Le juge français Marc Trévidic a adressé le 16 décembre 2011 une commission rogatoire internationale  à l’Algérie portant sa demande de se rendre à Tibéhirine  en vue d’exhumer et autopsier les crânes des sept moines tués en 1996. Marc Trévidic  entend se rendre à Tibéhirine, exhumer les têtes, pratiquer une expertise ADN pour identifier les victimes, puis réaliser l’autopsie avec deux médecins légistes, un expert en empreintes génétiques et un photographe de  l’identité judiciaire, avant de remettre les cercueils en terre, a rapporté l’AFP qui cite le magazine Marianne. Le juge souhaite, selon la même source, entendre une vingtaine de témoins sur place. Une autopsie de ces têtes   pourrait permettre au juge de recueillir des indices sur les conditions de leur   mort. Le juge Trévidic a réuni en octobre 2011 les familles des victimes pour leur   exposer sa démarche et obtenir leur assentiment, précise-t-on. Après avoir suivi la thèse islamiste de l’assassinat des sept moines, l’enquête judiciaire s’est orientée depuis 2009 vers une bavure de l’armée algérienne, après les révélations d'un militaire français en poste à Alger à l'époque des faits.   Les sept moines de l’Ordre de Cîteaux de la stricte observance avaient été   enlevés dans la nuit du 26 au 27 mars 1996 dans leur monastère isolé situé près   de Médéa. Le Groupe islamique armé (GIA) de Djamel Zitouni avait revendiqué   l’enlèvement et l’assassinat des moines. Leurs têtes avaient été retrouvées le 30 mai au bord d’une route de   montagne mais leurs corps ne l’ont jamais été.