Le régime égyptien sacrifie le président soudanais et refuse de le recevoir
Le secrétaire d’état français chargé de la coopération et de la solidarité, Alain Joyandet, a annoncé avant-hier que le sommet franco-africain prévu en Egypte allait finalement se tenir en France en mai prochain, pour éviter que le président soudanais Omar El Bachir, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt lancé par la cour pénale internationale, ne soit présent. Le ministre égyptien des affaires étrangères a en effet confirmé que l’Egypte ne souhaitait pas recevoir le président.
L’Egypte a donc renvoyé la balle à la France, ce qui signifie que le président soudanais ne pourra y participer étant donné le parti pris de Paris dans l’affaire fabriqué de toutes pièces par la cour internationale. La présidence française a confirmé lundi, que le sommet se déroulerait bien en France sans donner plus de détails. Le ministre français a déclaré a l’Agence française de presse, en réponse à une question sur les déclarations du ministre égyptiens des affaires étrangères, Ahmed Abul Gheit a ce sujet, que « pour l’instant, nous avons gardé la date du sommet au mois de mai prochain, mais le lieu reste encore à déterminer » reconnaissant également qu’il y eu des difficultés au niveau diplomatique mais qu’en parallèle il y avait l’occasion d’organiser l’année de l’Afrique en France, ajoutant que le changement de programme se ferait en total accord avec l’Egypte. Le ministre égyptien a confié en toute franchise, avant-hier, au quotidien « Ech-chark El Awsat », que le sommet franco-africain qui devait auparavant avoir lieu à Charm-echeikh, serait finalement organisé par Paris, pour éviter de recevoir le président soudanais El Bachir, précisant que la question avait été débattue par le président Sarkozy et son homologue égyptien lors de la visite de ce dernier en France il y a quelque jours déclarant « nous avons étudié la question et nous envisageons maintenant sa tenue et la réunion ministérielle préparatoire ».
Les autorités égyptiennes qui prétendait auparavant être proche du régime soudanais, a changé son fusil d’épaule immédiatement après le match avec l’Algérie à Khartoum, se retournant contre El Bachir, alors que la position de l’Algérie a l’égard de cette affaire est claire, puisque le ministre algérien des affaires étrangères a réitéré son refus des accusations de la communauté internationale.
Ces données révèle les vrais raisons la visite récente de Moubarak en France, puisqu’il semble que le président français ait fait pression sur son homologue égyptien dans le but de sacrifier El Bachir devant la communauté internationale. La possible présence du président soudanais, dont un mandat d’arrêt a été lancé contre lui par la cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la région du Darfour, avait jeté un froid entre Paris et le Caire ces derniers mois.
Il est également clair que l’Egypte comptait adopter une position impartiale concernant ce dossier, mais que l’attitude des autorités soudanaises lors du match Algérie-Egypte, puis les démentis des assertions égyptiennes avait changé la donne, et contribué à isoler un peu plus El Bachir diplomatiquement.

Pauvre El Bachire, il étais tranquille et pendard comme dans la chanson, il occupé son temps comme tout petit tyran a tyrannisé son gentille peuple, comme a son habitude, juste ici tout va bien.
jusqu’au jours ou BOOOOOOOOOOOM antar yahya.