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Les dictateurs sont de mauvais élèves
0Comme pour Kadhafi, cela commence par un projet de résolution condamnant la répression qu’il inflige à son peuple en révolte. Le compte à rebours est donc lancé pour Bachar Al-Assad.
Visiblement, Kadhafi, Al-Assad, Saleh et les autres dictateurs arabes encore en place ont médité la fin de Ben Ali et de Moubarak. Mais, si l’on en juge par la réaction de ces trois premiers, ils n’ont pas tiré la bonne leçon de l’épilogue des émeutes de Tunisie et d’Égypte.
Au lieu de se retirer suffisamment à temps pour économiser du patrimoine de leur pays et sauver des vies de concitoyens, ils ont pris le parti de s’accrocher à leur pouvoir quoi qu’il en coûte à leur nation.
En Libye, au Yémen et en Syrie, les dégâts sont immenses. Après avoir invariablement tenté la manœuvre des “réformes”, et devant la persévérance de la volonté populaire de changement, les trois chefs d’État ont, chacun à son tour, redoublé de brutalité dans la répression des soulèvements et ont, ainsi, successivement enfourché un processus morbide qui rend leur chute encore plus inéluctable. (Lire la suite…)
Ould Kablia ne sait pas (encore) ce que le citoyen attend de l’administration !
0C’est devant les walis que le ministre de l’Intérieur a annoncé le lancement d’une enquête nationale sur “les préoccupations et les attentes des citoyens” envers les administrations des wilayas, daïras et communes.
à la bonne heure ! On croyait le gouvernement averti des préoccupations et attentes citoyennes, tellement averti que, lorsque ceux-ci, se croyant incompris, viennent les exprimer sous les fenêtres du gouvernement, il leur envoie la troupe les tabasser, les arrêter, les ficher et, parfois, les juger et les emprisonner. Un simple avis de grève et la justice, si diligente en pareil cas, statue immédiatement à l’illégalité de l’initiative.
De quoi ont donc parlé les walis au ministre de l’Intérieur, s’ils ne savent pas encore ce que sont “les préoccupations et les attentes” de leurs respectifs administrés ?
La rencontre des médecins résidents a débouché sur la constitution d’un “comité des sages”.
La tripartite sur l’entreprise, qui a servi à emballer la relative reculade sur le Crédoc, s’est terminée par la mise sur pied de commissions et groupes de travail. La réunion des walis se termine sur un projet d’étude des aspirations citoyennes en matière d’administration locale.
Les problèmes sont toujours à étudier, rarement à résoudre. Là où il est besoin de solution, on oppose la méthode de résolution.Jusqu’aux velléités de réformes qui, autour de nous sont en cours de mise en œuvre, mais qui, chez nous, ont inauguré un laborieux cycle de consultations. Tout est bon pour passer le temps.
Mais Ould Kablia ne s’arrêtera pas là, à un sondage qui apprendra, enfin, aux autorités locales ce que leurs sujets attendent d’eux. “Le sondage aiderait à la création, au niveau des services d’accueil des administrations, d’un bureau chargé de suivre le traitement des requêtes et doléances des citoyens.”
Le ministre ne précise pas ce que fera le wali, le chef de daïra ou le maire pendant que ce bureau supervise l’efficacité du travail de leurs services. Car il ne s’agit pas de créer de simples bureaux de médiation, l’opération prévoit “le redéploiement du service public à travers le dimensionnement des bureaux devant être créés”, la détermination “des profils des personnels chargés de leur encadrement” et l’évaluation “des moyens humains et matériels à mettre en place, ainsi que les mécanismes d’action à y déployer”.
Il faut être ministre pour avoir besoin d’un sondage afin d’apprécier les carences du service public national. Il suffit pourtant d’entrer dans un hall de service de l’état-civil, de service d’identité ou de service social, toujours pleins comme un œuf et bruyants comme une gare de transfert, pour se rendre compte du déficit chronique de structures, d’organisation, de moyens et de qualification dans l’administration.
Ce n’est point la méconnaissance des insuffisances de l’administration qui en fait un calvaire pour les citoyens. La preuve : la même administration est d’une efficacité redoutable quand il s’agit, justement… d’empêcher les Algériens d’exprimer leurs doléances, d’organiser le soutien à un candidat officiel ou de coordonner le trucage des élections. Tout est question de volonté politique.
Passeport-carte d’identité : l’acte de naissance de l’un des parents remplace le certificat de nationalité
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ALGER – Le certificat de nationalité est remplacé par la présentation de l’acte de naissance du père ou de la mère, ou a défaut l’acte de décès de l’un des deux parents pour le renouvellement du passeport et de la carte d’identité nationale, indique mardi un communique du ministère de l’intérieur et des collectivités locales.
Ces documents seront accompagnés par la présentation de la carte d’identité nationale ou du passeport arrivés à expiration, ajoute la même source.
Le certificat de nationalité est cependant exigé lorsque la demande de carte d’identité ou du passeport est formulée pour la première fois précise le ministère de l’intérieur et des collectivités locales. Un nouveau formulaire d’une seule feuille imprimée en recto verso sera en outre mis à la disposition des citoyens et des citoyennes pour la demande d’établissement du passeport et de la carte d’identité. Ce formulaire comporte trois rubriques réservées, pour la première (A), à la transcription des éléments d’identité du demandeur, pour la seconde (B), à la transcription des informations concernant le père, pour la troisième (C), à la transcription des informations concernant la mère.
Le formulaire est accompagné de deux annexes : l’une destinée aux personnes mariées, libellée « annexe conjoint-enfants », l’autre réservée aux enfants mineurs ayant un tuteur légal autre que ses parents, libellée « tuteur légal » indique le communiqué. Cet imprimé est mis à la disposition des citoyens et des citoyennes au niveau des circonscriptions administratives et des daïras comme il peut être téléchargé a partir du site du ministère : www.interieur.gov.dz
Le ministère souligne également que la liste des pièces constitutives du dossier de demande de la carte d’identité nationale et du passeport, prévues par l’arrêté ministériel du 25 mai 2011, peut être consultée sur le même site.
APS
Bain de sang en Syrie
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est le vacarme des chars déferlant sur leur ville qui a réveillé les habitants de Deraa le 25 avril”, rapporte Asharq Al-Awsat. Des milliers de soldats appuyés par des blindés ont investi la ville de Deraa pour mater la contestation contre le régime de Bachar El-Assad, née le 15 mars dans cette ville du sud de la Syrie. Deraa est assiégée, les communications sont coupées et les habitants sont soumis à des tirs et à un pilonnage à l’artillerie lourde qui ont fait plus de 37 morts et des dizaines de blessés. Washington a annoncé des sanctions contre le gouvernement syrien, alors que plusieurs pays de l’Union européenne demandent une condamnation par les Nations unies.







