Economie

Le monde pris en otage

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Les républicains n’ont pas renouvelé le scénario de 1995 quand ils avaient fait durer la crise du «relèvement de la dette» durant plusieurs mois. Le président démocrate de l’époque, Bill Clinton, avait su utiliser ce conflit pour isoler les républicains devant l’opinion et obtenir les faveurs des suffrages des électeurs américains pour un second mandat, en novembre 1996. La crise de la dette, que le monde a suivie, aurait eu des conséquences assez graves si un consensus n’avait pas été obtenu. Si le plafond de la dette n’avait pas été relevé, le Trésor américain n’aurait plus eu de liquidités et les premières victimes auraient été les fonctionnaires de l’Etat et plusieurs autres catégories à la charge de l’Etat en matière de retraites ou d’aides sociales. L’Etat n’aurait pas non plus été en mesure de payer ses dettes. Selon l’accord conclu dimanche soir entre démocrates et républicains, obtenu grâce à un consensus ou chacune des deux parties a fait des concessions, le président Obama est autorisé à relever le plafond de la dette en trois temps. Ce qui permettra à l’Etat de répondre à ses engagements vis-à-vis des fonctionnaires et de ses créanciers et au président  de maintenir l’aide sociale aux plus démunis. L’accord prévoit un relèvement du plafond de la dette de 900 milliards de dollars en 2011 et de 1200 milliards de dollars en 2012. Toutefois, l’Etat doit réduire son déficit de 2500 milliards de dollars sur dix ans en diminuant les dépenses publiques. C’est une exigence des républicains. Si l’accord ne prévoit aucune hausse des impôts pour réduire le déficit, il épargne néanmoins la sécurité sociale et Medicaid – système d’assurance santé pour les plus modestes – de même que le nombre de fonctionnaires fédéraux et les allocations versées aux anciens combattants et aux plus pauvres. Cette dernière crise a pris l’allure d’une campagne électorale avant l’heure. L’échéance de novembre 2012 n’était pas étrangère aux pressions exercées par les républicains sur l’Administration Obama. Appelant à arrêter «la politique politicienne et les petits jeux», Obama s’était engagé à opérer des coupes «douloureuses» dans les dépenses et «à modifier les dépenses obligatoires» qui touchent les programmes sociaux. Mais en échange, il avait demandé «aux plus riches de payer plus d’impôts». Sur ce dernier chapitre, on le sait, les républicains sont intraitables ; ils ne peuvent cautionner des augmentations d’impôts sous peine de s’aliéner leurs soutiens politiques. Mais au-delà de la situation politique interne américaine, la crise du relèvement de la dette américaine a reposé encore une fois la question des réserves de change et de leur valorisation. Plusieurs pays sont concernés par ce problème : l’Algérie, mais aussi la Chine, le Japon, la Russie... Si, ces dernières années, plusieurs pays ont diversifié leurs placements en évitant un peu plus le dollar, cette crise pose un problème de fond, celui de la valorisation de ces avoirs. Selon le patron de Munich Re, premier réassureur allemand cité par les médias, «il n’existe plus de placement (…)». Citant l’exemple de la crise en Europe avec la Grèce, il a indiqué : «Un emprunt d’Etat n’est plus ce qu’il était par le passé, un investissement à tout égard.» Cette situation repose le problème de la suprématie du dollar en tant que monnaie de réserve. Plus de 60% des réserves dans le monde sont en dollars contre moins de 30% en euros. Cette crise renforce encore les doutes sur la stabilité et la valeur de cette monnaie pour les réserves de change, même si les Etats-Unis restent une puissance inégalable ; elle peut aussi signifier le début d’une étape où le dollar doit partager son pouvoir avec d’autres monnaies.

De l’économie pour les soirées du Ramadhan

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L’IDRH-école de management prévoit un programme d’activités culturelles et scientifiques dans la wilaya d’Oran durant le mois de Ramadhan. Prévue vendredi prochain, la première conférence aura pour thème «Innovation et savoir : vers quel nouveau régime de croissance ?». Elle sera animée par Abdelkader Djeflat, professeur d’économie à l’université de Lille. Mercredi 10 août, place au livre. Seront présents Mohamed Abbou, économiste, Brahim Senouci, professeur à l’université de Cergy-Pontoise, et les journalistes, Kamel Daoud, Brahim Hadj Slimane et Sid Ahmed Benzaïne. Dimanche 21 août, ce sera au tour des experts-économistes Abderrahmane Mebtoul, Rachid Mohamed Brahimi et Mohammed Bahloul d’animer une conférence qui a pour thème : «Changement économique et économie du changement : question autour d’une transition». De leur côté, Bachir Yelles, doyen de la faculté de droit d’Oran, maître Amine Boulenouar et Mansour Kedidir, ancien magistrat et chercheur, aborderont le 24 août l’«Etat de droit et économie». Par ailleurs, il est prévu une table ronde qui traitera des «Cultures et civilisations face aux changements du monde contemporain». Celle-ci sera animée par Mustapha Cherif, professeur de philosophie, à Alger, et Mohamed Moulfi, professeur de philosophie à l’université d’Oran.

Pouvoir, élites et société

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Connu pour sa discrétion depuis qu’il a quitté ses fonctions de gouverneur de la Banque d’Algérie, Abderrahmane Hadj-Nacer est récemment sorti de son silence en composant un premier essai : La Martingale algérienne publié aux éditions Barzakh. Connu pour sa discrétion depuis qu’il a quitté ses fonctions de gouverneur de la Banque d’Algérie en 1992, Abderrahmane Hadj Nacer est récemment sorti de son silence. En composant un premier essai, l’un des plus jeunes à avoir été nommé au poste de banquier central, veut apporter sa contribution au débat, en ces temps marqués par des velléités de contestation et d’aspiration au changement. La Martingale algérienne, publié aux éditions Barzakh, est plus qu’une réflexion sur une crise. L’ouvrage de Hadj Nacer dépasse les postulats connus de tous à propos de la généralisation de la corruption et des comportements de recherche de la rente. C’est une autocritique, une introspection de l’absurdité du fonctionnement d’un système. C’est aussi l’émanation de la volonté d’un homme qui «bascule, à 60 ans, dans un autre âge» et veut initier un débat avec les jeunes sur le changement. Un changement qui ne devra pas passer par la négation de ce qui a été fait jusque-là, sa philosophie de base étant de «ne rien effacer et d’apprendre des erreurs du passé». C’est dans une approche khaldounienne que l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie outrepasse l’analyse économique pour un autre exercice : l’exposé anthropologique. «Chaque peuple a un génie qui lui est propre. On ne peut pas avancer lorsqu’on tourne le dos au génie d’un peuple», nous a-t-il confié en marge d’une séance de vente-dédicace, à Alger. Le défi est, pour lui, d’affermir une gouvernance assise sur un Etat fort et des institutions pérennes. Instaurer la citoyenneté ainsi que le contrat social en lieu et place de l’allégeance aux clans et à la rente. Un processus qui passe par une équation à quatre variables : pas de développement durable sans conscience de soi ; pas de gouvernance sans l’existence d’une élite nationale ; pas d’économie performante sans démocratie et pas d’avenir sans notre identité. Cette conscience de soi qu’on a aliénée au nom de la modernité. L’expérience du M’zab, d’où est originaire la famille de l’auteur, et sa stabilité historique est d’ailleurs bien présente dans le propos selon lequel la destruction des organisations et structures sociales s’est traduite par une aliénation pure et simple des populations, laquelle engendre la haine et l’obscurantisme. C’est aussi un défi aux élites à se réconcilier avec soi-même. Des élites que le pouvoir a d’abord cooptées. Le pouvoir a également entrepris, sous le couvert du socialisme, une chasse aux élites économiques, lesquelles n’ont pas de conscience de classe ni de base sociale ; elles n’ont pas non plus d’alliés à l’extérieur et «il est frappant de voir à quel point les élites algériennes manquent de relais et de soutiens à l’étranger. Elles n’ont pratiquement ni réseaux ni carnets d’adresses». Restaurer l’Etat dans ses fonctions régaliennes M. Hadj Nacer pense que le développement économique est intimement lié à la démocratie et à la création de contre-pouvoirs pour bénéficier d’une critique constructive. Aussi, la gestion centralisée affaiblit l’Etat. Celui-ci s’est trouvé seul investisseur légitime et on n’a plus jamais séparé la gestion de l’entreprise de la gestion du politique. «Depuis les années 1990, on a affaibli l’Etat. Et l’affaiblissement de l’Etat se manifeste par un contrôle direct de l’économie. Or un pouvoir, quelle que soit sa force, ne peut pas tout contrôler», nous a confié l’ancien banquier. Il préconise dans ce sens la restauration d’un Etat fort, assis sur le triptyque institution, autorité et discipline, dans ses fonctions régaliennes. On a bien tenté de le faire, selon lui. Or, la rente pétrolière a de tout temps réduit à néant les tentatives de réformes et a renforcé les monopoles élargissant à chaque fois la gabegie et la corruption. Cela ne justifie pas pour autant, avertit l’ancien patron de la Banque centrale, de tomber dans les ruses du système selon lesquelles les malheurs de l’Algérie sont issus de la malédiction du pétrole et de la main de l’étranger, usant même à outrance de concepts analogues au patriotisme économique alors que les efforts de développement entrepris ont surtout profité aux entreprises étrangères. Le fait est que tout processus d’arbitrage et de prise de décision a été délocalisé à l’étranger. Pour illustrer cet état de fait, M. Hadj Nacer précise que «pendant que Carlyle décide qu’Orascom sera le détenteur de la licence de téléphonie mobile, l’arbitrage se résume au partage du reliquat de la rente». Tous ceux qui espéraient quelques révélations fracassantes de l’ancien gouverneur de la Banque d’Algérie resteront cependant sur leur faim en abordant le chapitre consacré à la gestion de la dette extérieure et son rééchelonnement. Un laïus a toutefois été dédié à Mouloud Hamrouche, qui voulait engager le rééchelonnement de la dette extérieure en mars 1991 «pour ne pas laisser ce fardeau à son successeur». Hadj Nacer, qui voulait garder «une distance critique», se laissera dire qu’«il est très rare de trouver face à soi quelqu’un qui a un comportement d’homme d’Etat…»   - Melissa Roumadi

Commerce : Un nouveau cadre juridique pour les marchés de gros en examen au niveau du gouvernement

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Un nouveau cadre juridique, qui devra régir le commerce de gros des fruits et légumes, est en étude au niveau du gouvernement afin de mieux organiser cette activité, a annoncé dimanche à Alger le ministre du Commerce M. Mustapha Benbada. "Il y a un vide juridique qui caractérise le commerce de gros des fruits et de légumes. Nous avons transmis le mois dernier au secrétariat général du gouvernement un projet de décret exécutif fixant les modalités de gestion, d'organisation et de fonctionnement du marché de gros de fruits et légumes", a déclaré le ministre à la presse en marge de sa visite à deux marchés de gros de la banlieue Est d'Alger, à la veille du mois de Ramadhan. Ce texte vise à fixer "avec précision la nature et le fonctionnement de ces espaces commerciaux ainsi que les devoirs des intervenants, afin que les pouvoirs publics puissent se doter de moyens adéquats à même de réguler, de suivre et d'accompagner ces activités commerciales", a précisé M. Benbada. Selon ce projet de décret, dont des copies ont été distribuées à la presse lors de la visite, il est prévu une série de mesures susceptibles d'harmoniser le fonctionnement de ces marchés.          Au chapitre des modalités d'organisation et de fonctionnement du marché de gros, il est souligné que toute opération de vente doit obligatoirement faire  l'objet d'une facturation et qu'un exemplaire de la facture soit remis à l'acheteur ou son préposé. S'agissant des produits proposés à la vente dans le marché de gros, ils doivent être de qualité saine, marchande et loyale, est-il stipulé dans ce texte, qui souligne que ces produits "doivent préalablement, à leur mise en vente, faire l'objet d'un triage assurant leur homogénéité dans un même emballage".

Signature d’un accord de livraison de gaz algérien au Maroc

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Un accord de livraison de gaz naturel de 640 millions de M3 au Maroc et livrable dés septembre prochain a été signé dimanche à Alger par le groupe algérien des hydrocarbures Sonatrach et l'office marocain de l'Electricité (ONE), a-t-on constaté.  Le contrat commercial porte sur la livraison par Sonatrach de 0,64 milliard de M3 (640 millions de M3) de gaz par an sur une durée de 10 ans à travers le Gazoduc Maghreb-Europe (GME), reliant l'Algérie à l'Espagne via le Maroc. Le gaz naturel algérien sera destiné à l'alimentation de deux centrales électriques de l'ONE (office national de l'électricité), celle de Ain Beni Mathar d'une capacité de 470 MW et celle de Tahaddart (385 MW). Les documents de l'accord ont été paraphés par les PDG du groupe Sonatrach M.Nourredinne Cherouati et le PDG de l'ONE, M. Ali Fassi Fihri.

«Ce qu’on a réalisé à Boumaïza est une véritable prouesse»

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- Parlons un peu de l’ouverture de l’unité de Boumaïza qui entre en production en pleine campagne… D’abord je tiens à apporter une précision ; on n’a absolument rien laissé de ce qui restait de l’ancienne unité qui se trouvait sur les lieux. Tout le matériel, importé d’Italie, est totalement neuf. Maintenant sachez que nous avons mené une véritable course contre la montre pour pouvoir honorer nos engagements vis-à-vis des agriculteurs qui nous ont fait confiance. Croyez-moi, c’est une véritable prouesse que le groupe vient de réaliser.  Ce n’était guère facile et il nous fallait nous démener sur plusieurs fronts pour accueillir, dans les temps et de bonnes conditions les premières productions des agriculteurs conventionnés avec notre groupe. Cependant, l’essentiel c’est d’avoir répondu aux attentes des agriculteurs et d’avoir honoré nos engagements et bien que nous ayons enregistré un retard de quelques jours nous nous devons de mentionner l’aide que nous avons relevée auprès des autorités locales de la wilaya de Skikda, le wali à leur tête, nous ont réconfortés dans notre volonté de contribuer à apporter un plus à cette wilaya. - Quelles sont dans la réalité les causes de ce retard ? Elles sont deux en fait : l’assainissement et l’alimentation en énergie électrique. Pour le premier, nous nous sommes retrouvés contraints de recourir aux anciens canaux d’évacuation qui ne correspondent plus aux flux de nos installations. Nous gardons cependant l’espoir de voir l’APC de Ben Azzouz relancer, au plus vite, un projet relatif à l’assainissement de cette zone de Boumaïza et qui devait normalement se réaliser il y a déjà plus d’une année. Nous avons même proposé notre aide à l’APC pour prendre en charge ce volet, car pour le groupe Benamor, l’environnement représente l’une de ses plus grandes préoccupations. Maintenant pour l’énergie électrique les demandes réelles de nos installations sont de l’ordre de 6X1250 KVA, or on n’a hérité que de 2X 630 KVA de l’ancienne unité. Nous avons engagé les démarches de sécurisation il y a assez longtemps déjà et nous nous attendions à disposer de nos 7500 KVA.  Finalement, et bien que le groupe ait dépensé 50 millions de dinars pour disposer d’une ligne spécialisée l’étude n’a été achevée au mois de juin et le projet n’a été attribué qu’au début de ce mois de juillet, pour un délai de réalisation de 45 jours. Se trouvant devant un fait accompli imposé, et pour pouvoir démarrer nos installations, on s’est retrouvés obligés de nous alimenter, provisoirement, sur une ligne de 2500 KVA.   - Revenons un peu sur les ambitions du groupe dans cette région leader en matière de culture de la tomate industrielle… Il y a une vérité à rapporter à ce sujet : les facilités et l’aide rencontrées par le groupe auprès du wali sont à souligner. Ceci nous a encouragés à envisager déjà plusieurs projets agroalimentaires dans cette wilaya. Je tiens aussi à mentionner la disponibilité, exceptionnelle, d’une main-d’œuvre qualifiée qu’on trouve rarement ailleurs. - Restons plutôt dans la filière de la tomate industrielle…. Le fait d’avoir réalisé la plus grande unité de transformation en Afrique à Skikda nous emmène obligatoirement à accompagner cet investissement par des actions adjacentes. Nous venons d’acquérir 10 ha qui la saison prochaine, auront à servir de pépinière. Des plants, de variété hybride, comme la Rio Grande, y seront cultivés et proposés aux agriculteurs sans contre partie aucune. On a embauché deux ingénieurs agronomes qui auront à accompagner les producteurs et leur apporter l’aide nécessaire. Au groupe Benamor on est conscients que l’intérêt du pays en matière d’autosuffisance reste pour nous le seul et le meilleur des challenges.

«Nos agriculteurs sont satisfaits»

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La mise en activité de l’unité de transformation de Boumaïza représente un important apport pour la région. Le groupe Benamor reste pour nous un partenaire d’un grand professionnalisme et sa nouvelle unité de Boumaïza a été très bien accueillie par les agriculteurs.» C’est en ces termes que M. Bouslougia préluda le court entretien qu’il a bien voulu nous accorder au nom de la Chambre d’agriculture de la wilaya de Skikda. «Il y a 10 ans, les capacités de transformation de la wilaya étaient de 2200 t/j avec les 4 unités de transformation qui existaient. Aujourd’hui, il n’en reste qu’une, celle d’El Izdihar avec une capacité de trituration de 1200 t/j. Ceci a d’ailleurs fini par contraindre les 2/3 des agriculteurs à transporter leur récolte à l’extérieur de la wilaya. Aujourd’hui, les superficies cultivées dans la wilaya ont connu un grand rebond pour atteindre plus de 7100 ha et le nombre de fellahs conventionnés est passé de 300 en 2010 à 780, cette année. C’est un record et l’ouverture de l’unité du groupe Benamor ne peut être que salutaire, car elle est venue à temps pour accompagner cette mue que vit la filière à Skikda», ajoutera notre interlocuteur.  Il tiendra également à relever que les prévisions de production du double concentré de tomates (DCT)  pour cette année sont de l’ordre de 60 000 t. «L’année dernière elles n’étaient que de 40 000 t», a-t-il affirmé. Quant à la «bonne santé de la filière» dans la wilaya, M. Bouslougia l’imputera aux efforts du CCLS «qui s’est démené pour offrir à temps et en quantité les engrais aux agriculteurs et aussi par les efforts consentis par la chambre locale qui a permis aux agriculteurs ne bénéficiant pas de carte professionnelle de disposer d’une attestation pour s’incruster dans le dispositif de soutien accordé par l’Etat et, de là, à les encourager».  

Le groupe Benamor inaugure une nouvelle unité de transformation

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Le groupe Benamor a inauguré, lundi dernier, une nouvelle unité de transformation de tomate industrielle à Boumaïza, dans la commune de Ben Azzouz, à l’est de Skikda. Intervenant lors d’un point de presse, Sami Benamor, PDG du groupe, fera savoir que cette unité, d’une capacité actuelle de 2400 tonnes/jour, est appelée à doubler carrément ses potentialités pour parvenir à assurer, d’ici à 2013, une production design de 5000 t/j. Cette capacité se greffera, comme le mentionnera l’intervenant, aux productions des deux autres unités du groupe, implantées dans la wilaya de Guelma et qui parvenaient déjà à garantir, à elles seules, l’équivalent de 7000 t/j. «Ceci aura à placer le groupe en leader sur le marché national et continental», expliquera, plus tard le gérant de l’unité qui ajoute : «Nous entendons assurer facilement, dans les quelques années à venir, l’équivalent de 55 000 tonnes de double concentré de tomates, (DCT) pour un besoin exprimé de consommation nationale estimé à 80 000 t, ce qui nous accordera au minimum plus de 70% de part du marché national. Notre ambition ne se limitera pas uniquement à ce palier, car nous entendons renforcer notre potentiel d’exportation. Aujourd’hui, avec les moyens du bord actuels, nous parvenons tout de même à exporter plus de 800 tonnes vers l’Irak. D’autres pays, comme le Soudan et l’Egypte, importent également nos produits. L’année dernière, nous avons participé à la Foire internationale de l’agroalimentaire de Paris où nous avons eu des propositions sérieuses. Il nous reste juste à attendre les résultats des analyses de labellisation de notre produit par l’Union européenne pour introduire nos produits sur le marché de l’hémisphère Nord.» Dans le même sillage, et quand on fait remarquer à notre interlocuteur que l’Algérie continue néanmoins à importer le DCT, il rétorque, presque machinalement que cette importation est considérée par les professionnels comme n’étant qu’un appoint :  «D’abord, il faut préciser qu’on n’importe que le produit semi-fini, ou ce qu’on qualifie de triple concentré de tomate (TCT) qui aura à passer par l’étape de la transformation avant sa mise en boîte. Cette année, il est vrai, l’Algérie a importé l’équivalent de 13 000 t de TCT pour, d’une part, combler les manques à produire causés par le mildiou qui a touché 20 % de la production nationale, et d’autre part, pour sécuriser et réguler le marché en cette période du mois de Ramadhan.» Skikda, un eldorado tout rouge La volonté affichée par le groupe Benamor de se positionner dans la filière tire, essentiellement, ses repères du potentiel énorme qu’offre la wilaya de Skikda en la matière. Une wilaya qui, bon gré, mal gré, arrive encore à se positionner en pole position de la filière de la tomate industrielle au niveau national. Ce qui fera dire au PDG qu’«une des priorités du groupe reste en relation avec notre implication directe dans la recherche de la stabilité sociale de cette région», en rappelant que la nouvelle unité assure déjà 100 postes d’emplois permanents et plus de 2000 emplois indirects. «Skikda reste leader de la filière, soit en termes de superficies cultivées, soit en termes de production», affirme le SG de la Chambre de l’agriculture de la wilaya qui précise que cette année et sur un objectif de 6500 ha, la wilaya a largement dépassé ses prévisions en atteignant les 7100 ha. «Nous nous attendions à une récolte de plus de deux millions de quintaux, et n’étaient le mildiou et les effets de la dernière canicule qui ont emporté près du quart de la production, on pouvait s’attendre à de meilleures performances.»  La filière,  faut-il le rappeler, occupe plus de 3500 producteurs de tomate industrielle, qui semblent encore éviter les rouages administratifs des conventions avec les transformateurs pour «échapper», semble-t-il, aux retombées fiscales. L’Etat est encore interpellé pour trouver une solution en optant pour de meilleures décisions incitatives. Entre-temps, et conscient certainement de cet énorme potentiel qu’offre la région de Ben Azzouz et selon les données de la chambre, le groupe Benamor est parvenu à fidéliser 400 agriculteurs sur un ensemble de 780 inscrits qui ont signé une convention devant leur permettre de bénéficier de l’aide de l’Etat. «L’année prochaine, on fera mieux», dixit le gérant de l’unité. Souhaitons-le, puisque dans le fond et dans la forme, c’est le pays qui en sort gagnant.  

Fin de semaine très morose

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Après l’accord des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro pour un nouveau plan d’aide à la Grèce le 21 juillet, les places financières avaient bien réagi, mais l’optimisme est vite retombé. Déjà très nerveuses, les Bourses mondiales accusaient le coup hier après la menace de Moody’s d’abaisser la note de la dette espagnole. Ceci relance les craintes sur la crise de la dette en zone euro, et après les chiffres très décevants de la croissance américaine. «Il s’agit d’une très mauvaise nouvelle. On s’attendait à ce que les agences de notation continuent à mettre la pression sur la Grèce, mais on pensait que les autres pays comme le Portugal, l’Italie ou l’Espagne allaient enfin un peu respirer», a commenté un analyste parisien. Hier matin, l’agence de notation Moody’s a menacé d’abaisser d’un cran la note de la dette espagnole, actuellement à «Aa2», évoquant «une vulnérabilité croissante à la tension du marché». Pour l’agence, la pression sur Madrid pourrait être exacerbée par l’accord européen d’aide à la Grèce, qui a «créé un précédent» en impliquant le secteur privé et marqué un accroissement du risque pour les investisseurs détenteurs d’obligations de pays fragiles de la zone euro. A 14h GMT, Paris reculait de 1,98%, Francfort de 1,26%, Londres de 1,43% et Madrid de 1,13%. Au bout d’une semaine, elles ont perdu entre 2 et 5%. Cet avertissement enfonce les marchés dans les tourments de la crise de la dette qui les fait tanguer depuis des mois, alors que les investisseurs sont toujours inquiets par l’autre problème de dette du moment, celle des Etats-Unis. Sans compter les chiffres décevants de la croissance américaine - à 1,3% en rythme annuel au deuxième trimestre, là où les économistes tablaient sur 1,8%. Enfoncée par ces mauvaises nouvelles, la Bourse de New York a ouvert en nette baisse : le Dow Jones perdait 1,01% et le Nasdaq 1,11%. Après l’accord des chefs d’Etat et de gouvernement de la zone euro pour un nouveau plan d’aide à la Grèce le 21 juillet, les places financières avaient bien réagi, mais l’optimisme est vite retombé. «L’accord européen n’a pas du tout réussi à calmer les esprits. Les risques de contagion sont toujours là et la boîte de Pandore est ouverte puisque les dirigeants européens ont accepté l’idée qu’un Etat de la zone euro pouvait désormais être en défaut de paiement», a commenté l’analyste parisien, cité par AFP. L’euro, pénalisé en début d’échanges par ces craintes de contagion, remontait face à un dollar plombé par les chiffres du PIB américain : vers 14h GMT, la devise européenne valait 1,4374 dollar contre 1,4324 dollar jeudi soir. Les mauvaises nouvelles s’accumulent en ce moment pour les marchés qui continuent à avoir des sueurs froides au sujet de la dette américaine, puisque les discussions entre les responsables politiques américains sur le relèvement du plafond de la dette avant la date butoir du 2 août sont toujours dans l’impasse. En Asie, Tokyo a reculé de 0,69%, Hong Kong de 0,58% et Shanghai de 0,26%. - Rédaction Economie

Obama appelle au compromis, le blocage persiste au Congrès

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Si aucun projet de loi pour relever le plafond de la dette n’est envoyé à la Maison-Blanche avant le 2 août, il ne restera que quelques jours à l’Administration américaine pour payer ses factures avant d’épuiser ses réserves d’argent.      Alors qu’aucune solution ne se dégageait et que la croissance américaine marquait le pas, le président Barack Obama a exhorté hier une nouvelle fois le Congrès à sceller un compromis pour éviter un défaut de paiement aux Etats-Unis avant mardi prochain. «Nous n’avons presque plus de temps», a prévenu M. Obama, lors d’une brève intervention depuis la Maison-Blanche, en appelant les Américains à «maintenir la pression» sur leurs élus à Washington pour qu’ils trouvent une solution urgente à la crise actuelle. S’adressant à ses alliés démocrates et ses adversaires républicains, M. Obama les a appelés à trouver une solution, estimant que «ce n’est pas une situation dans laquelle les deux partis sont très éloignés». «Ce qui est évident à l’heure actuelle, c’est qu’une solution pour éviter un défaut de paiement devra être soutenue par les deux partis», a-t-il ajouté, cité par l’AFP. Si aucun projet de loi pour relever le plafond de la dette n’est envoyé à la Maison-Blanche avant le 2 août, il ne restera que quelques jours à l’Administration américaine, selon les analystes, pour payer ses factures avant d’épuiser ses réserves d’argent.    Alors que l’incertitude plane sur l’économie mondiale, l’inquiétude monte particulièrement en Chine, premier détenteur de bons du Trésor américain, avec 1160 milliards de dollars au mois de mai, selon Washington. L’agence de presse  Chine nouvelle a accusé les élus américains d’être «dangereusement irresponsables». Pour sa part, le quotidien économique Jingji Cankao Bao a souligné que «la Chine doit se préparer à un effondrement des marchés financiers internationaux».En outre, hier, le gouvernement américain a publié des chiffres de croissance montrant que la première économie mondiale s’est enlisée depuis le début de l’année. A 1,3% en rythme annuel, la croissance du deuxième trimestre a été nettement plus lente que ne le pensaient les analystes, qui tablaient sur 1,8%. Divisés, les républicains ont été incapables de rassembler suffisamment de voix dans leurs rangs jeudi dernier pour un vote sur le projet de réductions budgétaires du président de la Chambre, le républicain John Boehner. Ce dernier a jeté l’éponge jeudi soir et reporté le vote après l’opposition d’une partie des élus à un relèvement du plafond de la dette sans réduction budgétaire significative. Après des semaines de discussions, démocrates et républicains n’ont pas jusqu’ici pu pour trouver un accord sur un plan de réduction des déficits accompagnés d’un relèvement du plafond de la dette, qui a atteint, à la mi-mai, sa limite fixée par la loi de 14 294 milliards de dollars, soit presque 100% du PIB.    - Rédaction Economie
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