Economie

Plus de 86% des saisies en 2010 sont des articles sportifs

0
Les articles contrefaits sont écoulés particulièrement au marché parallèle sous l’œil complice des autorités en charge de la lutte contre ce fléau. La contrefaçon d’articles d’habillement sportif coule à flots en Algérie. En 2010, plus de 86% des articles saisis par les différents  services des Douanes algériennes concernent les articles de sport, selon Hannoun Mokrane, inspecteur divisionnaire de la direction générale des Douanes. Ce sont plus de 329 190 articles de sport qui ont été saisis durant la même année.  Cette progression alarmante des articles de sport contrefaits s’explique particulièrement par la forte demande exprimée depuis le succès de l’équipe nationale lors des phases qualificatives de la CAN et la Coupe du monde 2010. Qu’ils soient originaux ou contrefaits, maillots et survêtements aux couleurs nationales continuent de se vendre. On s’en souvient qu’en décembre 2010, alors que le maillot des Verts n’a pas encore été dévoilé par Puma, le nouveau sponsor de la Fédération algérienne de football, les vendeurs d’équipement sportif l’avaient exposé un mois auparavant. Et ces maillots, à titre d’exemple, contrefaits étaient cédés à des prix variant entre 1000 et 1800 DA. Ces articles contrefaits sont écoulés particulièrement au marché parallèle sous l’œil complice des autorités en charge de la lutte contre ce fléau. Après les articles de sport, la contrefaçon se diversifie et gagne l’ensemble des secteurs de la vie économique. Ceux les plus touchés en Algérie sont l’électroménager avec 9,54% (36 228 produits saisis), les pièces de rechange  automobile avec 3,46% (13 130 produits) et les produits de quincaillerie avec  0,32% (1220), selon les chiffres des Douanes, rapportés par APS.  Au total, ce sont plus de 1,6 million d’articles contrefaits qui ont été saisis par les services des Douanes algériennes, selon M. Hannoun.  Aucune indication toutefois  n’est fournie sur la valeur des saisies opérées. En 2008, ce sont plus de 2,3 millions d’articles contrefaits qui sont tombées entre les mains des Douanes, a-t-il ajouté. Le marché  national est devenu un déversoir des produits chinois. Ce pays asiatique constitue le premier pays par où transitent les  produits contrefaits et saisis par les Douanes avec 72,52 %, suivi de la Corée du Sud (20,63%), les Emirats arabes unis (3%), Hong Kong (2,4%), Malte (0,8%) et la Turquie avec 0,7%. Selon les Douanes, la plupart des navires en provenance de la Chine passent par Malte et Dubaï à destination de l’Algérie. Selon toujours les Douanes,  les produits contrefaits sont d’origine chinoise (94,04%) et de la Turquie en seconde position avec 2,98%. Le reste des produits saisis est originaire de France, Hong Kong et la Corée du Sud  avec 3% des saisies en 2010.  En Algérie, le phénomène de la contrefaçon demeure peu cerné par les autorités. Car si les saisies douanières rendent compte de la progression alarmante du fléau, elles ne représentent, en réalité, que la face cachée de l’iceberg. En 2009, un rapport annuel établi par un organisme américain, les services du représentant au commerce international (USTR),  classe l’Algérie à la 3e place sur une liste rouge composée de onze pays dits «de surveillance prioritaire» de la contrefaçon. Ainsi, l’Algérie arrive tout juste derrière la Chine et la Russie. Outre un risque avéré sur la santé du consommateur, la contrefaçon coûte cher à l’économie nationale. Les produits contrefaits entraînent des pertes pour les fabricants d’articles authentiques. A ce titre, de nombreux opérateurs remettent en cause l’efficacité des mesures gouvernementales destinées à lutter contre la contrefaçon ou à freiner sa progression. Le manque à gagner pour l’économie nationale en raison de ce phénomène, selon l’UGCAA, serait de 25 milliards de dinars. En conséquence, l’Etat algérien enregistre une perte de recettes fiscales considérables.  

Repli du brut sur fond de crise de la dette américaine

0
Le renchérissement du dollar rend encore moins attractifs les achats de pétrole libellés en monnaie américaine, ce qui a contribué à tirer les prix du baril vers le  bas. Les prix du pétrole ont reculé, hier, en cours d’échanges européens sur fond de crise de la dette américaine qui a amplifié les craintes sur une éventuelle contagion à la zone euro, selon des agences de presse. A Londres, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en septembre s’échangeait à 117,10 dollars sur l’InterContinental Exchange, en baisse de 26 cents par rapport à la clôture de jeudi. A New York, sur le Mercantile Exchange, le baril de light sweet crude (WTI) pour la même échéance perdait 52 cents à 96,92 dollars. «Le marché continue à être plombé par les inquiétudes autour de la dette américaine auxquelles s’ajoute la publication, ce matin, des chiffres de la croissance américaine inférieurs aux attentes. Les mauvaises nouvelles s’accumulent, les marchés sont sous pression», a constaté Tom Bentz, de BNP Paribas, cité par l’AFP. Les Etats-Unis pourraient se trouver en situation de défaut de paiement faute d’un accord avant le 2 août entre élus républicains et démocrates sur le relèvement du plafond de la dette du pays. Le baril de brut a encore accru ses pertes dans les échanges électroniques peu avant l’ouverture du Nymex, avec l’annonce d’un ralentissement bien plus marqué que prévu de la croissance américaine, de mauvais augure pour la demande d’or noir du premier consommateur mondial. La croissance économique des Etats-Unis a très nettement ralenti en 2011, atteignant, au deuxième trimestre, 1,3% en rythme annuel, selon une première estimation du gouvernement, alors que les économistes tablaient sur 1,8%. De plus, le gouvernement a fortement révisé le taux de croissance du premier trimestre, désormais estimé à 0,4% contre 1,9% en juin. Dans ce climat maussade, les investisseurs gardaient un œil sur l’évolution de la tempête tropicale Don, qui se dirige vers le Texas. «Il semble toutefois qu’elle se soit affaiblie et que la région où elle doit toucher terre ne compte pas énormément d’infrastructures pétrolières», a ajouté Tom Bentz.   Le golfe du Mexique est la principale région pétrolière des Etats-Unis, d’où est extrait environ un quart de la production du pays. Les analystes de Commerzbank rapportaient que l’arrivée de la tempête avait provoqué la suspension de 7% de la production américaine. Pendant ce temps, en Europe, l’agence de notation Moody’s a annoncé hier qu’elle envisageait d’abaisser la note de la dette souveraine de l’Espagne, une annonce qui a ravivé les craintes d’une contagion de la crise de la dette aux Etats fragiles de la zone euro. Par ailleurs, le renchérissement du dollar rend encore moins attractifs les achats de pétrole libellés en monnaie américaine pour les investisseurs munis d’autres devises, ce qui a contribué à tirer les prix du baril vers le  bas. - Rédaction Economie

Les entreprises sud-coréennes à l’affût

0
Les Coréens lorgnent sur le marché algérien de la construction. En visite jeudi dernier dans la wilaya de Médéa, S. E. Choi Sung-joo, ambassadeur de Corée du Sud en Algérie, a affirmé que les entreprises sud-coréennes «vont s’intéresser encore davantage» au secteur de la construction en Algérie. C’est la réalisation de nouvelles villes qui attire les Coréens. «L’environnement économique est propice actuellement en Algérie pour le renforcement et la consolidation des relations d’affaires entre les deux  pays, notamment dans le domaine de la réalisation des nouvelles villes», a rapporté l’APS citant ce diplomate. Deux importants contrats sont déjà en phase d’exécution, concernant en l’occurrence les projets de  villes nouvelles de Sidi Abdallah (Alger) et Boughezoul (Médéa), a rappelé  M. Choi Sung-joo. D’ailleurs, les travaux de viabilisation et d’aménagement de la nouvelle ville de Boughezoul ont été confiés à un consortium d’entreprises sud-coréennes. Le programme d’investissement public, doté de 258 milliards de dollars, ne laisse pas indifférents les Sud-Coréens. «Les opportunités qu’offre le marché algérien doivent nous inciter à multiplier nos investissements», a encore estimé l’ambassadeur. Toujours dans  le domaine de la construction,  les Coréens s’occupent de projets de production de semences de pomme de terre à Tiaret, ou encore les projets pilotes de stations d’élevage de crevettes à Skikda et Ouargla. Outre des contrats de rénovation et de modernisation des installations de plusieurs complexes pétrochimiques du pays, la Corée du Sud compte développer son partenariat avec l’Algérie dans le domaine de la construction automobile, selon ce diplomate, qui évoque un «début de réflexion» au niveau de la firme  automobile Hyundai pour passer du stade de la commercialisation à la fabrication. «Ce projet est encore au stade de maturation», a-t-il précisé, concluant qu’«il pourrait éventuellement déboucher sur une formule où les deux parties tireraient un grand bénéfice».

Monétique: Le paiement en ligne de billets d’avion par CIB bientôt possible en Algérie

0
L'utilisation des cartes interbancaires (CIB) pour le paiement en ligne des billets d'avion sera possible avant la fin de l'année en cours, a annoncé mercredi la directrice générale de la société des transactions interbancaires et de la monétique (Satim), Mme Newel Benkritly. "Nous ferons le maximum pour lancer ce projet à partir de septembre afin d’ouvrir le service aux porteurs de cartes dès la fin de l’année'', a-t-elle déclaré à l'APS. "Je trouve bizarre le fait de ne pas pouvoir acheter, en dinars, un billet d'avion par Internet en utilisant la carte CIB alors qu'on peut normalement le faire avec la carte VISA, dont le paiement se fait en devises", a-t-elle fait remarquer. Pour la nouvelle directrice générale de la Satim, le E-commerce, ou le paiement en ligne, est "le cheval de bataille, un des projets prioritaires" de la Satim. La carte CIB permettra également à ses détenteurs d'avoirs accès prochainement à plusieurs produits, notamment le règlement d'achats à travers les terminaux de paiement électroniques (TPE), a t-elle ajouté. Le secteur de la monétique en Algérie compte près de 800.000 détenteurs de CIB et quelques 3.000 TPE.

Algérie : Les importations de véhicules en hausse de plus de 33,6% au 1er semestre 2011

0
Les importations des véhicules en Algérie ont repris leur tendance haussière. Celles-ci ont connu une hausse de 33,66% au 1er semestre 2011. Les concessionnaires et autres particuliers ont importé durant cette période 176.901véhicules contre132.351 voitures à la même période en 2010 avec une progression en valeur à 132,2 milliards de dinars, a-t-on appris mercredi l’APS auprès des Douanes algériennes. La facture des importations des véhicules est passée de 132,2 milliards de DA durant les six premiers mois de 2010 à 165,16 milliards de DA durant la même période 2011, selon les chiffres provisoires du Centre national de l'informatique et des statistiques (Cnis) des Douanes.   La quarantaine de concessionnaires présents en Algérie ont importé à eux seuls 164.138  véhicules durant les six premiers mois de 2011, en hausse de près de 34,66%, pour une valeur de 137,88 milliards de DA contre 121.888 unités et une valeur de 117,43 milliards de DA à la même période de 2010, note le Cnis. Les importations de véhicules par les particuliers ont connu aussi une hausse de près de 21,98 %, passant à 12.763 voitures durant le 1er semestre  2011, contre 10.463 unités à la même période 2010. Le Cnis relève que le montant des achats des particuliers a également augmenté pour passer de 14,78 milliards de DA à 17,27 milliards de DA durant la même période.  Pour rappel, les importations de véhicules avaient enregistré une baisse de près de 24% en 2009 à cause de la suppression du crédit à la consommation par la LFC 2009 et les taxes introduites en 2008 par le Gouvernement afin de réguler le marché de l'automobile. La loi de finances complémentaire 2008 avait institué une taxe payable par les acquéreurs des véhicules neufs, qui oscille entre 50.000 et 150.000  DA en fonction de la cylindrée et la carburation du véhicule, ainsi qu'une redevance de 1% payable par les concessionnaires automobiles sur leur chiffre d'affaires  annuel. Ces taxes sont destinées officiellement à soutenir les prix des transports publics en commun et à réguler le marché de l'automobile en Algérie dont le parc s'élève à 5,5 millions de véhicules. - R.B avec APS

Les négociations butent sur la liste des produits industriels

0
Les négociations entre l’Algérie et l’Union européenne sur le démantèlement tarifaire butent sur la liste de 1740 produits industriels, a indiqué hier Mme Laura Baeza, chef de la délégation de l’UE en Algérie, citée par l’APS. Cette responsable a qualifié les discussions sur cet aspect de «travail compliqué et laborieux». «C’est pour cette raison que ça avance petit à petit» car, à chaque fois, il faut démontrer produit par produit quels seraient les préjudices, a-t-elle expliqué. Elle a indiqué que l’Algérie doit argumenter sa requête pour le report de l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange en démontrant le préjudice que cela pourrait avoir sur sa production industrielle. Malgré ces divergences, Mme Baeza s’est dite optimiste quant à l’aboutissement des négociations qui, selon elle, sont à un stade avancé. «Nous sommes tout près de la fin des négociations et nous sommes assez optimistes quant à leur aboutissement», a-t-elle affirmé en marge de la signature d’une convention de financement algéro-européenne dans le domaine des ressources en eau. Le cinquième round de négociations, qui s’est tenu le 11 juillet dernier, s’est soldé par un échec, les deux parties n’étant pas parvenues à s’entendre. L’Algérie et l’Union européenne se sont donné rendez-vous en septembre, probablement durant la première semaine, pour tenter d’arriver à un compromis. L’Algérie a soumis une liste de produits industriels – sidérurgiques, textiles, électroniques et de l’industrie automobile – auxquels elle souhaite accorder un nouveau sursis afin de les préparer à l’avènement de la zone de libre-échange. Fin juin, le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, avait assuré que l’Algérie avait obtenu l’accord de principe de l’Union européenne pour le report de l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange à 2020 au lieu de 2017 comme prévu initialement. L’accord sera conclu au plus tard à la fin de l’année en cours, avait-il soutenu. Les hydrocarbures sauvent la mise L’Algérie estime que l’application de l’Accord, depuis 2005, lui a été particulièrement défavorable. D’où ses efforts à faire admettre aux instances de l’Union européenne la nécessité de réviser certaines clauses. Les pays de l’UE sont les principaux partenaires de l’Algérie en matière de commerce extérieur avec 53,78% des importations et 45,69% des exportations. Au premier semestre 2011, les importations en provenance de pays de l’UE ont enregistré une hausse de 19,05%, passant de 10,52 milliards de dollars à 12,52 milliards de dollars. Les exportations de l’Algérie vers ces pays, dominées par les hydrocarbures, ont augmenté de 10,69%, passant de 15,12 milliards de dollars durant le premier semestre 2010 à 16,74 milliards de dollars à la même période de 2011. Hors hydrocarbures, la balance commerciale est largement en faveur de l’UE. Un constat étayé par les chiffres du Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS) relevant des Douanes algériennes. Dès l’entrée en vigueur de l’Accord, en septembre 2005, les importations en provenance de l’UE se sont accrues de 4,02%, passant de 11,22 milliards de dollars en 2005 à 11,67 milliards de dollars pour l’année 2006. Cette tendance haussière s’est accentuée en 2007 avec une augmentation de 21,17% des importations européennes, passant de 11,729 milliards de dollars en 2006 à 14,212 milliards de dollars pour l’année 2007. Et elles ont connu un boom en 2008 : elles ont enregistré une hausse de près de 44,5% passant de 14,43 milliards de dollars en 2007 à 20,84 milliards de dollars. Le directeur du commerce extérieur au ministère du Commerce, Chérif Zaâf, avait résumé la situation en indiquant que «pour 1 dollar exporté vers l’UE, l’Algérie importe pour 20 dollars». «Les opérateurs algériens sont confrontés à des contraintes liées à des conditions techniques et réglementaires d’accès au marché européen des plus restrictives», avait-il noté. 

«La forte sinistralité de la branche automobile retarde les indemnisations»

0
Le président-directeur général de la Compagnie algérienne d’assurances et de réassurance (CAAR), Brahim Djamel Kassali, revient dans cet entretien sur différentes questions liées à la conjoncture du marché local des assurances. Selon lui, la branche assurance automobile continue à enregistrer de forts taux de sinistralité, d’où les retards et lenteurs qui caractérisent les procédures d’indemnisation des assurés.   - Quelle est la situation financière et la structure du portefeuille de la CAAR actuellement ? La CAAR est une compagnie d’assurances toutes branches, avec néanmoins une ligne de métier tournée principalement vers les grands risques, dont l’engineering, les incendies et les transports. En termes de prépondérance des risques assurés dans la structure de notre portefeuille, on peut citer notamment les assurances de transport, qui représentent une part de 16%, les risques incendies (25%), l’automobile (39%) et les assurances de personnes à hauteur de 11%. C’est donc un portefeuille de risques diversifié. S’agissant de sa situation financière actuelle, la CAAR a réalisé, au titre de l’exercice 2010, un chiffre d’affaires de 12,8 milliards de dinars et un résultat net de 950 millions de dinars. Au volet de la réassurance, la compagnie enregistre un taux de rétention d’affaires de quelque 30%, le taux de cession étant donc de 70%, cession légale à la CCR comprise. - La CAAR compte-elle favoriser le développement des assurances de personnes à travers sa nouvelle filiale spécialisée dans cette branche ?    Nous avons mis en place, en mars dernier, conformément à la nouvelle réglementation en vigueur, une filiale dédiée exclusivement aux assurances de personnes. Il s’agit de Caarama Assurance, filiale de la CAAR à 100%. Cette dernière est actuellement opérationnelle et utilise l’ensemble du réseau de distribution direct et indirect de la CAAR, soit un total de 86 agences directes et plus de 40 agents généraux pour commercialiser ses produits. Les produits d’assurance de personnes sont donc disponibles au niveau de notre filiale Caarama via tout le réseau de la CAAR, mais les agents généraux ont jusqu’à fin décembre prochain pour établir des conventions avec notre nouvelle filiale pour pouvoir continuer à commercialiser les produits AP. - La séparation des assurances de personnes de celles des dommages était-elle réellement nécessaire pour permettre le développement de la branche «vie» ? La séparation entre les assurances de personnes et les assurances de dommages est devenue nécessaire, car les assurances de personnes sont un métier particulier qui nécessite un marketing, des compétences et un management différenciés. En Algérie, la branche AP reste peu développée, représentant à peine 7 milliards de dinars de chiffre d’affaires et 10% de parts de marché contre 80% dans les pays développés. C’est donc dans le souci de développer cette branche qu’il a été décidé d’aller vers la mise en place de filiales dédiées exclusivement aux AP. Car jusque-là,  les assureurs n’avaient ni le temps ni les moyens nécessaires pour se consacrer au développement des AP. La création de filiales spécialisées devra donc permettre de mieux promouvoir cette branche en expliquant au mieux la portée de ces produits, car il y a encore des incompréhensions à dissiper dans ce domaine, notamment celles liées à l’interprétation des préceptes de l’Islam, alors que les produits d’assurance vie ne sont, ni plus ni moins, que de simples moyens de prévoyance. - Que pèsent les assurances de personnes au niveau de votre compagnie ? Au niveau de la CAAR, les AP représentent une part de 11%, soit un peu plus que la moyenne du marché, et ce, grâce notamment à la promotion de l’assurance groupe avec de grandes sociétés, mais aussi grâce à la bancassurance, vu que nos produits AP sont également distribués via 20 agences du CPA et une agence de la BNA. Les assurances groupe représentent d’ailleurs quelque 75% de notre portefeuille AP. - Comptez-vous développer de nouveaux produits dans la branche AP ? Avec la filiale Caarama, nous comptons, en effet, développer de nouveaux produits vie. Notre filiale AP s’attelle actuellement à préparer une étude de marché à cet effet. A titre d’exemple, l’on peut citer le produit d’assurance retraite complémentaire, que nous avons créé il y a quelques années et que nous essayons actuellement d’améliorer, vu que nous estimons qu’il y a un fort potentiel pour développer les retraites par capitalisation en Algérie.   - L’assurance automobile est-elle aussi prépondérante dans le portefeuille de la CAAR que dans ceux des autres compagnies ? La branche assurance automobile représente quelque 39% du portefeuille de la CAAR. Cette branche reste de grande envergure, eu égard surtout au renouvellement du parc automobile national ces cinq dernières années. Aussi, la branche automobile reste importante dans le portefeuille de la CAAR, même celle qui se caractérise par une forte sinistralité. De fait, les chiffres en la matière sont des plus éloquents. En 2010, nous avons enregistré un montant de 3,9 milliards de dinars de sinistres automobiles remboursés, alors que le montant total des indemnisations pour le même exercice s’est élevé à 5,9 milliards de dinars. Malgré cela, la branche automobile reste rentable pour la CAAR. - Que doivent faire les assureurs pour réduire les délais de remboursement, notamment dans la branche automobile où les assurés ne cessent d’afficher leur mécontentement ? La CAAR veille à réduire de plus en plus les délais d’indemnisation en incitant régulièrement son réseau à rembourser le plus vite possible les assurés. Le problème réside dans la lenteur des procédures y afférentes, car il y a trop de sinistres automobiles et les experts prennent parfois beaucoup de temps pour évaluer autant de cas. Notre souhait est de parvenir à ce que les sinistres simples soient remboursés dans un délai d’une dizaine de jours à compter de la date où l’assuré fait sa déclaration. - Une convention d’indemnisation directe des assurés a été mise en place il y a quelques années, mais elle ne semble pas fonctionner. Qu’en est-il  aujourd’hui ?   Le dispositif d’indemnisation directe des assurés (IDA) est toujours en place, mais il ne fonctionne effectivement pas bien. Cette convention a été conçue par les assureurs pour réduire les délais d’indemnisation automobile s’agissant des sinistres qui engagent des assurés liés à deux compagnies différentes. Aujourd’hui, ce dispositif connaît encore des difficultés de mise en œuvre, du fait surtout du fort taux de sinistralité qui caractérise la branche automobile. - Les placements en valeurs d’Etat sont de moins en moins porteurs pour les assureurs, ces dernières années. Cela pénalise-t-il vraiment le secteur des assurances ? En tant qu’assureur, nous avons l’obligation d’effectuer des placements en valeurs d’Etat à hauteur de 50% de nos engagements. Les rendements de ces placements ont, effectivement, beaucoup baissé ces dernières années. Les taux d’intérêt sont actuellement de 0,20% pour les placements à court terme (6 mois), de 0,85%  pour les placements sur un an, de 1,08%  pour ceux à 2 ans et de quelque 2,5% pour les placements à long terme, c’est-à-dire les OAT à 10 ans. A titre de comparaison, en 2007, la fourchette des taux d’intérêt pour ces placements allait de 2% à 4%. En ce qui nous concerne, nous ciblons surtout les placements à court terme. En ce sens, la faiblesse actuelle des rendements des valeurs d’Etat nous pénalise dans la mesure où elle induit un manque à gagner relativement important. C’est-à-dire que les compagnies gagnent beaucoup moins du fait de la baisse conséquente des taux d’intérêt par rapport aux quatre dernières années. Une baisse qui s’explique surtout par l’abondance de liquidités sur le marché. Hormis le manque à gagner qui en découle, cela ne pénalise en rien les compagnies d’assurance.

Une faillite au cœur de la course à la Maison-Blanche

0
La première puissance économique mondiale s’achemine-t-elle vers la faillite ? Tandis que l’évocation d’une telle possibilité suscite les scénarios les plus dantesques, les regards sont rivés sur les tractations en cours entre l’Administration Obama et le Congrès lesquelles devront impérativement parvenir à un accord sur la dette avant la date butoir du 2 août. La dette publique US dépasse les 14 251 milliards de dollars, soit 97% du produit intérieur brut évalué à environ 14 624, 184 milliards de dollars. Les prévisions du Fonds monétaire international publiées lundi évoquent un ratio d’endettement à 99% du PIB en 2011, puis 103% en 2012. Toutefois, cette position de débiteur pourrait ne pas être aggravée pour peu qu’on prenne des mesures à même de rassurer les marchés. Et pour cause, les 7000 milliards de dollars de placements américains dans le monde reçoivent plus de dividendes de leurs investissements à l’étranger que le pays ne paie d’intérêts sur ses dettes. Ce n’est pas tant l’endettement qui inquiète que la manière dont est géré le dossier, laquelle demeure très floue, selon les conclusions de l’agence de notation financière Standard & Poors. Le fait est que le déficit du Trésor américain est au cœur d’une empoignade entre l’Exécutif démocrate et le Congrès républicain avec en toile de fond le lancement de la course à la Maison-Blanche. Les démocrates ont proposé des baisses des dépenses de 2700 milliards de dollars (1800 milliards d’euros) sur dix ans avec l’assurance que les besoins de financement seraient couverts jusqu’en 2013. Les républicains envisagent une réduction des dépenses de 1200 milliards de dollars sur dix ans, et un relèvement du plafond de la dette de 1000 milliards, qui ne couvrira les besoins de financement que quelques mois. Ainsi, les républicains, et particulièrement les ultraconservateurs du Tea Party, sont bien décidés à compliquer la tâche à l’Administration Obama. Les détracteurs de l’actuel occupant du bureau ovale campent sur leurs positions et avancent l’argument selon lequel «le Président a voulu un chèque en blanc il y a six mois et qu’il veut un chèque en blanc aujourd’hui. Cela ne se produira tout simplement pas». Il faudrait toutefois garder à l’esprit que les républicains excluent toute hausse des impôts pour les grandes entreprises et les hauts revenus. Ce qui n’a pas manqué d’être souligné par le locataire de la Maison-Blanche qui a vertement accusé ce parti de transformer le peuple américain en «victime collatérale» de sa stratégie consistant à refuser, pour des motifs électoraux, tout compromis sortant du cadre de son propre plan. Excédé par les blocages, le président américain a tenté, lundi soir, une énième manœuvre en appelant à l’intervention des électeurs. Via un discours impromptu à la nation, Barack Obama a décidé de régler ses comptes avec ses adversaires politiques et écorner par la même occasion leur apologie. Le président américain a averti contre les «graves» conséquences économiques d’un défaut, voire un abaissement de la note souveraine, laquelle «déclencherait une hausse des taux d’intérêt et un fardeau supplémentaire pour le contribuable». Il a ajouté qu’un défaut de paiement affecterait directement la vie quotidienne de nombreux Américains, car le gouvernement ne serait plus en mesure de verser les chèques mensuels de la Sécurité sociale, les pensions des anciens combattants ou d’honorer les contrats avec des milliers d’entreprises.   - Melissa Roumadi

L’Algérie au 8e rang africain

0
L’Algérie a été classée parmi les dix premiers pays d’accueil africains des investissements directs étrangers (IDE) sur l’année 2010, mais a marqué un recul en termes de montant des investissements, a indiqué, hier, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced). Selon le rapport mondial 2011 sur les IDE publié par la Cnuced, les investissements étrangers engagés en Algérie se sont établis à 2,29 milliards de dollars en 2010, contre 2,76 milliards de dollars en 2009. Sur la base du volume des investissements, l’Algérie est classée, à l’échelle africaine, au 8e rang, devancée par l’Angola (9,94 milliards de dollars d’IDE en 2010), l’Egypte (6,38 milliards de dollars), le Nigeria (6,1 milliards de dollars), la Libye (3,8 milliards de dollars), la RD Congo (2,9 milliards de dollars), le Congo (2,8 milliards de dollars) et le Ghana (2,5 milliards de dollars).  Le Soudan et l’Afrique du Sud clôturent ce top 10 avec respectivement 1,6 milliard de dollars et 1,55 milliard de dollars d’IDE en 2010. En 2009, l’Algérie était classée 5e à l’échelle africaine devancée par l’Angola (11,67 milliards de dollars), le Nigeria (8,65 milliards de dollars), l’Egypte (6,71 milliards de dollars) et l’Afrique du Sud (5,36 milliards de  dollars). - Rédaction Economie

Sombres perspectives pour le gaz algérien

0
Pour le Fonds monétaire international (FMI), le temps risque de devenir un luxe pour l’Algérie dans les années à venir si le pays n’accélère pas la machine économique hors hydrocarbures. Dans une étude publiée la semaine dernière, le FMI a appelé Alger à multiplier les efforts pour diversifier l’économie. Autrement, les comptes de l’Algérie risquent de fondre comme neige au soleil. Pour l’institution de Christine Lagarde, les nouvelles donnes sur les marchés internationaux, qui se matérialisent par une exploitation croissante des gaz non conventionnels en Europe et aux USA ainsi que par l’affaissement des prix du gaz, jouent un mauvais tour pour l’Algérie, un pays à vocation gazière. Les derniers chiffres de Cedigaz (une association professionnelle qui regroupe plus de 140 membres de 40 pays) sont venus revivifier les craintes remises au goût du jour par le FMI. En dépit donc d’un redressement de situation en 2010 – 55,28 milliards de mètres cubes de gaz naturel exportés contre 52,67 milliards de mètres cubes en 2009 –, l’Algérie peine toujours à maintenir le niveau des volumes exportés au-dessus de 60 milliards de mètres cubes, un seuil qui était bien conservé entre 2001 et 2008. La production à un rythme effréné des gaz non conventionnels aux USA et en Europe a carrément mis l’Algérie sur une mauvaise pente. Le pays, qui tablait sur des exportations de l’ordre de 85 milliards de mètres cubes, semble mettre pavillon bas. Les pertes s’accumulent pour l’Algérie : baisse de 10% des exportations de gaz naturel liquéfié (GNL) en 2010, arrêt depuis la même année des exportations de GNL vers les Etats-Unis et la Belgique (10% des volumes totaux), d’après le FMI. Le gazoduc Medgaz, opérationnel depuis le début de l’année en cours, ne pourra compenser de sitôt les pertes sur le marché américain compte tenu des craintes qui pèsent sur la reprise des économies espagnole et italienne, souligne le rapport du FMI. C’est dire que l’horloge avance irrémédiablement au moment où l’économie algérienne branle dans le manche et peine à se libérer du piège des hydrocarbures. D’après Cedigaz, l’Algérie représentait, en 2010, 10% de l’offre de gaz en Europe. L’institution de Christine Lagarde (qui a succédé à Dominique Strauss-Kahn) avertit que l’Algérie pourrait entrer dans un cercle vicieux et voir ses exportations de gaz chuter de 5% par an suite à une conjugaison «toxique» de plusieurs facteurs, dont la hausse croissante de la production de gaz non conventionnels en Europe. Le FMI, qui ne cesse d’appeler l’Algérie à diversifier son économie, prévoit, d’ici à 2015, une baisse de la balance fiscale (-0,9% du PIB) si le scénario de la chute des volumes et des prix, voire même des réserves, venait à se mettre en branle. Si l’objectif d’atteindre 54,22 milliards de mètres cubes de consommation sur le marché interne en 2018 (104% par rapport à 2008) se concrétisait également, les conséquences sur les réserves et les exportations pourraient être pesantes. D’où le projet de réorienter la stratégie gazière du pays vers les gaz non conventionnels.  
Get Adobe Flash playerPlugin by wpburn.com wordpress themes
Haut de page