Economie
70% des conteneurs ne sont pas contrôlés
04 août 2011
par El Watan - Economie
dans Economie
Le plus grand port d’Algérie, par où transite l’essentiel des marchandises importées par le pays, est doté d’un seul scanner, propriété de l’EPAL. Le taux de contrôle par scanner n’a jamais dépassé, même dans les périodes de pic, les 30% par jour.
Seuls 30% des conteneurs transitant par le port d’Alger sont soumis au contrôle par scanner en raison du nombre insuffisant de ces appareils au niveau de cette enceinte portuaire, a-t-on appris auprès des Douanes. Selon la direction régionale des Douanes d’Alger, le port de la capitale contrôle par scanner, depuis plus d’une année, une moyenne de 150 à 220 conteneurs par jour sur les 600 ou 700 traités par l’Entreprise portuaire d’Alger (EPAL) et DP World,
la société émiratie gestionnaire depuis 2008 du terminal de ce port.
Le taux de contrôle par scanner n’a jamais dépassé, même dans les périodes de pic, les 30% par jour, a précisé à l’APS la même source, qui impute cette situation au «déficit manifeste des capacités de scanning».
Le plus grand port d’Algérie, où transite l’essentiel des marchandises importées par le pays, est doté d’un seul scanner appartenant à l’EPAL, a-t-on ajouté pour illustrer ce déficit. DPW ne dispose pas de scanner, rendant encore plus difficile
la tâche d’inspection de son partenaire EPAL qui assume seul presque la totalité du contrôle. - Rédaction Economie
Les Etats-Unis critiqués par leurs créanciers
04 août 2011
par El Watan - Economie
dans Economie
La dette, qui avait atteint son maximum au mois de mai (14 294 milliards de dollars), pourra être relevée de 2100 milliards de dollars à l’échéance 2013.
Les Etats-Unis ne sortent pas grandis de la crise «du relèvement de la dette». Malgré l’accord obtenu in extremis par le président Obama de relever la dette, la crise a réveillé les vieux démons de la valorisation des réserves de changes libellées en dollars.
Et le principal créancier des Etats-Unis, la Chine, qui détient 1152,5 milliards de dollars (sur un total de 3197,5 milliards de dollars de réserves de changes) en bons du Trésor américain, a réagi de manière très ferme et officielle ; c’est l’agence Chine nouvelle qui a estimé que «les Etats-Unis ont échoué à désamorcer la bombe de leur dette». Le gouverneur de la Banque centrale chinoise a, dans un communiqué, laissé clairement entendre que la Chine achèterait de moins en moins de dollars pour ses réserves de changes en affirmant que «les réserves de changes de la Chine vont continuer à suivre les principes de la diversification des investissements et de la gestion des risques».
Le même problème se pose pour tous les créanciers, y compris l’Algérie.
En fait, la diversification dans le placement des réserves de changes a commencé après la crise financière de 2008 aux Etats-Unis, qui s’est transformée en crise économique mondiale. Plusieurs pays se sont mis à faire moins confiance aux bons du Trésor américain. Selon l’accord conclu entre les démocrates et les républicains, la dette, qui avait atteint son maximum au mois de mai (14 294 milliards de dollars), pourra être relevée de 2100 milliards de dollars avec une échéance qui est l’année 2013, soit à la fin de la prochaine élection présidentielle.
Les multiples réactions des créanciers des Etats-Unis, dont la Chine, ont constaté que si l’accord conclu évite le défaut de paiement, il ne règle pas néanmoins le problème de la dette américaine, qui dépasse actuellement le PIB.
Pour le quotidien du parti au pouvoir en Chine, le Quotidien du Peuple, «même si les Etats-Unis ont fondamentalement évité le défaut de paiement, les problèmes de leur dette souveraine demeurent non résolus».
Et la non-résolution du problème de cette dette peut devenir dangereux pour la valeur des réserves de changes détenues en bons du Trésor américain, même si le placement reste sûr.
C’est mardi que le président Obama a signé la loi sur le relèvement du plafond de la dette, juste après qu’elle eut été adoptée au Sénat, donnant ainsi un sursis jusqu’en 2013 aux problèmes budgétaires qui se posent aux Etats-Unis. En fait, les Chinois disent tout haut ce que beaucoup de créanciers pensent tout bas. Il est vrai que la part de la Chine dans les réserves de changes en bons du Trésor américain est la plus importante.
De plus, elle se trouve ligotée en tant que principal partenaire des Etats-Unis vu l’importance des exportations chinoises vers les Etats-Unis. Et personne ne peut ignorer les bons du Trésor américain.
Beaucoup de pays vont emboîter le pas à la Chine dans la recherche d’autres opportunités.
Il est clair que l’Administration américaine et la classe politique ont beaucoup perdu de leur crédibilité dans cette crise, surtout que l’accord semble ne convenir à personne, ni aux démocrates ni aux républicains.
«Il n’y a pas de définition légale de l’acte anormal de gestion»
04 août 2011
par El Watan - Economie
dans Economie
- L’amendement du code pénal limite désormais l’initiation de l’action publique pour acte de gestion délictueux aux seuls organes sociaux de gestion. Quelle évolution présente cet amendement ? Dans quelle mesure peut-il contribuer à libérer les managers ?
Il y a lieu, avant de répondre à la question, de définir les organes de gestion. Il s’agit des dirigeants chargés par les associés ou les actionnaires de représenter la société à l’égard des tiers. Ils ont, à ce titre, la qualité de mandataires. En droit de l’entreprise, cette qualité est reconnue aux dirigeants sociaux qui sont dotés d’un pouvoir de représentation. Ainsi, le PDG d’une société par actions ou le gérant d’une SARL sont investis du pouvoir de représenter la société et de prendre toutes les décisions nécessaires en son nom. La qualité de représentant est élargie au conseil d’administration, qui devient un organe collégial de direction. En droit des sociétés, la définition des pouvoirs est encadrée par la loi : les attributions du conseil d’administration ainsi que celles du PDG sont prévues par le code de commerce. Les organes de gestion tiennent leurs pouvoirs des actionnaires ou des associés. En tant que mandataires, ils répondent des fautes commises dans la gestion de la société. Dire que seuls les mandataires sociaux peuvent se constituer partie civile n’est pas une nouveauté dans le texte amendé, puisque selon le code pénal, lorsque les infractions sont commises au préjudice d’une entreprise économique dont l’Etat détient la totalité des capitaux ou d’une entreprise à capitaux mixtes, l’action publique est engagée sur plainte des organes sociaux (…).
De plus, il n’y a pas que les organes sociaux, en l’état actuel de la législation, qui ont le pouvoir de dénoncer les actes anormaux de gestion. La question est intimement liée au rôle des organes de surveillance sur l’action des dirigeants sociaux. En premier lieu, ce contrôle s’exerce par le commissaire aux comptes, lequel est tenu, en cas d’infraction, de révéler au procureur de la République les faits délictueux dont il a eu connaissance. En second lieu, ce contrôle peut s’exercer par le procureur de la République, informé par le commissaire aux comptes de faits délictueux. En troisième lieu, le comité de participation, institué par la loi relative aux relations de travail, jouit de larges attributions au sein de la société. Des informations sur l’activité de l’entreprise lui sont communiquées par l’employeur. On peut citer la consultation des états financiers de l’organisme employeur, tels que les bilans, les comptes d’exploitation et les comptes de profits et pertes. Pour ce faire, ils sont tenus d’informer régulièrement les travailleurs sur les questions traitées. On ne peut exclure la saisine de l’assemblée générale de la société, par le comité de participation, en cas d’irrégularités dans la gestion. Et, de manière indirecte, le commissaire aux comptes.
L’élément nouveau est effectivement la non-possibilité de la mise en mouvement de l’action publique, sans plainte des organes sociaux de l’entreprise.
- N’y a-t-il pas risque de dissimulation de délits économiques ?
On voit bien que votre question sur le risque de dissimulation de délits économiques est difficilement envisageable puisqu’en dehors des organes sociaux, l’action publique peut être mise en branle par le commissaire aux comptes. Plusieurs autres organes peuvent également dénoncer les agissements des mandataires sociaux : l’Etat actionnaire par le biais de ses représentants au sein de l’assemblée générale, ou encore le comité de participation qui désigne (parmi ses membres ou en dehors d’eux) des administrateurs chargés de représenter les travailleurs au sein du conseil d’administration.
Par ailleurs, dire que l’amendement va contribuer à libérer les managers c’est aller vite en besogne. En effet, l’emprise des différents organes de contrôle sur l’entreprise va réduire leur liberté managériale et délimiter leur champ d’action. Ce faisant, certains contrôles sont indispensables dans le fonctionnement des sociétés : les organes de gestion doivent se conformer aux impératifs de l’intérêt social dans le cadre de leur activité interne et externe.
- Les parlementaires mettent en avant la nécessité de définir les organes sociaux chargés de se constituer partie civile. Quel est votre avis ?
Ce n’est pas à une définition des organes sociaux qu’il faut réfléchir, mais à celle de l’acte de gestion anormal. Car les amendements de lois portent sur la dépénalisation de l’acte de gestion. Comme il n’y a pas de définition légale, on peut considérer que l’acte normal de gestion est celui qui est engagé dans l’intérêt de l’entreprise. A contrario, tout acte accompli dans un intérêt autre est qualifié d’anormal. L’acte de gestion anormal est assimilé à l’abus de biens sociaux, qui est défini par le code de commerce.
Il en est ainsi du président, des administrateurs ou des directeurs généraux d’une société par actions qui, de mauvaise foi, auront fait des biens ou du crédit de la société un usage qu’ils savaient contraire à l’intérêt de celle-ci, à des fins personnelles ou pour favoriser une autre société ou entreprise dans laquelle ils étaient intéressés directement ou indirectement (article 811 alinéa 3). L’abus de biens est un acte anormal de gestion. Dans les sociétés commerciales, c’est l’infraction la plus familière et la plus courante. L’élément matériel de cette infraction consiste en un acte d’usage contraire à l’intérêt social. Pour retenir l’infraction, l’acte anormal de gestion ou l’abus de biens doit porter préjudice à l’intérêt de la société.
- L’amendement de deux dispositions pertinentes de la loi du 20 février 2006 complétée, relative à la prévention et à la lutte contre la corruption, introduira une disposition selon laquelle l’intention délibérée sera requise pour poursuivre un gestionnaire. Cela contribuera-t-il à faciliter les procédures d’appel d’offres ?
L’intention délibérée pour poursuivre un gestionnaire n’a pas lieu d’être précisée puisque dans tout acte anormal de gestion, l’élément moral de l’infraction est requis : c’est la loi qui l’exige. C’est, pour l’essentiel, la mauvaise foi et l’usage à des fins personnelles. L’usage de mauvaise foi consiste à agir avec conscience et en toute connaissance. La simple imprudence ou la négligence ne sont pas réprimées pénalement. L’usage à des fins personnelles consiste à favoriser une société ou entreprise dans laquelle le dirigeant est directement ou indirectement intéressé.
A la question de savoir si l’amendement contribuera à faciliter les procédures d’appel d’offres, la réponse est claire. A mon avis, plusieurs autres textes doivent faire l’objet d’amendements, pas seulement la loi relative à la prévention et à la lutte contre la corruption : le code des marchés publics ou le code pénal. La responsabilité des dirigeants d’entreprises est inscrite dans plusieurs textes législatifs et réglementaires. Il s’agit d’entreprendre un toilettage général, non pas d’une, mais de plusieurs législations inhérentes à cette responsabilité. Les modifications actuelles sont peut-être le début d’un parcours qui aboutira à la sérénité de l’action managériale et à la responsabilisation des managers. C’est ce qui facilitera les procédures d’appel d’offres et non pas l’amendement d’un ou deux articles de loi. Pour cela, il suffit d’avoir en tête l’intérêt social de la société, qui doit transcender les seuls intérêts de l’Etat actionnaire. Il y a lieu de prendre en compte l’intérêt propre de la société en tant que personne morale, dans laquelle l’actionnaire et les organes sociaux doivent agir dans le respect «des engagements souscrits, du pacte social, de l’ordre public et des obligations vis-à-vis des tiers».
- Melissa Roumadi
Industrie mécanique : Des entreprises menacées de faillite
03 août 2011
par El Watan - Economie
dans Economie
Les entreprises algériennes activant dans le secteur des industries mécaniques spécialisées, particulièrement dans la fabrication des carrosseries, bennes, containers, cellules et panneaux frigorifiques, sont menacées de « faillite », s’inquiète le bureau de wilaya de Tizi Ouzou de l’Association générale des entrepreneurs algériens (AGEA), dans un communiqué parvenu ce mercredi 3 aout à notre rédaction.
A l’origine de cette situation, cette association dénonce « des importations anarchiques et inconsidérées de produits concurrentiels étrangers de qualité douteuse. »
« Cette situation alarmante pour la plus part d’entre elles, confrontées et mises à mal par le problème lié à l’écoulement de leurs productions sur le marché national de toute évidence largement encombré, avec pour fâcheuse conséquence la mévente de leurs produits pourtant d’assez bonne qualité, les prédispose à terme à la fermeture de leurs ateliers », ajoute la même source.
A ce titre, l’AGEA tire la sonnette d’alarme en lance un appel « pressant » en direction du ministre de l’Industrie et de la PME « pour la défense effective et vigoureuse de nos entreprises », « la préservation de l’emploi » et l’arrêt «immédiat des importations anarchiques », conclut le communiqué.
Une dévaluation de tous les risques
03 août 2011
par El Watan - Economie
dans Economie
Voilà un secteur économique où le partage de la rente pétrolière est trop bien assumé. En effet, l’Algérie est sur le podium des pays les moins chers au monde pour le prix du carburant.
Le Venezuela et l’Arabie Saoudite font mieux avec une marge insignifiante. Mais on est aussi dans le peloton des pays à hauts risques quant à l’anarchie de la circulation routière avec une moyenne de 52 morts par semaine. Prix à la pompe et pagaille sur les routes, quels liens y a-t-il entre ces deux paramètres ?
Après nous, l’Egypte, l’Afghanistan et l’Afrique du Sud, Bahreïn, Oman, l’Irak, le Koweït et le Turkménistan ferment la marche de ce top bizarre des clubs champions dans la dévaluation générale du carburant. Mais ce privilège comporte aussi des retentissements. Avec 14 DA le litre de gasoil et 22 DA pour l’essence, on peut, en effet, rouler et accélérer sans modération. C’est dix fois moins cher qu’un peu partout dans le monde.
Le soutien au prix du carburant a tout l’air d’un intouchable acquis de la Révolution. C’est un sujet délicat, difficile à évoquer dans la république des automobilistes. A force de sacrifier le prix du plein, l’espace routier se rétrécit au point de déplorer aujourd’hui la gravité des conséquences par une surcharge évolutive du réseau. Le parc national de 4 044 72 véhicules recensés en octobre 2010 augmente démesurément par une importation en plein essor alors que les pays industriels enregistrent une triste conjoncture dans ce domaine précis. Le ralentissement qu’on sait oblige, dans les pays occidentaux, à des panoplies d’idées en marketing pour attirer une clientèle toujours plus pointue et soucieuse sur les critères de consommation, des crédits sans intérêt et la reprise de l’ancien véhicule destiné à la casse et des garanties sur trois ans, voire plus.
Le marché algérien, lui, ne connaît pas de crise dans ce secteur avec une importation annuelle qui a atteint 220 000 véhicules l’an dernier. Pour un véhicule exposé, il y a des acheteurs au pluriel qui paient cash et attendent la livraison pendant quelques mois.
Du pain béni qui profite à nos partenaires internationaux. Le prix de l’essence et du gasoil se pose comme un facteur encourageant. Les tarifs affichés aux stations-services et la gratuité de l’usage des autoroutes stimulent de façon artificielle la demande sur le marché national avec des retombées essentielles sur le marché de l’automobile.
Suspecte dans une certaine mesure, une telle libéralité n’est pas sans conséquences en termes de dommages collatéraux, elle induit aussi une coûteuse mobilisation des effectifs de police et de gendarmerie pour gérer péniblement la cacophonie nationale qui envenime notre cadre de vie jonché de cadavres et de blessés, et saturé de pollution.
La nouvelle stratégie énergétique nationale validée le 3 février par le Conseil des ministres a écarté cette problématique agaçante aussi bien pour les responsables politiques que pour les consommateurs.
Les voisins en profitent un peu
Ce soutien excessif des prix du carburant confère au véhicule personnel une fonction de loisirs, voire d’exhibition et de valeur ajoutée à la personne. L’espace routier est envahi par des touristes permanents. Dans de très nombreux pays, le coût du déplacement est un sujet sérieux qui interroge le budget personnel et oblige à réfléchir avant le démarrage. Cette générosité comporte des contrecoups qui expliquent la marginalisation du transport public destiné exclusivement aux faibles revenus. Un véhicule personnel occupe huit mètres carrés sur la chaussée. Ce qui est énorme par rapport aux transports en commun.
En 2010, notre pays a importé, en dollars, 567 millions de tonnes de gasoil. Ce carburant est redistribué à un prix inférieur au pétrole brut. Particulièrement prisé par les conducteurs des grosses cylindrées, le gasoil, on le sait, dégage trop de soufre dans l’air ambiant et son prix n’est pas incitatif à l’économie.
De nombreux conducteurs ont besoin d’apprendre des réflexes plus respectueux vis-à-vis de la nature, comme ne pas laisser le moteur en marche quand le véhicule est à l’arrêt, éviter de conduire par des à-coups, diminuer la climatisation, ménager le moteur par une conduite souple, éviter les grandes vitesses et ne pas foncer sur son véhicule sans motif sérieux. Les exploitants des transports publics sont les premiers concernés à en juger par l’atmosphère suffocante dans les gares routières. Les chauffeurs de bus et de camions ont cette fâcheuse habitude de laisser tourner leur moteur à l’arrêt. Il suffit de voir la file de camions qui attendent à l’entrée au port d’Alger.
C’est aussi en raison de cette grande disqualification dans les prix que notre carburant franchit allègrement les frontières à travers une fourmilière de jerricanes ou carrément des réseaux de pipe-lines bricolés sous les lignes frontalières. Cette nuisance économique se justifie par un écart des prix quatre fois supérieurs chez nos voisins.
Les bénéfices réalisés par cette délinquance sont trop juteux. Il serait vain de vouloir surveiller ou endiguer cette criminalité économique sans revoir la politique de subvention. C’est un sujet qui fâche et une responsabilité lourde à assumer. Si au moins, cette politique se justifiait sur le plan social par une relance de la politique de l’emploi chez les jeunes.
Une augmentation de 25 milliards de mètres cubes d’ici 2014
03 août 2011
par El Watan - Economie
dans Economie
La production de gaz naturel de l’Algérie, qui a connu en 2010 un recul de 2,4 % par rapport à 2009, devrait croître nettement d’ici 2014 avec l’entrée en production de nouveaux gisements gaziers.
L’apport de ces nouveaux gisements, au nombre de 7, devrait être de 25 milliards de mètres cubes. A propos de la production, elle est passée de 150,9 milliards de mètres cubes en 2009 à 145,8 milliards de mètres cubes en 2010 selon les derniers chiffres communiqués par Sonatrach. Depuis l’année 2005, la production de gaz naturel se situait dans la moyenne des 150 milliards de mètres cubes annuellement.
La baisse de production a commencé à se faire sentir à partir de l’année 2008 avec l’entrée en crise de l’économie mondiale et la baisse de la demande en gaz naturel, surtout en 2009. Durant cette année, les exportations de gaz naturel ont reculé à 54,5 milliards de mètres cubes alors qu’elles avaient atteint 59,7 milliards de mètres cubes en 2008 selon les données de la Sonatrach. En 2010, les exportations de gaz naturel ont repris à environ 57,3 milliards de mètres cubes en enregistrant une augmentation grâce à la reprise de la demande mondiale.
Ainsi, malgré le recul de la production, les exportations ont augmenté.
Pour le premier trimestre de l’année 2011, l’Europe a importé près de 16 milliards de mètres cubes de gaz algérien. Ce qui en moyenne annuelle remet le niveau des exportations au-dessus de la barre des 60 milliards de mètres cubes, la moyenne de ces dernières années. Selon les premières indications pour les premiers mois de l’année 2011, la production globale des hydrocarbures aurait augmenté de plus de 10 % par rapport à 2010. L’augmentation des exportations de gaz naturel est essentiellement due à deux principaux facteurs. L’accident nucléaire de Fukushima au Japon a amené les opérateurs à se tourner vers le GNL pour remplacer la perte de production de l’électricité d’origine nucléaire. Le mouvement d’opinion en faveur de l’abandon du nucléaire et la décision prise déjà par l’Allemagne ont contribué à l’augmentation de la demande en gaz naturel. Plus près de nous, l’arrêt des exportations de gaz naturel en Libye a induit un manque en Europe et a poussé aussi les prix vers le haut. Cette reprise de la demande et la hausse des prix sur le marché européen devraient favoriser les exportations algériennes de gaz naturel et les recettes qui en découlent.
De nouveaux gisements vont démarrer leur production
Ces exportations peuvent être renforcées par la mise en production de nouveaux gisements qui devraient renforcer les capacités de production de gaz naturel de près de 25 milliards de mètres cubes d’ici 2014. Les installations de trois de ces gisements sont déjà en construction. Il s’agit des gisements de Gassi Touil, de Rhourde Nouss Quartzites Hamra et Menzel Ledjmet Est qui vont produire plus de 10 milliards de mètres cubes des l’année 2012. Les champs de gaz de Gassi Touil qui doivent entrer en production à la fin de l’année 2012 produiront 3 milliards de mètres cubes. Tandis que les Champs de gaz de Rhourde Enouss et les Quartzites de Hamra qui doivent entrer en production à la même période, soit vers la fin de l’année 2012 produiront 3,5 milliards de mètres cubes de gaz naturel. Les champs de gaz et d’huile de MLE (Menzel Ledjmet Est) & CAFC (Central Area Field Complexe) du périmètre LEDJMET qui doivent entrer en production au mois de mars de l’année 2012 produiront en plus du condensat, du GPL et du pétrole, 3 milliards de mètres cubes par an. Gassi Touil produira aussi du condensat et du GPL.
L’année 2012 verra les capacités de production augmenter de près de 10 milliards de mètres cubes. Le gisement gazier de l’Ahnet avec le Groupe Total et dont le plan de développement doit être approuvé bientôt peut, dans une première phase produire 4 milliards de mètres cubes par an au minimum.
Les gisements du Sud-Ouest, au nombre de 3, devraient produire près de 10 milliards de mètres cubes. Les avis d’appel d’offres pour la construction des installations doivent être lancés des la fin des opérations des FEED.
Le gisement du Touat avec GDF-Suez doit produire 4,5 milliards de mètres cubes et sa mise en exploitation est programmé pour 2013.
Le gisement de Timimoun avec Total et Cepsa, et dont la mise en exploitation est prévue pour 2013, doit produire 1,6 milliard de mètres cubes.
Le 3 eue gisement est celui de Reggane avec le consortium Repsol/RWE/Edison. Sa mise en exploitation est prévue pour l’année 2014 et il doit produire environ 3 à 4 milliards de mètres cubes. Cette nouvelle production sera renforcée juste après par le développement d’autres gisements découverts récemment par BP et Petroceltic et dont le potentiel serait estimé à environ 250 milliards de mètres cubes dont les 2/3 avec Petroceltic. Ces nouveaux apports devraient offrir à l’Algérie une grande flexibilité pour exporter, répondre à la demande nationale et lancer les projets pétrochimiques.
Toutefois des arbitrages seront nécessaires entre l’exportation du gaz naturel tel quel et sa transformation pour la production pétrochimique. Cette production pétrochimique pourra contribuer à la création d’un tissu de PME-PMI, remplacer les importations de produits pétrochimiques par la production nationale en réduisant la facture devises et exporter aussi les produits fabriqués.
Les banques mettent la main à la pâte
03 août 2011
par El Watan - Economie
dans Economie
Les banques entament le recensement des petites et moyennes entreprises concernées par la décision de rééchelonner la dette des PME. Les textes d’application de cette décision viennent d’être finalisés.
C’est ce que nous avons appris, hier, de sources bancaires.
Il s’agit de traduire la décision du gouvernement prise lors de la dernière rencontre tripartite en date du 28 mai. Le gouvernement, rappelons-le, avait donné son aval, à cette occasion, pour rééchelonner les créances en défaillance des entreprises, «étant entendu que les créances définitivement compromises sont de la responsabilité exclusive de la banque et de son débiteur», lit-on dans le communiqué sanctionnant les travaux de ladite tripartite. Le concours des banques a été sollicité donc afin de donner corps à cette décision de rééchelonner les créances des entreprises en difficulté.
Concrètement, le rééchelonnement interviendrait avec un différé de trois années durant lesquelles le Trésor public prendra en charge les intérêts. Conformément à la réglementation pertinente, la banque créancière procédera à l’annulation des agios réservés pour l’entreprise bénéficiaire du rééchelonnement. Selon des sources bancaires, seules les entreprises «viables», disposant de marchés et présentant de bons signes de reprise, seront aidées pour se remettre sur pied. Toutes les PME en difficulté ne sont donc pas éligibles aux opérations de rééchelonnement. Sont exclues les PME qui n’ont pas ou qui n’ont plus une assise juridique, les entreprises présentant des signaux de vulnérabilité et d’autres ne disposant pas de marchés capables de faire tourner leurs machines.
Le texte d’application étant publié, les banques ont reçu l’aval de l’Exécutif afin de mettre la main à la pâte.
Les premières requêtes ont été d’ores et déjà traitées par les banquiers. Les opérations de rééchelonnement sont gérées conjointement par les banques et l’Exécutif, explique-t-on également dans l’entourage du ministre des Finances. Le Trésor public apportera son soutien, à hauteur de 2%, à la bonification des crédits d’investissement aux PME. Dans un autre dispositif, la Banque d’Algérie est sollicitée en vue de mettre en place dans les meilleurs délais un dispositif opérationnel de couverture des risques de change.
D’après nos sources proches du ministère des Finances, ces couvertures financières «ne pèseront aucunement sur la santé du Trésor public», plus que jamais sollicité dans les opérations de décaissement de l’argent frais au profit des entreprises.
Le plan de relance tarde à être concrétisé
03 août 2011
par El Watan - Economie
dans Economie
Annoncé en mars dernier, le plan de redressement et de relance de l’industrie manufacturière n’est toujours pas entré en application, selon Amar Takjout, secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du textile et du cuir (FNTTC-UGTA). «Les démarches sont en cours. Cependant, il subsiste un problème de concordance des chiffres relatifs aux dettes bancaires des entreprises», déclare
M. Takjout, joint par téléphone.
Doté de 135 milliards de dinars (2 milliards de dollars), ce programme d’assainissement et de relance devrait être opérationnel à partir de septembre prochain, espère le SG de la FCTTC. «Il serait dommageable si ces mesures ne trouvaient pas un début d’exécution au cours de l’année prochaine. Car cela risque d’induire une perte de temps, d’argent et d’emplois», s’inquiète notre interlocuteur.
Le plan de sauvetage en question, qui s’étale sur cinq années, touchera l’ensemble des groupes étatiques agissant dans le textile, le cuir, la confection et le bois. Environ 94,5 milliards de dinars, soit les deux tiers de l’enveloppe financière, seront destinés à l’assainissement des dettes des entreprises du secteur.
Le plan prévoit d’ailleurs 3,9 milliards de dinars pour prendre en charge la dette fiscale, 54,4 milliards pour le rachat du découvert bancaire enregistré auprès de la Banque nationale d’Algérie, 9,7 milliards pour le rachat de la dette d’investissement et 1,3 milliard pour le paiement des dettes envers le liquidateur, le reste de la manne étant consacré à l’investissement et le développement de l’outil de production. A ce titre, la branche des textiles bénéficie d’un plan d’investissement de 23,9 milliards de dinars, celle de la confection de 7,4 milliards, le secteur du bois de 5,4 milliards et enfin la filière cuir de 2,8 milliards de dinars.
M. Takjout soutient par ailleurs que les entreprises devant bénéficier de ces meures gouvernementales doivent revoir leur méthode de management et assurer leur mise à niveau dans le but de faire face à la concurrence et reconquérir des parts de marché. Laminé par les importations tous azimuts, le secteur du textile est actuellement sinistré, alors qu’il a connu un grand essor au cours des années 1960 et 1970. Actuellement, cette branche emploie 15 000 salariés contre pas moins de 200 000 il y a 20 ans. Les entreprises ont fortement subi les conséquences de la levée des restrictions douanières, le développement du marché informel et de la contrefaçon. Résultat : le secteur représente seulement 5 à 6% du marché algérien.
L’essentiel des marchandises vendues sur le marché du textile est importé, alors que les entreprises locales des secteurs public et privé seraient en mesure de les produire sur place, selon M. Takjout : «Tout ce qui est importé n’est pas forcément de bonne qualité. Nous pourrions faire de la concurrence sur des produits de base. Mais les entreprises doivent faire preuve de créativité et investir dans le domaine de la recherche.» L’Algérie importe pour 6 milliards de dinars par an, l’Asie se taillant la part de lion en tant que région d’origine avec 74% du total des importations.
Selon M. Takjout, l’industrie du textile, au cas où le plan de relance était efficacement conduit, pourrait créer pas moins 300 000 postes d’emploi.
Les énergies renouvelables feront reculer la pression sur la demande
03 août 2011
par El Watan - Economie
dans Economie
La consommation nationale de gaz naturel va subir à moyen terme un important changement avec l’introduction d’une nouvelle stratégie qui s’appuie «sur la mise en valeur des ressources inépuisables comme le solaire et leur utilisation pour diversifier les sources d’énergie».
Le programme national des énergies renouvelables adopté au mois de février dernier par le gouvernement doit permettre d’installer dans le secteur de la production de l’électricité une puissance d’origine renouvelable d’environ 22 000 MW entre 2011 et 2030.Environ 10 000 MW pourront être dédiés à l’exportation en cas d’ouverture du marché européen à l’électricité d’origine solaire et produite dans la rive sud de la Méditerranée.La récente inauguration de la centrale électrique hybride solaire-gaz de Hassi R’mel (avec 25 MW de solaire)constitue le point de départ de ce nouveau programme qui doit bouleverser la structure du mix énergétique national. D’ici 2030,40 % de la production d’électricité destinée à la consommation nationale sera d’origine renouvelable. Si actuellement les besoins sont satisfaits, surtout par le gaz naturel, le modèle national de consommation énergétique va être bouleversé par l’introduction des énergies renouvelables afin de baisser la pression sur les ressources du pays en gaz naturel et augmenter le ratio réserves-production qui est de 56 années actuellement.
D’ailleurs, dans l’exposé des motifs du programme national des énergies renouvelables, il est prévu que les différents programmes permettront «d’économiser près de 600 milliards de mètres cubes de gaz naturel sur 25 années. La moitié de ce volume sera ainsi conservée pour les prochaines décennies, alors que l’autre moitié exportée générera pour le pays des recettes minimales supplémentaires estimées à 200 milliards de dollars au cours des 25 prochaines années. «Pour revenir à l’évolution de la consommation nationale de gaz naturel, celle-ci a atteint 27,5 milliards de mètres cubes en 2009 (+3,3 % par rapport à 2008 ) répartis ainsi : 43 % pour les centrales électriques, 26 % pour les clients de Sonatrach, 21 % pour la distribution publique du gaz et 10 % pour les clients industriels. Selon le scénario moyen de la CREG, d’ici 2019, la demande progressera à un rythme annuel moyen de 5%,pour passer de 27,5 à 45,1 milliards de mètres cubes. Pour le scénario fort, la demande doit atteindre 55,2 milliards de mètres cubes, soit une progression annuelle moyenne de 7,1 %. Les centrales électriques consommeront 15,5 milliards de mètres cubes pour le scénario moyen et 18,8 pour le scénario fort. Les clients industriels 4,9 et 5,6.La distribution publique de gaz 10,4 et 11,1 Les clients de Sonatrach 14,2 si tous les projets pétrochimiques aboutissent.
Se basant sur le scénario moyen établi par la Commission de régulation de l’électricité et du gaz, l’exposé des motifs du programme national des énergies renouvelables estime que «Les niveaux des besoins en gaz naturel du marché national seraient de l’ordre de 45 milliards de m3 en 2020 et 55 milliards de m3 en 2030. A ces besoins s’ajoutent les volumes dédiés à l’exportation dont les revenus contribuent au financement de l’économie nationale. «Théoriquement et si on prend en compte l’entrée en production de nouveaux gisements gaziers d’ici à 2020, la production nationale de gaz naturel qui se situerait autour des 180 milliards de mètres cubes par an, pourra garantir l’approvisionnement du marché national pour l’horizon 2020.Y compris pour le scénario fort qui estime que la demande nationale en gaz naturel d’ici 2020 sera de 55 milliards de mètres cubes.
Comme ces estimations de consommation englobent aussi bien les centrales électriques, la distribution publique du gaz naturel ainsique les projets pétrochimiques que doit lancer la Sonatrach, la Creg pourrait revoir à la baisse ses chiffres puisque le programme national des énergies renouvelables prévoit pour l’électricité «d’ici 2013, l’installation d’une puissance totale de l’ordre de 110 MW; à l’horizon 2015, une puissance totale de près de 650 MW ; d’ici 2020, l’installation d’une puissance totale d’environ 2 600 MW pour le marché national et une possibilité d’exportation de l’ordre de 2 000 MW; et d’ici 2030, l’installation d’une puissance de près de 12 000 MW pour le marché national ainsi qu’une possibilité d’exportation allant jusqu’à 10 000 MW.»En cas de conflit ou de pression, Sonatrach pourra aussi faire des arbitrages entre les volumes qu’elle doit exporter par gazoducs ou sous la forme de GNL avec les volumes destinés aux usines pétrochimiques. Puisque les produits pétrochimiques exportés génèrent des entrées en devises et font baisser les importations quand ils sont vendus sur le marché national.
Des promotions durant le Ramadhan
02 août 2011
par El Watan - Economie
dans Economie
L’hypermarché Uno de Bab Ezzouar, géré par Numidis, une filiale du groupe Cevital, propose, à l’occasion du mois du Ramadhan, des promotions et des réductions.
Sur les produits alimentaires de base, les remises vont jusqu’à plus de 20% ; elles concernent notamment la semoule, le couscous, la farine, les produits frais, les viandes, les produits laitiers et les boissons. Les réductions peuvent atteindre les 30% sur les produits de bazar, la vaisselle, les articles de décoration, le linge de maison, les produits de nettoyage et l’électroménager.
Uno offre également des cadeaux et des bons d’achat pouvant atteindre une valeur de 10 000 DA pour tout achat d’un écran LCD de marque Techwood et même à la clef des LCD.
«Notre objectif, à travers ces opérations exceptionnelles au cours du mois de Ramadhan, est de confirmer notre position d’entreprise citoyenne, proche de ses consommateurs et soucieuse de leur satisfaction et de leur confort durant cette période de consommation importante. Nous tenons à
ce que les familles algériennes trouvent tout chez nous, avec le meilleur rapport qualité-prix
et un accueil digne de leur attente, même s’il nous reste encore
beaucoup à faire pour atteindre le niveau de service escompté», lit-on dans un communiqué diffusé hier par Cevital. - R. E.
