par les responsables d’Air Algérie ne sont pas négligeables », a-t-elle insisté.
Par ailleurs, la Commission a ajouté à la liste noire toutes les compagnies afghanes et la compagnie Mauritania Airways, jugées « pas sûres ».

Cheb Mami reste en prison

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La demande de libération conditionnelle de la star du raï Cheb Mami a été rejetée mardi 12 octobre, selon son avocat. Le chanteur, 43 ans, avait été condamné en juillet 2009 à 5 ans de prison pour tentative d’avortement forcé de son ex-compagne. Le chanteur algérien avait organisé en août 2005 la séquestration à Alger de cette femme, qu’il voulait voir avorter. Il est condamné pour « complicité d’enlèvement et de séquestration, violences aggravées et complicité d’administration de substances nuisibles ». (Lire la suite…)

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