Sid-Ahmed Agoumi.

Sid-Ahmed Agoumi.

Tel un chevalier de Troie, infatigable, toujours le pied à l’étrier mais humble comme il est à peine permis de l’être, Sid-Ahmed Agoumi a renoué samedi soir, le temps de recevoir un hommage mille fois mérité, avec les planches du théâtre de Constantine. L’émotion de l’artiste était d’autant plus intense, à l’ouverture des journées maghrébines du théâtre, qu’il s’agissait des planches qui avaient accueilli, plus de 30 ans auparavant, son rêve de jeunesse, « Dans l’attente du Mehdi », une adaptation de l’œuvre de Samuel Beckett « En attendant Godot ». Si dans les années 1970 son message avait été d’exhorter les Constantinois, à travers cette pièce, à faire fi des chimères et de prendre le train de la vie en marche, Agoumi soutient que cette expérience a tracé ses repères et renforcé ses convictions de jeunesse quant aux choix à faire car, dit-il, « l’artiste doit être à l’écoute de la société dans laquelle il vit » et « en mesure d’assumer ses choix ».